hana-matsuri kanpai!-11 - copieJe réfléchis parfois, pas si souvent mais assez quand même, à « la joie », et je ressens que contrairement à notre vie dans le monde où l’on bâtit des maisons, des édifices pour se protéger, pour travailler avec un certain confort, etc. pour notre confort « spirituel » (quel mot employer ?), il faut abattre murs, remparts et clôtures, haies, enfin tout, et cet espace qui se fond alors dans le plein Univers, c’est notre demeure confortable, protectrice…

Cet espace, c’est la demeure de la joie, le foyer de la joie, la racine de la joie.

Et alors, c’est ce travail des épluchures, des égratignures et autres fissures en un usage patient qui, de temps en temps, offre un rayon de soleil ici, un rayon de soleil là, de l’air par ici, de l’air par là, et un beau jour, ploc ! 

papilles nomadesQuelque chose qui tombe, un petit rien, une brique, deux briques, et en un instant  -un instant sans limites-  l’espace comble tout, et bien sûr on retourne au vieux coin de la chambre ; là, on est encore derrière les vieux murs, les murs griffés, usés, lézardés mais qui ne peuvent pourtant plus empêcher l’air, la lumière, le ciel sans limites : car ils sont là, ils ont été toujours là.

Pas de charme romantique… lâcher prise, c’est pas un jeu d’enfants, c’est pas une belle consigne « spirituelle »… c’est un petit début… et voilà, on apprend à se connaître avec la joie…   celle qui prend racine là où il n’y a « rien », là où tout est « là »… (à suivre… je suppose…) (et la peur -il y a toujours la peur : lâcher prise, c’est un gros boulot ! )

Diana Zuyten – Monte-Video