Silence, calme, vastitude (3)

Le 1er février 2014

La distraction et l’agitation auxquelles nous avons l’habitude de céder nous coupent souvent de nous- mêmes. La distraction et l’agitation auxquelles nous avons l’habitude de céder nous coupent souvent de nous- mêmes.

« Cela peut se passer n’importe où – lors d’un rendez-vous professionnel ou d’un dîner en famille. On peut très bien assister à une très belle fête et avoir l’esprit complètement ailleurs. Totalement absorbés par nos problèmes, nous échafaudons des solutions, sans que cela ne nous donne jamais satisfaction – parce que cela ne nous permet jamais de renouer le contact avec nous-mêmes. En vérité, nos pensées et nos stratégies sont les élucubrations d’un corps, d’une parole et d’un esprit englués dans la souffrance – ceux de l’égo ou de l’identité que nous prenons à tort pour notre « moi », juste parce qu’ils nous sont si familiers. S’efforcer d’améliorer son égo ne libère pas de la souffrance ; cela ne fait que renforcer la la déconnexion.

Il est capital de percevoir l’existence de la souffrance et d’entretenir une juste relation avec elle. La cause première de la souffrance est l’ignorance, l’incapacité à voir la véritable nature de l’esprit, toujours ouverte et claire, source de toutes les qualités. Aveugles à notre véritable nature, nous recherchons le bonheur en dehors de nous-mêmes. [...]

Tant que nous ne prenons pas conscience de cette souffrance et de notre propre déconnexion, aucune voie de guérison n’est possible, et il nous est impossible de réaliser notre plein potentiel dans cette vie. […]

Cette perte de contact, nous pouvons la ressentir de diverses manières : irritation, ennui, agitation, tristesse ou sensation diffuse de manque. Pour nous libérer (…), il nous faut établir une relation bienveillante avec les symptômes de notre déconnexion. Rappelez-vous comment vous vous sentez soutenu lorsque vous vous trouvez avec un ami simplement présent, ouvert, qui ne vous juge pas, et intégrez ces mêmes qualités à votre propre expérience. Le silence qui contient cette plénitude de la présence d’autrui est toujours disponible en vous et toujours sublime. C’est exactement de cette manière qu’il vous faut vivre votre souffrance. Entrez en contact avec le calme, le silence et la vastitude. Cela vous permettra d’observer, d’accueillir et de ressentir ce que vous vivez sans juger. Grues bleues

Souvent, nous nous identifions à notre souffrance : « Je suis tellement triste. Je ne peux pas croire que tu m’aies dit ça. Tu m’as blessé ». Qui est ce moi qui est triste, furieux et blessé ? Ressentir de la souffrance est une chose ; être la souffrance en est une autre. Ce « moi », c’est l’égo, et la souffrance fondamentale de l’égo, c’est de ne pas être en contact avec ce qu’il est.

Tenzin Wangyal Rinpoche,iBuddhadharma, Summer 2011. Traduction : Françoise Myosen

 

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