Le 1er juillet 2009
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« Laissez toujours un peu de riz cuit pour les souris, éteignez les lampes pour les papillons de nuit... » Les Anciens avaient de ces attentions, et c’est vraiment l’essentiel de la vie, génération après génération. Sans cela, nous ne sommes que des carcasses stupides. Caigentan, discours sur les racines des légumes. Chine, 15ème s.
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Extraits de « Journal de mon jardin zen » Joshin Luce Bachoux
Tea Time : La relation Maître-disciple. Joshin Sensei
Cahier de cuisine
Le Zen et (...)
On y trouve la Demeure sans Limites, bien sûr, ce qu’on y vit,et parfois ce qu’on y rêve, mais aussi le Brésil, une cabane, des petits gâteaux au chocolat, de la neige, le Japon et le riz, des arbres et des oiseaux, des voisins, zazen et le silence...
Cela s’appelle « Trois petits moines sous la neige » , « La tapisserie de notre vie », « Le papillon sur notre épaule » ou « La vraie vie de Mr Pou »...60 chroniques qui s’égrènent au fil des saisons ... (...)
La relation Maître-disciple est une découverte. On avance, je veux dire que pour le disciple, on avance, on est dans le noir, on ne sait pas, on rectifie, on fait des erreurs, etc. Il y a quelque chose de l’ordre de la découverte. En fait, toute notre pratique est une découverte et c’est difficile de lâcher (pour aller vers cette découverte).
J’ai écrit ce texte, je le trouvais un peu abrupt, il s’appelle « Apprendre ». Il est dans un des derniers classeurs. Il dit : « Vous ne savez pas. » (...)
Le koan de la grande pièce de la Demeure sans Limites : Quelle lumière donne la lampe de bureau posée sur la table d’ une pièce dépourvue de prise de courant ? A.
Éclair dans la nuit : Pour mon second séjour à l’ermitage, j’ai soigneusement réfléchi, planifié, transporté, emménagé, organisé... Cette fois, c’est sûr, j’ai vraiment pensé à tout ! Alors, je m’accorde de démarrer par une belle balade vespérale. De retour à la nuit tombée, une illumination soudaine me terrasse : deux choses ! J’ai (...)
La singularité de la petite ville proche de mon village est l’omnipotence de ses feux rouges. Il y en a partout. L’un en particulier déclenche mon ire. Au carrefour du boulevard, il s’installe au rouge et ne cille pas pendant trois minutes exactement. Nul véhicule à l’horizon. Le feu rouge règne sur un désert. Incongru, absurde. Mais si vous passez outre, deux gendarmes ( trois avec la dernière stagiaire) surgissent de l’ombre et vous dressent un procès-verbal.
J’avoue que ce feu rouge (...)
Juin : 18 ème anniversaire de l’inauguration de la Demeure sans Limites. En 1992, M°Moriyama était venu pour fêter le 1er anniversaire de l’ouverture du temple :
« L’an dernier une graine a été plantée, la graine du Dharma.
Née de clairs espoirs, et de la volonté des Maîtres, elle a pris racine et nous voyons éclore les premiers bourgeons – nous fêtons ensemble cette apparition de l’enseignement du Bouddha.
Maître Dogen a écrit : « Les sons de la rivière sont les sutras et (...)
Le mieux pour faire l’expérience de notre relation avec le silence est de s’asseoir seul(e) dans une pièce, sans but précis, pendant une demie-heure. Laissez-vous envelopper dans le silence , et dans cet espace de calme, écoutez simplement ce que font votre coeur et votre esprit. Vous pouvez éprouver un sentiment de soulagement : rien à faire, personne dont s’occuper, rien qui ne demande votre attention. C’est si rare dans notre vie des moments qui ne sont pas remplis de projets, de listes, (...)
Parfois on a des illusions à ce sujet, qu’à un moment, la vie va devenir plus belle, plus facile...
Ici, dans le temple, on ne sait pas comment faire, il semble que de nouveaux problèmes apparaissent. C’est la base de la vie monastique. La frustration apparaît, la seule différence avec l’extérieur c’est qu’ici c’est plus clair : il n’y a pas d’amis, de radio, de sorties, etc. Pas de moyens de s’échapper. Ici, on se retrouve face à nos (...)
Zazen est vraiment comme un pivot, qui tourne nos vies du samsara au nirvana. Mais même lorsque nos vies sont basées sur zazen comme nirvana, il y a toujours plein de problèmes, d’expériences douloureuses, de tristesse.
Et pourtant c’est le nirvana, si nous sommes libérés de notre égocentrisme. Nous devons travailler sur ces difficultés et problèmes. Mais c’est cela notre pratique en tant que bodhisattva : travailler sur nos problèmes, et aider les autres autant que soi-même.
C’est de (...)
« Pratique simple et plaisante d’un Bouddha.. » Cette phase du Fukanzazengi de M°Dogen me revient souvent à l’esprit. Elle a pour effet de me recentrer et de me faire ressentir la saveur de la pratique.
Assis le matin sur mon coussin, paisible, avec l’encens qui se consume... Même si ces moments sont trop rares, ils apaisent le tourbillon de la vie quotidienne. Ils me permettent d’équilibrer – et de prendre de la distance avec – les baisses de régime, la colère, l’impatience (...)