La Voie du bodhisattva

Le 3 avril 2010, par Daishin,

"Tout ce qui est la perfection suprême de l’esprit humain, puissé-je l’accomplir pour le bien de tous les êtres"

Quiconque recherche le progrès spirituel doit se tourner vers le plus haut idéal accessible. Il sera ainsi amené à des efforts toujours plus grands. Nul ne peut dire à l’avance où sont ses propres limites. Il est vraisemblable que c’est l’intensité de notre effort, ainsi que la puissance de notre dévotion vers le but choisi qui détermine ces limites. Alors la conscience d’illumination — l’esprit d’Eveil — bodhicitta — qui est en sommeil peut être éveillée.

Testament spirituel Lama Govinda

Sans l’énergie, le mérite spirituel est impossible,comme sans le vent le mouvement. Qu’est-ce que l’énergie ? Le courage au bien. Quels en sont les adversaires ? L’indolence, l’attachement au mal, le découragement et le mépris de soi. Et il est dit dans le Dhammapada : Ceux qui persévèrent dans les méditations, constamment fermes dans leurs efforts, atteignent, eux les courageux, l’Extinction, cette paix insurpassée.

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, sur nos propres forces, pour nous en sortir et enfin parvenir à la sainteté. Le Bouddha n’est que le guide qui nous montre le chemin. Nous devons faire le reste. Comme l’a affirmé Sa Sainteté le Dalaï-Lama : sortir du Samsarâ, accéder au Nirvâna ou à la Bouddhéité dépend de vos propres efforts. Vous ne pouvez vous reposer sur personne, ni sur le Guru, ni sur les Bouddhas et Bodhisattvas. Ils voudraient tous donner pleine satisfaction aux êtres, mais c’est difficile et votre coopération est absolument indispensable.

Mais, au cours de notre progression sur la voie, il ne faut surtout pas nous décourager lorsque nous découvrons que le chemin qu’il nous reste à gravir est escarpé. Comme le dit de nouveau Sa Sainteté : dans un entraînement de l’esprit appelé "La Roue des Armes" et tendant à combattre l’attitude égoïste, il est dit : "Un démon ordinaire et extérieur peut faire du mal, mais il est temporaire, tandis que le démon intérieur cause un mal permanent." Le démon le plus intérieur, le plus ancré en nous, est la notion du soi séparé, l’avidité du "moi".

Cette profonde ignorance entraîne toutes les fausses vues après et avec elle, dont l’affection pour soi-même est la principale. Ces deux erreurs- racine : préhension du soi et amour du soi sont les pires que nous puissions avoir. Elles s’accompagnent et se supportent l’une l’autre. La jalousie, la convoitise, l’aversion et tant d’autres états douloureux en découlent. En méditation, ce sont ces deux erreurs de base qui provoquent l’assoupissement de l’esprit, la dispersion, la distraction.

Ainsi la vraie pratique du Dharma n’est pas chose aisée et le vrai pratiquant doit être un soldat qui combat sans cesse ses ennemis intérieurs dont le chef est cette croyance au "soi" que tous les autres entourent et suivent. On est parfois découragé par les difficultés qui s’élèvent, mais on doit penser que si dans les combats du monde une victoire n’est jamais définitive, dans les combats de l’esprit une victoire complète peut être obtenue.

Si dans le monde une bataille ne termine pas une guerre, (et même généralement une guerre prépare la suivante) intérieurement, une bataille gagnée anéantit les démons vaincus.

Daishin

Daishin est le bulletin en ligne de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites".

Tous les mois, vous y trouverez des textes proposés par Joshin Sensei, ou les membres de la sangha.

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Dernière mise à jour le :
3 avril 2010
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