Bouddhisme et pauvreté

Le 7 janvier 2012, par Daishin,

- Bouddhisme et économie globale.

A l’époque du Bouddha , les économies étaient locales, la relation nature/culture plus immédiate, et les décisions éthiques pouvaient se baser sur ce que l’on voyait autour de soi. Les enseignements du bouddha, et les préceptes furent formulés dans un contexte de sociétés marquées par des liens directs entre la communauté et le monde du vivant.

Dans notre monde moderne industriel, il devient de plus en plus difficile pour nous de connaître les effets de nos actions, que ce soit sur la nature ou les autres personnes.

La plupart des bouddhistes occidentaux ont grandi à l’intérieur de ce système industriel et ne connaissent pas d’autre façon de vivre. Il est donc facile de confondre rapides changements technologiques et économiques avec l’impermanence ou les cycles de la nature ; ou de penser que les tentatives actuelles d’amalgamer les diverses économies en une soi-disant « économie globale unifiée » reflète la notion d’interdépendance enseignée par le Bouddha.

Il en résulte souvent une attitude passive face à ces changements, des changements qui non seulement s’opposent aux valeurs bouddhistes, mais sont aussi fondamentalement opposés à la vie.

En fait la société moderne est basée sur l’affirmation que nous sommes séparés du monde naturel, et capables de le contrôler. Ainsi, les institutions et les structures dont nous dépendons sont de l’ignorance et de l’avidité transformées en principe – un déni de l’interdépendance et de l’impermanence.(...)

- La réponse du Bouddhisme Engagé.

C’est notre challenge d’appliquer les principes bouddhistes enseignés il y a de nombreux siècles – dans un âge d’économie localisée – au monde extrêmement complexe dans lequel nous vivons.

Ne confondons pas le « village global » et le monde de la mondialisation des échanges avec le principe bouddhiste de l’impermanence. En fait ce monde nous rend seulement de plus en plus dépendants des structures économiques et sociales à grande échelle, et des technologies.(...) deux autres concepts bouddhistes peuvent être parfois mal compris, et excuser une forme d’apathie sociale : le karma, et les Trois Poisons.

Le « karma » n’est pas une explication du fossé entre riches et pauvres : ce fossé naît d’une inégalité sociale apportée par un système économique permettant à quelques-uns de prospérer aux dépens de beaucoup.

Les Trois Poisons sont certes présents, plus ou moins, en chaque être humain mais la culture consumériste actuelle les nourrit et les renforce, que ce soit au niveau individuel ou social.

Le bouddhisme peut nous encourager dans cette situation difficile en nous aidant à être dans la compassion et la non-violence, avec nous mêmes comme avec les autres.

( Pour des raisons de place, je n’ai reproduit ici que des extraits des textes ou des livres. Si vous désirez recevoir le texte complet de « Bouddhisme et pauvreté » , envoyez un mail à l’adresse donnée dans le site.)

 

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