P1010514 - copie 2Ce qui semble nécessaire dans la vie de tous les jours : sourire, s’arrêter (pauses), respirer, marcher, regarder.

Les choses matérielles qui m’encombrent : les placards trop pleins, de nourriture, de médicaments périmés ou non, de vêtements que l’on porte (ou non !)

Les activités qui m’encombrent : les réseaux sociaux, les actualités superficielles, les listes de choses à faire !

Vivre simple, c’est vivre dans un objectif de « développement durable », de souci de l’écologie, de conscience que l’eau, l’air pur, sont des denrées précieuses : écourter sa douche, prendre son vélo, recycler ses vêtements, donner ce qui est superflu, acheter des aliments produits dans le respect des personnes et des ressources naturelles, c’est cela vivre simple.

Vivre simple, c’est vivre tourné vers les autres,
faire avec son cœur, sans trop réfléchir.

(Danièle)

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Le plus important pour vivre simple :
Moins de consommation, plus de création,
Moins de travail, plus de jeu,
Moins d’activités futiles, plus de moments à ne rien faire,
juste à respirer et regarder.
10 choses inutiles :

2 robes que je ne porte pas depuis 5 ans
2 chemises que je n’ai pas portées depuis 5 ans !
1 Manteau kaki acheté en brocante que je n’ai jamais porté
1 Manteau gris chaud trop grand acheté en brocante que je n’ai jamais porté
1 paire de ballerines troués que je ne porte pas
1 sac d’outils pédagogiques que j’ai récupéré quand j’ai été licenciée et qui traine dans le garage depuis 2 ans
Des médicaments périmés dans le placard de la salle de bain
2 raquettes de tennis qui n’ont pas servi depuis 10 ans
La liste est encore longue !

(Sabine)

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Apprendre à vivre simplement :
nous passons en revue les objets que nous accumulons dans nos vies, constatant par là-même combien ils nous encombrent.

Mais faire un effort de dépouillement, quand cette action n’est pas menée avec sensibilité, peut aussi devenir un acte qui s’opposerait à notre pratique, en nous conduisant à maltraiter non seulement les objets mais aussi les gens.

Garder un objet qui nous encombre est parfois un acte d’amour et de mémoire qu’il faut savoir faire.

IMG_5187 copieJ’ai à l’esprit, une citation de Maître Dogen affichée dans la bibliothèque :
« Prendre soin de chaque grain de riz, tel est le sens de notre pratique ».
C’est peut-être plutôt la racine, notre action d’acheter, qu’il faut interroger.

Ne garder avec nous que ce qui nous est essentiel :
je lis qu’un homme prend conscience lorsqu’il prend sa retraite de la quantité d’objets qui l’entourent.
Il semble s’en étonner comme s’il y avait quelque chose de ridicule. Pourtant ces objets sont associés à des souvenirs souvent.
Un monastère est rempli de choses inutiles :
des statues, des objets rituels, de l’encens. Et pourtant, qui imaginerait un monastère vide de tout signe de sa pratique ?

Il faut prendre garde à ne pas confondre ce qui nous est « essentiel » et ce qui nous est « inutile ».
Si l’on s’égare dans cette confusion, alors on perd de :
« sans but ni esprit de profit ».

En serait-il autrement dans nos vies ?
On occulte alors notamment la dimension symbolique des objets.

Si l’on se comporte en considérant les choses sur le simple plan de l’utilité, nous aurons vite fait de faire de même avec les gens.
Dès lors, comment réussir à discerner l’essentiel dans nos vies ?

Jérôme

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Essayer de regarder en conscience ce que j’ai identifié comme polluant, exemple une certaine utilisation d’internet : un pausing au moment de m’y lancer.

La retraite m’a permis de faire attention à ce qui encombre mon esprit :
la partie matérielle sur laquelle je bute régulièrement.
Des choses qui encombrent mon environnement (sollicitations visuelles).
Toutes les sollicitations, qui remplissent mon esprit (esprit « gaki »).

J’ai de nouveau expérimenté le pausing qui donne plus d’espace, recentre. J’aimerais le caler à des moments précis mais je ne les ai pas vraiment trouvés.
Essayer de finir les choses avant d’en commencer une autre et respirer.

Les gathas et soutras, apaisent, rendent plus légers (cf. le poème légèreté de Xingche). En lire dans le train (j’ai une pochette dans mon sac à dos avec copie du Soutra du Cœur, du Soutra des repas, des vœux du Boddhisattva).

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Regarder les achats de nourriture, manger plus léger, moins riche… Étonnant, la quantité d’ingrédients dans nos assiettes, la possibilité de ce qu’on peut y mettre : donc les placards débordent… La pression sociale, familiale fait obstacle. Prise de conscience à ce niveau. Quels choix je fais, en restant dans un juste milieu, une vie de Laïc.
Jean-François

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Au terme de cette retraite, je ne sais toujours pas ce que c’est que vivre simple. Je suis un peu déstabilisé, et j’ai plus de questionnements qu’au début. De quoi continuer à chercher. Vivre simple, rien à voir avec la pauvreté ou la richesse matérielle. C’est plus une attitude de l’esprit.
Avoir de l’espace dans sa tête.
J’associe vivre simple avec le détachement, le non-attachement, le vivre hors de la/des routine(s).

Et aussi avec ce qui était exprimé dans les cahiers de chansons que ma mère m’a donnés quand j’étais ado, des recueils de chants du temps où elle était engagée dans les jeunesses ouvrières catholiques :  il y était beaucoup question de la Providence, de s’abandonner à la Providence.

En langage bouddhiste, ce serait vivre dans l’instant présent.
Et il m’est revenu pendant cette retraite, les paroles de l’évangile : heureux les simples, les petits enfants.
Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Iwan

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Cette retraite m’a aidée à regarder ce qui encombre l’espace chez nous, ce que je conserve, et à réfléchir avant tout à pourquoi je conserve cela.

La liste tiroir va très certainement s’allonger et ensuite se rétrécira à plus ou moins long terme.
C’est un vrai déclencheur.

J’ai eu tout de suite le rappel de ce qu’avait expliqué Jôkei Sensei, lorsqu’elle parlait de son ordination, le fait de devoir de séparer de tout objet personnel.
A l’époque je m’étais fait la réflexion que ce serait impossible pour moi d’avoir une telle démarche.

Ce texte publié sur « Zen habits » ( « How to Let Go of Any Possession » https://zenhabits.net/letgo/ par Leo Babauta )
décrit très bien ce que nous croyons que nos objets nous apportent, et ce qui nous empêche de nous en séparer :
on pense qu’ils nous apportent la sécurité, le confort,
qu’ils nous offrent une image rassurante de nous-mêmes,
qu’ils représentent l’amour des personnes qui nous les ont donnés ou auxquelles ils ont appartenu.

Il y a également dans ce texte une liste des types d’objets dont on a le plus de mal à se séparer :
les livres, les cadeaux, les objets liés aux activités qu’on ne pratiquera plus,
et aussi (ça j’en garde beaucoup !)  des objets « au cas où » !

Anne

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Vivre simple… c’est une proposition qui paraît attirante et souhaitable car on n’aime pas les « complications ». Mais quand je prends conscience de ce que cela entraine réellement et concrètement, le chemin me semble plutôt difficile tellement je suis habituée à vivre dans l’aisance et le superflu.

C’est une véritable révolution copernicienne, une autre planète…

Ceci dit, cette retraite me semble très bénéfique car elle m’a obligée à préciser ce que cela nécessite.

Même si je ne me sens pas capable de vivre « comme une feuille dans le vent », je peux au moins essayer de vivre plus simplement, à défaut de vivre simple.

Mes mots clés : sourire, respirer,  me contenter de ce que j’ai, esprit joyeux et pour m’y ancrer, récitation, quand je sens que je dérape et me complique la vie, des Trois Refuges qui me servent de boussole pour ne pas perdre la direction !

Martine L.

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Commencer par le matériel, l’extérieur pour aller vers l’intérieur…

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Cet été j’ai dû vider la maison de mes parents qui gardaient tout, du prospectus trouvé dans l’office de tourisme au moment des vacances, aux vieilles factures de 40 ans d’âge, aux cartes de vœux, etc.

Papiers, vêtements, souvenirs en très grand nombre. Il a fallu trier, jeter, donner avec plus ou moins de difficultés.

Deux vies sont passées entre mes mains. Et cela m’a beaucoup interpellée.
A la fin je me suis posé cette question, qu’est-ce que je laisse derrière moi, qu’est-ce que je laisse à mes enfants…
Cette retraite m’a permis de mettre en mots, en actes.

Marylise

Liste  (privée) des choses dans votre tête qui vous encombrent : à faire honnêtement, à garder pour vous !

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Vivre simple : aussi un engagement  spirituel ? écologique/politique ?

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Oui, tout ça. Ce qui m’a frappée dans un des textes, c’est lorsqu’on dit qu’on doit se séparer de ce qui nous encombre ou de ce qui encombre les autres.
On se pose peut-être plutôt d’abord la question de ce qui nous encombre, alors qu’on devrait-être peut plutôt commencer par les autres.

(Anne)

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Je dirais non, pas un engagement, mais un comportement écologique car une mise en pratique d’un tel engagement induit obligatoirement, il me semble, une réflexion sur notre rapport avec les objets, avec la nature, et notre comportement social et individuel.
Une telle attitude est une approche directe beaucoup plus pragmatique.

La réflexion, qu’elle soit spirituelle ou politique, va permettre de générer une prise de conscience, mais celle-ci hélas ne se traduit pas toujours dans les faits, et est bien souvent très éloignée d’une mise en acte.
(Laurent)

C’est une évolution « naturelle », je pense : il y a des choses que je faisais il y a quelques années (achats, etc.)
et que je ne pourrais plus faire aujourd’hui.
Mais l’engagement sert à nous donner une direction.

Spirituel :
1) enlever ce qui fait obstacle, ce qui obscurcit l’esprit ;
2) les préceptes
(par exemple : « ne pas prendre ce qui n’est pas donné ») –

Politique : « acheter, c’est voter » –

Écologique :
« vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre ».

(Françoise)

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Vivre simple est tout cela. C’est un engagement.

Spontanément je suis tentée de posséder, acquérir plus de choses (biens matériels, recherche d’ affection, de statut social… etc). Vivre simple est donc une décision, un choix qui se fait après une réflexion et dont les bases sont :

– spirituelle : moins on cherche à agrandir et défendre son « territoire », qui nourrit notre tendance égotique et plus on est ouvert à notre dimension intérieure, notre « lumière » et donc ouvert sur le monde et les autres.

– écologique : prise de conscience que notre mode de vie, de consommation est incompatible avec la sauvegarde de la planète, surtout s’il s’étend à l’ensemble de la population de la Terre.

– politique : pour des raisons de justice sociale.

Notre mode de vie occidentale hyper confortable et consumériste
à outrance est inenvisageable à l’échelle de la population mondiale, car dépassant les ressources de la planète.

Si l’on veut que tout les terriens puissent vivre dignement en satisfaisant leurs besoins fondamentaux, nous devons apprendre à « vivre simple ».

Martine Daïki