Qui est votre maitre ?

Le 1er février 2014

L’objectif véritable de la pratique est de découvrir la sagesse que vous avez toujours possédée. Vous connaître, c’est connaître la sagesse ; si vous ne vous connaissez pas vous ne pourrez jamais communiquer avec quiconque.

Dans la vie quotidienne nous pouvons saisir quelques lueurs de sagesse, de la même façon que l’outil brillant du charpentier dit qu’il y a de la sagesse dans son bras. C’est invisible. Vous ne pouvez ni la dessiner ni la montrer.

La sagesse ne vient pas de n’importe où ; elle est toujours là, comme le contenu même de l’éveil ; elle est toujours là et partout. Vous pouvez la découvrir, comme si vous cherchiez la source d’un fleuve.

Avez-vous jamais été à la source d’un fleuve ? C’est un endroit très mystique. La tête vous tourne si vous y restez un moment. Un grand fleuve a plusieurs sources et la source exacte, le point le plus éloigné qui donne le principal courant, est humide et plein de brume, avec une odeur ancienne particulière et vous avez froid. Vous vous dites : « Ce n’est pas un endroit où aller ». Il n’y a pas d’eau vive et vous ne savez donc pas où est la source.

En fait un tel endroit existe en chacun de nous ; notre centre est ainsi. De là vient un appel ancien : « Vous ne me connaissez pas. Pourquoi ? Après avoir vécu tant d’années avec moi, pourquoi ne pouvez-vous pas m’appeler par mon vrai nom ? ».

Malheureusement nous ne pouvons pas parcourir cet endroit avec ce corps et cet esprit, mais nous sentons qu’une telle origine existe et que tout part de là. C’est de là que vous venez et là que vous retournez, quoi que vous fassiez.

Dans le temps d’une vie vous pouvez rencontrer d’autres êtres, au moins un, à part vous-même. Alors, autrement dit, vous faites tous deux cette découverte. Voilà pourquoi vous continuez à vivre si fort.

Pour découvrir votre origine, il faut écouter celui avec lequel vous sentez « c’est cela ». Mais si vous montrez du doigt directement l’origine d’un autre en disant « voilà mon origine », un autre doigt apparaît, pointé vers vous et qui dit : « non, c’est mon origine ». Et cela vous donne le vertige.

« Un moment, s’il vous plait , êtes-vous mon maître ou mon élève ? ». Et les deux répondent : « Non, c’est sans importance. Je peux être votre élève et je serai un Bouddha ancien pour vous ». Ainsi parle l’élève au maître.

Si vous ne projetez pas votre vie entière et votre corps dans les autres, vous n’atteindrez jamais votre vraie nature propre.

Kobun Chino Roshi - Tricycle – Trad. M.C.Calothy. A.Delagarde.

 

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