Garder la pratique vivante

Le 31 août 2010, par Daishin,

Je me souviens d’une phrase que vous nous avez donnée dernièrement. Je ne sais plus comment c’était venu mais j’avais dit : « C’est incroyable la force que peut avoir la vie », en gros je disais que je n’avais plus le temps de pratiquer ou bien que je ne pratique pas beaucoup zazen.

Je voudrais parler un peu de ça, c’est à dire comment en tant que laïc, je peux mettre la pratique dans ma vie de tous les jours, vous en avez beaucoup parlé. Ça partait du constat que j’ai vraiment envie de pratiquer, parce que la pratique cela me convient et j’ai pris un engagement, un rakusu pour aller vers la Voie. Et en fait, pour moi, puisque Sensei nous en a parlé, je pense que cette question est pour tout le monde : « Comment mettre la pratique au centre de la vie de tous les jours ? »

Il y a deux ou trois choses, notamment quand on va à la Demeure Sans Limites, ou quand on vient à des journées de pratique : j’ai l’impression que cela me remet à niveau en fait. Cela me redonne beaucoup d’énergie, cela permet aussi de me rendre compte si je sais ou non toutes les choses que je crois savoir, de réactualiser. En fait, au début, pour la pratique, pour moi, surtout avant que j’ai mes enfants, j’étais un peu rigide, je le suis peut-être toujours, dans le sens où pour moi pratiquer c’était un cadre très serré avec la méditation le matin, la méditation le soir, un emploi du temps très structuré et en fait ça ne marche pas.

La pratique, j’essaye de la mettre au centre, mais je me rends compte que si je ne vais pas à la rencontre de pratiques collectives comme à la Demeure Sans Limites ou comme ici, j’ai l’impression que je me perds. Ça s’effiloche. Comme vous le disiez tout à l’heure,c’est vrai que je me suis rendu compte qu’il y avait des façons de garder la pratique présente. Par exemple quand je vais au travail et que je sors du train, c’est vrai qu’au lieu de vraiment marcher, soit je continue à lire un bouquin ou bien je suis déjà en train de penser aux coups de téléphone que je vais donner ; donc le fait de bien marcher, de faire attention à la marche sont des choses qui me permettent de garder la pratique quotidienne, présente.

En fait, le problème, parce que j’ai vraiment envie de pratiquer, c’est comment garder la pratique ’’vivante’’, enfin vraiment là. Je trouve que je ne peux pas y arriver tout seul, donc la dernière fois quand on avait fait un week-end et que je suis rentré je me suis dit : « Eh bien voilà, y arriver, c’est faire des efforts tout seul mais à côté de ça, c’est aussi participer à des journées ou aller à des retraites. » C’est ce qui me permet de trouver l’équilibre.

Jean François

Daishin

Daishin est le bulletin en ligne de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites".

Tous les mois, vous y trouverez des textes proposés par Joshin Sensei, ou les membres de la sangha.

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