Comme la fleur de lotus

Le 2 juillet 2006

Quand le cœur est fermé il ne reste que la tête, des croûtes de vie, plus ou moins épaisses, là où l'on bouge, on peut même rire, voyager, mettre des couleurs partout, “je” et les passions, les autres, les couleurs du ciel...combien va nous durer la “lumière dans les yeux”?

On est attrapés dans l'entonnoir. “Les émotions ne sont pas traces de vie, mais la cachent”. Le cœur qui est clôt c'est un moi qui exige TOUT, mourir lentement ou vivre fébrilement, c'est le “je” partout, le jeux partout.

L'éblouissement arrivera à travers une rare petite fissure, les racines dans la boue cherchant la lumière.

Où est la pureté?”

Alors, plus de traces :

l'oiseau qui traverse le ciel laisse une trace subtile, tant que c'est l'oiseau, le ciel bleu ; s'ils disparaissent, les yeux les regardent, puis ce n'est que ça, Ça. Même un instant. Alors, comme dit le poème de Sensei, on marche sans bouger, on chante sans paroles, on met les mêmes vêtements tous les jours, on fait les mêmes choses, aucune habitude, aucune trace, rien à chercher pour stimuler les pensées...

Maître Takuan dit à son disciple, le Samourai:

l'épée que tu tiens c'est du vide

l'homme qui est devant toi c'est du vide

mais ne reste pas attrapé dans le vide”.

Comme la fleur du lotus.

Diana Zuyken

Daishin

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Dernière mise à jour le :
15 juillet 2006
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