
Le 29 avril 2007
Surfer sur les sites bouddhistes sur Internet : avidité en toute bonne conscience ! Sensei
Dans la cuisine, l’impression d’évoluer comme la clochette qui rythme les prosternations après le dernier zazen du soir, ni trop vite, ni trop lentement, ni trop fort, ni trop doucement : trouver le juste milieu.
Qu’est-ce que la vie, qu’est-ce que la mort ?
Comment se fait-il, Rabbi, que de nos jours personne ne puisse plus voir la face de Dieu ? - Parce que, mon fils, il ne reste plus personne qui sache se pencher si bas... Bibliothérapie..... Gassho, sampaï ?
Très chère Céline,
Je me trompe peut-être mais il me semble qu’opposer la vie à la mort n’est pas juste. Je préfère pour ma part voir la naissance et la mort comme les deux faces d’une même pièce qui s’appelle la vie. A chaque instant, la vie n’est que mort et naissance. Si ce sac de peau est déjà un cadavre c’est pour mieux mourir à soi-même, à ce petit ego étriqué, et renaître à une vie pleinement vécu. Le Bouddhisme n’est pas nihilisme. La Bouddhéité est partout et à chaque instant des cellules de notre corps meurent et d’autres naissent. Impermanence de toutes choses... Devant ce constat, l’enjeu est de savoir lâcher nos crispations pour être enfin là, dans un geste d’accueil de la réalité de la vie, qui n’est que mort et naissance.
Recevons cette nourriture... Nous mangeons pour mettre fin au mal, pour pratiquer le bien, pour sauver tous les êtres, et pour accomplir la voie du Bouddha.
Ce corps est déjà un cadavre tout en étant un nourrisson. Transmission d’une tradition comme fraicheur d’une source vive. Le Bouddha tend une fleur et elle est accueillie par un sourrir...
Amitiés dans le Dharma. Gasshô
Lionel En Wa