On trouve dans un des plus anciens discours du Bouddha, les Sutta Nipata, un soutra particulièrement touchant sur les sacrifices d’animaux, le Brahmana-dhammika Sutta.

Parlant de la conduite éthique juste pour un brahmin, le Bouddha approuve les anciens brahmins qui avaient refusé de prendre la vie et n’avaient jamais accepté que leurs pratiques spirituelles soient abîmées par le meurtre d’animaux.                                                                                                                                                               Mais la corruption s’installa, et les sacrifices d’animaux commencèrent. Quand on plaça le couteau sur le cou des animaux, les dieux eux-mêmes s’émurent et crièrent d’horreur devant cette ingratitude et ce manque de sensibilité envers l’animal qui était pour les humains un travailleur fidèle, qui les aidait dans leurs vies.
Plus loin, le Bouddha explique à Kutadanta le sacrifice méritoire fait par un Brahmin Eveillé, conseiller du roi.
Aucun être vivant ne fut blessé, mais tout le travail volontaire réalisé ce jour fut offert, pas seulement pour le bien du roi, mais pour celui de tous.

Le Bouddha évoque alors la plus haute forme de sacrifice : mener une vie parfaite, quelle soit laïque ou religieuse : le plus grand sacrifice étant le plus élevé, l’abandon du « soi ».

https://what-buddha-said.net/library/DPPN/b/brahmanandhammika_s.htm

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