Sans colère

Le 8 mai 2015

L’éveil c’est toujours quelque chose d’immédiat : nous nous éveillons. Mais à quoi ? aux choses que nous n’avions pas vues auparavant. L’enseignement du Bouddha pointe vers les choses qui ont toujours été là mais que nous n’avions jamais encore vues. (…)

PNG - 243.2 ko
Fudo Myoo

C’est pourquoi la méditation est si importante parce que quand nous nous asseyons, nous obtenons les résultats de notre vie. Il est parfois difficile de s’asseoir quand nous souffrons parce que nous voulons ignorer cette souffrance, nous en éloigner. Toutefois, si nous nous asseyons, et que nous nous laissons ressentir la douleur sans porter de jugement – réellement éprouver le ressenti physique et émotionnel de cette souffrance – nous pouvons réaliser : ceci est le résultat de cela ; avec ceci il y a cela.

Nous voyons l’origine interdépendante, nous voyons que l’origine de ce ressenti dépend de certaines actions, ou de certaines conditions. Si nous sentons vraiment la douleur qui s’enregistre dans notre esprit de façon intuitive, alors nous comprenons fondamentalement que si nous faisons certaines choses, nous allons souffrir. Nous réalisons cause-effet. Que pouvons-nous faire alors ? Eh bien, utiliser la pensée habile plutôt que la pensée culpabilisante : Par exemple : « A partir de maintenant je vais essayer de ne plus parler comme ça. » Vous établissez votre intention. Et cela vous aide à être plus attentif.

Et quand, 5 jours après, je redis la même chose, au lieu de me sentir coupable, de me dire : « Voilà tu as encore recommencé ; vraiment tu es nul, tu es pourri jusqu’au trognon ! », je peux prendre du recul et regarder : quel est le résultat de mon acte ? Le résultat est que ça fait mal. Ça fait vraiment mal. Vous le sentez.

La douleur vous apprend les choses. (…) Quand vous répétez ce processus encore et encore, avec vos structures habituelles de souffrance, au bout d’un moment vous commencez à voir le début de ces conditions qui mènent à la souffrance. La prise de conscience est alors établie.

Cette attention est très forte. C’est sati, le souvenir, le rappel. Elle dit : « Ah, la voilà, l’impulsion à lancer une vanne. Mais je ne vais pas la suivre cette fois-ci. » Je serre les lèvres, je ne dis rien. Et alors la joie : « Je ne l’ai pas fait ! Je ne suis pas tombé dedans ! » le cœur est libéré de cette habitude.

Dans tout cela il n’y a pas eu de haine ; Il y a eu l’intention, mais elle n’était pas reliée à mon image de moi-même. Il n’y avait aucun désir de devenir une personne particulière, une personne qui ne fait pas ce genre de choses (lancer des vannes). Il n’y avait pas d’aversion. Mais de l’attention, de la prise de conscience, de l’éveil. C’est cela la pratique : toujours partir de l’attention, et de l’intention : je vais être (r)éveillé plutôt que « devenir » quelque chose. Je vais être éveillé et conscient des choses comme elles sont.

Ajahn Viradhammo Buddhadharma

Traduction : Joshin Sensei

 

Poster un commentaire

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.



Daishin

Daishin est le bulletin en ligne de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites".

Tous les mois, vous y trouverez des textes proposés par Joshin Sensei, ou les membres de la sangha.

N’hésitez pas à réagir ou répondre aux textes proposés en ajoutant vos commentaires.

Si vous souhaitez proposer un texte, merci de l’envoyer par email à La Demeure Sans Limites.

À propos de cet article

Dernière mise à jour le :
8 mai 2015
Statistiques de l'article :
559 visiteurs cumulés

Votre recherche

SPIP 1.9.1 [7502] | BliP 2.3 | XHTML 1.0 | CSS 2.0 | RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs par jour (cumul) : 242 (518869)