Extraits de "Essentiel Zen"

Le 11 février 2006


Le Son de la Flûte

est retourné au bambou

Forêt

Paul Reps



Message à un moine qui griffonnait des vers


Douleur et plaisir, amour et haine, sont comme un corps et son ombre ;

Froid et chaud, joie et colère vous et votre condition.

Délice de chanter des vers sur la route qui descend vers l’Enfer

mais à la porte de l’enfer – pêchers en fleurs, pruniers en fleurs.

Ikkyu



Sur la rivière, si large, si vaste, le jour de printemps bientôt s’efface

les osiers en fleurs, flottant, s’accrochent à ma robe recousue.

Chanson d’un pêcheur prise dans la brume ;

cette tristesse infinie, pour qui est-elle portée ?

Ryokan



Douce pluie de printemps-

depuis quand

ai-je été appelé moine ?

Soen Nakagawa



Sous les arbres, parmi les rochers, une hutte de paille :

Les vers et les commentaires sacrés y font bon ménage.

Je vais brûler les livres que je transporte dans mon sac,

Mais comment oublier ceux qui sont inscrits dans mon ventre ?

Ikkyu



Le mot sera détruit par le mot

L’Epée par l’Epée,

Le Bien par le Bien.

L’épée taille, taille le Vide

Mais l’épée est brisée

Et le Vide cligne des yeux.

Jung Kwung

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