Le monde du Ch’an

Le 8 octobre 2006

Le Vénérable Hsing Yun, fonda­teur du Fo Guang Shan Buddhist Order présente quatre chemins pour comprendre le monde du Ch'an

1.Le monde du Ch'an dure un moment, et pourtant il est éternel. Dans le monde du Ch'an , une seconde n'est pas courte, et un kalpa n'est pas long. C'est ce que signifie : « Une seule pensée embrassant les 3.000 mondes. »

Un moment peut durer d'innom­brables kalpas, sans fin car dans le monde du Ch'an il n'y a plus de dualité, ni entre près et loin, grand et petit, avoir ou ne pas avoir, soi et l'autre. Dans le monde du pratiquant du Ch'an, un est le tout et chaque chose, et chaque chose à l'intérieur des mondes du dharma est complète­ment harmonieuse, en elle-même et avec les autres .

2.Le monde du Ch'an est petit, et pourtant grand. Il est « un monde à l'intérieur d'une fleur, un Tathagata à l'intérieur d'une feuille. » Dans le monde du Ch'an, une fleur, une feuille, un grain de sable ou un caillou contient le monde sans limite du dharma. On peut donc dire : « Le mont Sumeru renferme une grai­ne de moutarde ; une graine de moutarde contient le Mont Sumeru. » Et parce qu'une minuscule graine de moutarde contient le Mont Sumeru, on peut dire que le monde du Ch'an est à la fois grand et petit.

3.Le monde du Ch'an est détres­se et bodhi. On pense en général que les douleurs sont les dou­leurs, et que la bodhi est bodhi. En réalité, « les douleurs sont la bodhi », car sans douleurs, sans détresse, on peut atteindre la bodhi. Il en est de même que pour les ananas et les kakis, si amers et acides avant d'être mûrs, mais après avoir subi tous les élé­ments, le vent, la pluie, le soleil et la rosée, ils deviennent extrêmement sucrés. D'ou vient cette douceur ? De l'amer et de l'aci­de. Donc la détresse est la bodhi car cette dernière ne peut être trouvée nulle part ailleurs. Quand nous transformons nos douleurs en bodhi, nous changeons l'amer et l'acide en sucré.

4.Le monde du Ch'an est à la fois le cycle de naissance et mort et le nirvana. Naissance et mort sont les réalités de la vie, mais on pré­fère ne pas y penser. En fait il n' y a rien à craindre de la mort car la vie véritable ne meurt pas ; ce

n'est que le corps physique qui meurt. Notre véritable nature, notre corps du dharma, n'est pas sujet à la naissance et à la mort. Donc, dans le monde du prati­quant du Ch'an, la vie est sans fin et ne meurt jamais. Elle demeure toujours dans le nirvana, et reste en repos. cela est la véritable vie.

Le Ch'an transcende toutes les dualités et voit tout égal. Rien de pur ni de souillé, rien qui s'élève et rien qui ne cesse.Extrait de Keys To Living Well.

Traduction Sensei

Daishin

Daishin est le bulletin en ligne de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites".

Tous les mois, vous y trouverez des textes proposés par Joshin Sensei, ou les membres de la sangha.

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Dernière mise à jour le :
8 octobre 2006
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