Le 30 août 2008
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Si un jour tu vois qu’une pierre te sourit, iras-tu le dire à tout le monde ?
Guillevic
Tea-time 1. Joshin Sensei
Au-delà du bien et du mal. Jan Chozen Bays Sensei
En vrac
Vente de La Demeure sans Limites : comme prévu, nous l’avons mis en vente fin août ; mais cela ne se fera sans doute pas tout de suite... voici le programme jusqu’à la fin de l’année :
Deux retraites, dirigées par Joshin Sensei
du vendredi 31 octobre au lundi 3 novembre : « Lire M° Dogen, introduction au Shobogenzo »
du (...)
Tea- time, c’est le moment du thé, parfois dans la cuisine, parfois dehors. Un moment pour des échanges et des enseignements informels donnés par Joshin Sensei.
Merci à Jokei Ni qui a mis ces enseignements par écrit, tout en gardant les ellipses – ces paroles font souvent référence à une question, ou à un incident – et un style parlé. Nous les publierons petit à petit au cours des mois à venir.
1.- Question : « Pourquoi zazen est-il si long ? »
Zazen n’est ni long (...)
Cette question du bien et du mal, ma mère, qui est chrétienne, a également réfléchi dessus. Quelques semaines avant la crise cardiaque qui allait provoquer sa mort à 84 ans, elle me dit : « J’en suis venue à la conclusion que le mal n’existe pas en tant qu’entité séparée. Je crois que le mal est crée lorsque l’homme se détourne du bien. »
Quand je l’interrogeai sur Dieu dans mon enfance, elle me disait qu’elle pensait que Dieu était amour. Cela signifierait que le mal est le contraire, la (...)
(...) J’ai reçu le compte rendu de l’AG et la décision de vendre la Demeure sans Limites. En effet, l’idée est bonne, et bien que je sois d’accord avec tous les arguments, je n’ai pu m’empêcher de ressentir un pincement au coeur à l’idée de ne plus retourner là-bas. Que d’efforts à faire pour dépasser tous ses attachements !
Merci encore de m’avoir donné l’occasion , lors de la cérémonie des trois ans de rakusu, d’expérimenter de donner une chose à laquelle j’étais très attachée. J’y repense (...)
« Une chose, c’est que nous avons du mal à nous rapprocher des autres parce que nous ne faisons pas confiance à notre coeur. Nous ne croyons pas que notre coeur a la capacité de s’ouvrir aux chagrins aussi bien qu’à la beauté du monde. Nous avons souvent été blessés, et en chemin nous avons appris que nous ne pouvons pas supporter le monde. Un des grands enseignements du bouddha – c’est comme une sorte de médecine, pourrait-on dire – est de nous rappeler, à nous et aux autres, (...)
Rigdzin Shikpo, un disciple de Chogyam Trungpa Rimpoche, parle de l’irritation parfois épouvantable et de la frustration de la méditation et nous dit pourquoi nous devons « nous cramponner ».
La méditation, dit un jour Chogyam Trungpa, est « ennuyeuse, ennuyeuse, ennuyeuse. » Ce n’est pas ce que nous voulons entendre. Ceci dit, il y a plus d’une définition d’’ « ennuyeux ».
L’ennui cuisant, c’est ce sentiment d’immense irritation pendant la médiation. Nous voulons nous lever et faire (...)
Que savons nous de la mort ? De notre mort ? Rien.
Que savons nous de la mort, sinon que celui qu’on aime (ou déteste) était là, vivant, parlant ou gémissant, ou enfermé dans le silence, et que c’est fini. Qu’il n’y a plus qu’un corps sans souffle, qui se refroidit lentement, se raidit et commencera à se décomposer dans une odeur insupportable. Que savons nous de la mort, sinon qu’à chaque seconde des vies s’effacent, dans la maladie, les accidents, les guerres, les persécutions ou les (...)
Le réservoir de ma moto a été siphonné dans la nuit.
En rentrant de Toulon j’ai essuyé une averse et suis tombé en panne sur la route.
Une femme enceinte a bien voulu me conduire à la station service la plus proche.
J’ai aimé devoir faire trois kilomètres à pied pour rejoindre ma moto avec un bidon qui leste la main et la veste qui suinte dans mon dos.
Sur la route j’ai croisé un homme qui marchait avec une lanière à la main, le regard fixant l’horizon.
En (...)
Sur le coussin, lors d’un zazen à La Demeure, il m’est venu ce chant à la mode antique... pour Daïshin peut-être ?
Terre, planète bleue ! Coquille de noix à la chair volcanique, fille de l’univers sans limites, entrée dans la ronde amoureuse autour de l’astre solaire, tu danses en l’espace infini, telle une derviche depuis des milliards de saisons. Que t’importent tous les empires possibles ? Troisième du nom en ce petit royaume galactique, il semble que toi seule ait donné à la vie toute (...)
Le 2 juin 2008
dans Juin 2008
"Et il vit clairement que les cinq agrégats sont vides d’essence et il fut libéré de toute souffrance…"
Maintenant que je ne vis plus en France et très loin de la Demeure Sans Limites, chanter les Sutras m’est devenu encore plus important.
Ca l’était déjà. Il y a des vérités que je me sens ridicule à avouer : je voudrais mourir en entendant et en chantant des Sutras, je voudrais que ceux-ci tiennent ma peur à distance. Le Sutra, c’est un refuge que je construis.
"Et son esprit (...)