Koan : Les gouttes d’eau de Kyôshô

Le 29 février 2016

Un coup de marteau et la bouddheité est obtenue ! Transcendant l’ordinaire et dépassant le sacré. Avec une demie-phrase, on y est établi, défaisant les entraves et dénouant les attachements. Comme marcher à travers les pics gelés ou courir sur des lames de couteaux.

Bien qu’il s’assoit à l’intérieur d’un amas de sons et de couleurs, il passe au-dessus des sons et des couleurs. Mettant de côté pour le moment l’activité merveilleuse et absolument libre, qu’en est-il du moment où on s’accomplit complètement en un instant. Pour voir j’apporte ceci : Regardez !

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Cas :

Kyôshô demanda à un moine : « Quel est ce bruit à l’extérieur de la porte ? » Le moine répondit : « Le son des gouttes d’eau » Kyôshô : « Les êtres vivants sont sens dessus-dessous et pleins d’illusions sur eux-mêmes, ils poursuivent les objets (des sens). » Le moine : « Et qu’en est-il de vous, Maître ? » « Je suis presque devenu illusionné moi-même » « Et qu’est-ce que cela veut dire : Je suis presque devenu illusionné moi-même ? »

Kyôshô répondit : « Bien que cela devrait être facile de devenir un, on peut dire que quitter le devenir un est difficile » (Bien qu’entrer en unité soit facile, quitter l’unité est difficile.)

Vers :

Le zendo vide, le son des gouttes de pluie,
même pour une grand maître c’est difficile de répondre.
Si vous dites que vous avez déjà tourné le courant dedans
vous ne comprenez toujours pas.
Comprendre, ne pas comprendre
Montagnes du Nord, montagnes du Sud, - une averse partout !

http://www.sanbo-zen.org/hek046.pdf

Traduction : Jôshin Sensei

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