Zen et Aikido Bete Zuyso ( Brésil)

Le 30 octobre 2004

J’ai commencé à pratiquer zazen avec Moriyama Roshi, au Brésil, en 94. Ça a été une découverte , pas toujours agréable, mais de toute façon, quelque chose de remarquable.

Un peu après, j’ai rencontré Joshin Sensei, aussi au Brésil. Et cette rencontre m’a beaucoup touchée. J’ai voulu venir en France, parce que il y avait des choses a apprendre là-bas. Je suis venue, et alors, tout un autre monde s’est ouvert devant moi.

De retour au Brésil, j’ai continué a pratiquer avec le Roshi, et j’étais sûre que j’irai au Japon avec lui, pour continuer la pratique de la méditation. Puis j’ai connu l ’Aïkido. Et alors, j’ai été complètement prise par l’Aïkido.

J’ai laissé tomber le Japon, et je me suis dédiée à la pratique de l’Aïkido. J’avais l’impression que je ne pouvais pas faire autrement. J’ai eu beaucoup de joies et de peines avec. Je me suis cassée la clavicule, j’ai change beaucoup de lieux, de relations, de pensées, et l’Aïkido était toujours là. J’ai rencontré des gens très intéressants, et je me suis rencontrée moi -même dans le mouvement et la discipline de l’Aïkido.

Il y a 4 ans, j’ai trouve mon maître d’Aïkido, Kawai Sensei, de Sao Paulo, un vieux maître des temps anciens, et avec lui j’ai découvert la joie pleine de l ’Aïkido. Avec lui, j’ai passé l’examen pour la ceinture noire, il y a deux ans. Et c’est lui qui m’encourage toujours, en me disant d’ apprendre l’Aïkido aux autres.

Je travaille avec les enfants de favelas. C’est une expérience de donner et recevoir, parfois je reçois plus que ce que je donne. On fait des cours, une fois par semaine, depuis trois ans, et les résultats sont formidables. Des enfants difficiles, pour lesquels l’Aïkido a un profond effet apaisant douleurs et souffrance. J’ai vu des enfants retrouver un état de paix et confiance, qu’ils n’auraient pas autrement. Surtout, ils développent un respect profond pour leurs camarades, sans lesquels ils ne pourraient pas pratiquer. L’amitié, une vraie amitié c’est l’esprit sur le tatami. Et sur moi aussi.

Maintenant, je vis dans un petit village au Sud, où j’ai établi un petit dojo. J’ ai peu d’ élèves, mais ils sont très dévoués et contents avec l’Aïkido. Et on commence aussi un travail avec les enfants en situation difficile. Dans tout ce travail, j ’ai toujours l’image de Kawai Sensei, toujours content, et qui me dit toujours : "Il ne faut pas s’inquiéter avec les choses et les gens qui viennent et qui vont. Laisse- les aller, et sois contente avec toi même."

Toujours quand je commence le cours, il y des images qui viennent dans mon esprit. Une, c’est de Joshin Sensei et son courage, assise avec dignité à La Demeure, ou dans des endroits très inconfortables quelque part en Amérique du Sud.

Elle est la personne que je remercie avec tout mon cœur, parce qu’ elle m’a toujours montré très clairement l’esprit de l`Aïkido : dix fois je tombe, onze fois je me relève. C’est à elle que va ma gratitude, et si aujourd’ hui, on peut s’entraîner ici, dans ce petit village, c’est parce qu’elle m’a beaucoup aidée. Je ne serais pas là autrement. Ce sont les graines de paix de Joshin Sensei qui germent ici.

Merci à tous.

Bete Zui Brésil

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