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Le 2 mars 2014

Retour

Il y a bien des mouvements impulsés dans ma vie après ce 2 janvier 2014 et pourtant, aussi, peu de changements « radicaux » et durables. Juste des touches de peintures qui imperceptiblement ravivent les couleurs délavées.

Puisse cette missive vous trouver dans la joie comme vous avez si bien su participer à l’ouverture de l’horizon de naître à nouveau à la vie, avec dignité. Dignité : Retour à l’appartement, GRAND MENAGE, et encore aujourd’hui, il y a du travail ! C’est le « remembrement » !

Merci de la découverte, de l’apaisement apporté en étant en amitié avec le silence, soi-même et autrui.

Au lendemain du retour à la maison, je me découvre capable d’être en pleine écoute de celui ou celle de l’autre côté du téléphone, avec des réponses bienveillantes.

Je me demande « qui c’est ? Est-ce bien moi ? Ce n’est pas possible d’être dans une telle empathie, c’est sûr, ça ne va pas durer ! » Rapidement, me voilà confrontée à mes limites notamment par cette peur de perdre ce trésor d’humanisme tout juste découvert. Et l’importance de ne pas me disperser afin que cela continue de circuler. Il y a tant à dire et à vivre et à mûrir, laisser dire, laisser vivre, laisser mûrir, juste circuler.

Axelle


Changement : « Finalement, il n’y a aucune constante existence, ni de notre être ni de celui des objets. Et nous, et notre jugement, et toutes choses mortelles, vont coulant et roulant sans cesse. Ainsi il ne se peut établir rien de certain de l’un à l’autre, et le jugeant et le jugé étant en continuelle mutation et branle.

Nous n’avons aucune communication à l’être, parce que toute humaine nature est toujours au milieu entre le naître et le mourir, ne baillant de soi qu’une obscure apparence et ombre, et une incertaine et débile opinion. Et si, de fortune, vous fichez votre pensée à vouloir prendre son être, ce sera ni plus ni moins que qui voudrait empoigner l’eau : car tant plus il serrera et pressera ce qui de sa nature coule partout, tant plus il perdra ce qu’il voulait tenir et empoigner. Ainsi, toutes choses étant sujettes à passer d’un changement en un autre, la raison, y cherchant une réelle subsistance, se trouve déçue, ne pouvant rien appréhender de subsistant et permanent parce que tout ou vient en être et n’est pas encore du tout ou commence à mourir avant qu’il soit né ».

Montaigne in « Apologie de Raymond Sebond », Essais, Livre II, chap. XII, éd. Garnier 1962, p. 678, proposé par Pierre.


Petite histoire à Annecy : Petite histoire : une dame dans une bibliothèque où j’apportai une affiche : " Ah ! La méditation… c’est l’avenir ! " N.

 

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