ficus-religiosa1Le bouddhisme recommande une attitude douce et non-agressive envers la nature.

Selon le Soutra Sigalovada ( http://www.buddhanet.net/e-learning/ethics_s.htm. je ne l’ai pas trouvé en français).

Un Maître de maison doit accumuler la richesse comme les abeilles recueillent le pollen, sans blesser ni le parfum ni la beauté de la fleur, mais pour le transformer en miel sucré. 

De même, la personne doit faire un bon usage de la nature, afin qu’il puisse ainsi réaliser son potentiel spirituel inné. 

Les Cinq Préceptes (panca sila) sont le code éthique minimum que chaque laïc bouddhiste va respecter.

Le premier précepte exige de s’abstenir de blesser toute vie. Il implique rejeter toutes armes, être attentif à ne pas ôter la vie d’aucune créature.

Dans un sens positif, il demande de cultiver la compassion, et la sympathie pour tout ce qui vit. Le bouddhiste laïc ne doit pas non plus travailler dans le commerce de la viande.

Le conte (Jataka) Nandivisala  (https://suttacentral.net/fr/ja28) montre comment nous devons montrer de la gentillesse envers les animaux ; même un animal sauvage peut être dompté par des paroles affectueuses.

Parileyva était un éléphant sauvage qui servait le Bouddha lorsque celui-ci résidait dans la forêt seul loin des moines. L’éléphant furieux Nalagiri fut dompté par le Bouddha seulement par le pouvoir miraculeux de metta, la gentillesse aimante.

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L’homme et la bête peuvent vivre sans crainte l’un avec l’autre lorsque l’homme cultive la gentillesse et regarde toute vie avec compassion.

Le bouddhisme exprime une attitude douce et non-violente également envers la végétation. Il est dit qu’on ne devrait même pas casser la branche d’un arbre qui vous a abrité. Les plantes nous fournissent tout ce qui est nécessaire à la vie, ainsi nous devons en prendre soin. Des règles plus strictes encore régissent l’attitude des moines et leur interdisent de blesser toute plante.

Avant la venue du bouddhisme, les gens regardaient les phénomènes naturels comme les montagnes, les forêts, les bosquets, et les arbres avec crainte et respect. ils les considéraient comme la demeure de puissants êtres non-humains, qui pouvaient les aider en cas de besoin. Même si le bouddhisme a offert aux hommes un Refuge bien supérieur, le Refuge dans les Trois Trésors, ces lieux continuent à être populaires, puisque accepter les êtres non-humains terrestres comme les devatas et les yakkhas ne transgressent pas le système de croyance bouddhique.

Il y a un respect spécial pour les très vieux arbres énormes. On les appelle en pali « les Seigneurs de la Forêt ».

Les grands arbres comme l’arbre sala, le figuier et le bocoa, ou arbre de fer sont considérés comme des arbres de la bodhi d’anciens Bouddhas. Et bien sûr les Ficus religiosa, car c’est en-dessous d’un arbre de cette espèce que le Bouddha atteint l’Illumination.

Extrait de The Buddhist Attitude Towards Nature Lily da Silva. Traduction : Jôshin Sensei

http://www.accesstoinsight.org/lib/authors/desilva/attitude.html