Daishin n°269 – Février 2021

Warajis1

Engagement, résistance ?
Quel engagement pour un.e pratiquant.e bouddhiste ? Pour les laïcs ou pour les monastiques ? 
La Voie est-elle une façon de s’éloigner, se protéger du monde, ou de regarder le monde d’une autre façon et d’en tirer les conséquences ?

N’y a-t-il pas dans notre société plus de reconnaissance pour le « faire », O.N.G. par exemple, dont nous pouvons « voir » les résultats plutôt que pour l’« être », vies dédiées à la méditation et à la prière, qui s’appuient dans les Enseignements sur le Filet d’Indra et l’interdépendance de tous et de tout… ?

Sommaire

Planning et Uposatha
Engagement, résistance ? – Joshin Sensei
Uchiyama Gudo, le moine socialiste – Ichikawa Rikizan
Dhammananda, nonne malgré tout – Bouddhisme au féminin
Des « warajis » – Joshin Sensei

Illustrations : Joshin Sensei, scmp.com, snfwrenms.

Planning et Uposatha

WarajisJoshin Sensei :
– Reprise de Paris : samedi 8 février, (nombre limité)
– Journée à Aix : samedi 26 février.
Infos : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées
– Assises et partages du Dharma sur YouTube : infos et horaires  https://www.nousasseoirensemble.org/

Warajis

La Demeure sans Limites
est fermée du 2 janvier au 28 février 2021.
Nous vous souhaitons un bel hiver en attendant de vous retrouver, en présentiel, à compter du 1er mars prochain.

Warajis

Uposatha :
Lune nouvelle : Jeudi 11
Pleine lune : Samedi 27
Rejoignez-nous en vous inscrivant : https://framadate.org/jKiJpdSIj7hNwlUt

Engagement, résistance ? 

Warajis

Quel engagement pour un.e pratiquant.e bouddhiste ? Pour les laïcs ou pour les monastiques ? 
La Voie est-elle une façon de s’éloigner, se protéger du monde, ou de regarder le monde d’une autre façon et d’en tirer les conséquences ?

N’y a-t-il pas dans notre société plus de reconnaissance pour le « faire », O.N.G. par exemple, dont nous pouvons « voir » les résultats plutôt que pour l’« être », vies dédiées à la méditation et à la prière, qui s’appuient dans les Enseignements sur le Filet d’Indra et l’interdépen-dance de tous et de tout… ?

Depuis plus de deux siècles, le « faire » est au premier rang de notre société, et si cela a permis des avancées formidables, prendre soin des malades, des pauvres, cela a aussi eu des conséquences fâcheuses, notamment hors Europe, sur les cultures vivrières en Asie, le travail des petits tailleurs de rue en Afrique, ruinés par nos vêtements généreusement donnés, et autres exemples.

Alors « On a raison de se révolter » ? Je ne pense pas qu’il y ait une réponse univoque, simple à cette question.

Devenir monastique, méditer et prier, chercher et avancer dans une Voie ont été des valeurs placées au plus haut à d’autres époques, dans d’autres sociétés.
Faut-il essayer de tout concilier, ou choisir ? Essayer d’avoir « tout », est-ce une forme d’avidité ?
« Etre du monde mais pas dans le monde », est-ce un retrait de nos responsabilités ou une autre façon d’aider et d’être proche ?

Enfin remettre en cause ce que nous appelons « réalité », cela doit-il ou peut-il remettre égale-ment en cause l’ordre social, le pouvoir – que ce soit celui des puissants, des politiques, ou des dirigeants des Sangha dans les pays du Sud-est, ou en Corée – Japon ?

Ces questions ne sont pas là pour que nous leur donnions des réponses immédiates, mais des interrogations qui doivent, laïcs ou monastiques, nous accompagner dans notre vie, nous faire réfléchir à nos engagements, nous aider à chercher sans relâche comment concilier tous les aspects d’une vie.

Pour ce Daishin, j’ai choisi de présenter deux « résistants » bouddhistes : un moine bouddhiste japonais de notre Ecole Soto Zen au tout début du 20ème siècle, et une nonne thaïlandaise contemporaine.

L’un engagé dans la lutte contre un pouvoir prônant la supériorité des races et la guerre ; l’autre contre les règles du pouvoir masculin de l’organisa-tion du Sangha dans son pays.

Il y en a eu, il y a beaucoup d’autres, c’est un choix subjectif, mon envie de parler d’eux.

Ce n’est pas un traité d’histoire, je vous invite à faire vos propres recherches si le sujet vous intéresse, je ne donne que mes propres conclusions.

Joshin Sensei

Uchiyama Gudo, le moine socialiste

Warajis

Au Japon, l’ordre monastique, quel que soit l’Ecole, a toujours été sous la coupe du pouvoir, empereurs, puis shoguns, surtout pendant toute la période Tokugawa, qui se termina par le renversement du régime des shoguns, l’arrivée des Occidentaux et une persécution du bouddhisme pour un retour vers le Shinto (du moins un shinto imaginé et 100 % nationaliste.)
Les Ecoles bouddhiques, pour se protéger et garder leurs temples et leurs sources de revenus, plièrent devant le pouvoir et « décidèrent très majoritairement de s’adapter. (…)
Leur contribution la plus sombre apportée à l’idéologie de Meiji fut leur engagement ultranationaliste et leur soutien à l’impérialisme militaire engagé par le Japon.
Très rares furent les religieux qui s’opposèrent, et lorsqu’ils furent arrêtés et pour certains exécutés pour crime de lèse-majesté, leurs écoles d‘attache présentèrent leurs excuses publiques à l’Empereur ( …)

C. Becker Le Bouddhisme.

L’un de ces résistants s’appelait Gudo Uchiyama (1874-1911)
et appartenait à l’Ecole Zen Soto.

Joshin Sensei

Uchiyama Gudo, le moine socialiste

On ne sait pas précisément pourquoi il est devenu moine ni pourquoi dans l’école Soto, seulement que son oncle était un réformateur important dans cette Ecole et qu’il a sans doute passé du temps près de lui.

Il reçut la transmission du Dharma en 1902 à Eiheiji et devint le supérieur du temple de Rinsen-ji 3 ans plus tard.
C’était le moment de la guerre russo-japonaise et les villageois autour du temple souffraient beaucoup d’une extrême pauvreté.
Ce fut apparemment le moment où il commença à écrire des textes socialistes.
Statue de Bouddha au crépuscule“ Comment suis-je devenu un socialiste ? Je suis un prêtre bouddhiste et il est dit que « Tous les êtres ont la nature de Bouddha », « Tous les dharmas sont égaux, aucun n’est plus haut ni plus bas que l’autre » et « Tous les êtres sensibles sont mes enfants ».

Ce sont les règles d’or qui sont la base de notre foi. J’ai découvert que cet idéal ressemblait exacte-ment aux maximes du socialisme et ainsi je suis devenu un croyant dans le socialisme ».

Il rencontra différents autres socialistes et il se tourna aussi vers l’anarchisme.

Il acheta une presse à imprimer et publia secrètement différents articles socialistes : “ Pourquoi les fermiers souffrent-ils autant ? » dans lequel il demande que ces fermiers ne payent plus de taxes et n’aient  plus à livrer de riz.
Enfin dans un de ses derniers textes, il se fait l’avocat, afin de détruire les racines des souffrances du peuple, du refus de la conscription militaire et du système impérial, à savoir il remet en question la nature divine de l’Empereur.

Le gouvernement lors de son procès appelle ce texte « L’écrit le plus diabolique depuis l’origine de l’histoire japonaise ».

La police l’arrêta en 1909 après un séjour qu’il fit à Eiheiji. Il fut accusé de violation sur la loi des publica-tions et sur la loi régulant les explosifs et condamné à 7 ans de prison. L’année suivante, il y eut une complot soi-disant visant à tuer l’Empereur et l’on considéra que les écrits d’Uchiyama avaient influencé les conspirateurs.

Le procès fut très rapide et 11 personnes furent condamnées à mort par pendaison dont Uchiyama ; la sentence fut exécutée la semaine suivante.

Il semble aujourd’hui que ce procès fut surtout l’occasion de mettre fin au mouvement socialiste naissant ;  il n’y eut pas d’avocat et aucun témoin ne fut convoqué.

L’école Sôtô envoya une note au ministère des Affaires Intérieures en s’excusent pour sa négligence et son manque de contrôle de la situation, et expulsa Uchiyama de l’Ecole, son nom fut retiré de toutes les listes de religieux. Les Supérieurs de Eiheiji et de Sojiji furent réprimandés. Il n’y eut aucune tentative de questionner les autorités ni de faire des recherches sur la tenue du procès.

Canal -mur de pierresPourtant la plupart des accusés n’étaient sans doute coupables de rien de plus que de lèse-majesté et Uchiyama lui-même a été certainement accusé à tort de trahison.

Ce ne fut qu’en1992 l’école Sôtô publia des excuses officielles pour avoir, durant la guerre « participé à des actions qui ont heurté la fierté et la dignité des peuples » dans les pays asiatiques et pour avoir jusque là refusé toute reconnaissance de responsabilités dans ces événements.

Et en février 1993, le Bureau de l’école Sôtô proclama une résolution pour restaurer l’honneur d’Uchiyama et le réintégrer comme prêtre dans cette Ecole.

Ce n’est pas mon intention d’idéaliser Uchiyama mais plutôt de réfléchir sur des problèmes importants pour le bouddhisme moderne notamment la relation entre boud-dhisme et système impérial depuis la restauration de Meiji. Mais plus largement de nous rappeler que nous aussi nous avons à faire des choix que ce soit sur le plan social, environnemental et politique.

Japanese Journal of Religious Studies 1998 25/1-2
Ichikawa Rikizan

Traduction et résumé : Joshin Sensei

Ce fut également le cas en Chine, et il est intéressant de lire les démêlés des Supérieurs de temple et des empereurs pendant trois siècles, chacun à son tour gagnant ou perdant : les Supérieurs de temples, et les bouddhistes en général, feront-ils les prosternations devant l’Empereur ? Oui répondent les empereurs, non répondent les bouddhistes…

« Buddhism in China » K.Ch’En
Bibliographie :
Fabio Rambelli : Zen Anarchism : The Egalitarian Dharma of Uchiyama Gudō
Institute of Buddhist studies 2013

https://terebess.hu/zen/mesterek/UchiyamaGudo.html

P. Cornu : Le Bouddhisme,
une philosophie du bonheur ? Points
G. Renondeau : Histoire des moines guerriers du Japon P.U.F
Brian Victoria : Le Zen en guerre, Seuil

Dhammananda, nonne malgré tout

 

Warajis

En Thaïlande l’opposition à l’ordination complète des nonnes reste très forte. Déjà en 1927 le politicien progressiste Narin Bhasit avait fait ordonner ses deux filles Sara et Chongdi, et construire un monastère féminin. Le gouvernement en ordonna rapidement la fermeture et le renvoi des moniales à la vie civile.

Dhammananda1Refusant d’obéir, les filles de Narin Klueng furent arrêtées et défroquées en prison.
Une loi interdisant d’ordonner des femmes fut passée l’année suivante.
Néanmoins, Dhammananda, de son nom civil Chatsumarn Kabilsingh, dont la mère avait déjà scandalisé en se proclamant bhikkhuni, a été ordonnée en 2001 au Sri Lanka entraînant une nouvelle vague de protestations.

Elle a aidé là l’ordination de 8 nonnes en 2014 mais le Conseil Bouddhiste de Thaïlande a interdit toute autre ordination de nonnes dans le futur.
Pourtant elle a auprès d’elle plusieurs novices et sa propre ordination au Sri Lanka a inspiré 300 autres nonnes à faire de même.
Peter Janssen Wiki

Il y a plus de huit siècles, les bikkhunis disparaissaient d’Asie du Sud-Est. Privées d’ordre monastique consacré, les femmes thaïlandaises improvisent, aux alentours du XIIIème siècle, une congrégation religieuse de substitu-tion : les Mae Chiis.
Ces « nonnes », au statut ambigu car non défini par le Bouddha, ni tout à fait laïques ni entièrement religieuses, sont, de fait, exclues de la communauté monastique. « Les femmes deviennent des Mae Chiis parce qu’elles n’ont pas le choix. Celles qui vivent à proximité des moines sont considérées comme des domestiques chargées des tâches ménagères ».

Dhammananda2L’accomplissement spirituel de Dhammananda est le fruit d’une longue maturation entamée dès l’enfance.
« Pour expliquer cette décision, je dois parler de ma mère. Quand elle est devenue Mae Chii en 1956, j’étais âgée de 10 ans et la pleine ordination des femmes n’existait pas en Thaïlande. Au lieu de quitter la maison, comme c’est le cas traditionnellement, elle a transformé notre maison en temple ».

Enfant, la « fille du temple » reçoit une éducation bouddhiste poussée. Plus tard, brillante universitaire, elle approfondit ses connaissances théologiques et rédige sa thèse sur un sujet qui lui tient à coeur : le statut des nonnes bouddhistes. « J’ai découvert à ce moment-là qu’il était possible pour ma mère de se faire ordonner à Taiwan, selon la tradition Mahayana. Je l’ai accompagnée dans sa démarche ».

Installée dans le temple de sa mère, le Wat Kalyani, elle sait la portée sociale d’une communauté de bikkhunis, son impact positif sur l’image, parfois dégradée, des Thaïlandaises :
« Il n’existait pas de femme en Thaïlande, susceptible de représenter un modèle sur le plan spirituel ».

Issues pour la plupart de milieux défavorisés et peu éduquées, les quelque 10.000 Mae Chiis du pays ne sont pas en mesure de prétendre à ce rôle :
« C’est parce que les femmes ne peuvent pas être ordonnées, et qu’elles ont une image négative d’elles-mêmes, qu’elles sont reléguées.

Pourquoi la porte se fermerait-elle aux femmes ordonnées, alors que celle qui mène à la prostitution est largement ouverte ? ».

Elle consacre l’essentiel de son temps à favoriser l’accès des femmes à la spiritualité.
À commencer par l’enseigne-ment du bouddhisme, jusqu’ici réservé aux hommes.

Voir l’article complet et bien informé sur :
https://www.bouddhismeaufeminin.org/dhammananda-la-nonne-combative/
Elle fait aussi partie du réseau des Bouddhistes Engagés et elle-même et les bikhunis qui l’entourent ont commencé depuis 2011 un travail dans les prisons des femmes.

Au début, elles fournissaient les prisonnières en produits de toilette de base puis elles les ont aidées par des massages et maintenant leurs visites incluent aussi un temps de méditation.

Enfin Dhammananda fait aussi partie du dialogue inter-religieux avec les musulmans de Thaïlande et travaille à un programme environnemental dans le temple portant spécialement sur l’aide au  recyclage.

Ordination en 2009

Dr Lai Suat Yan
Traduction et résumé: Joshin Sensei
https://snfwrenms.wordpress.com/2014/11/21/thailand-venerable-dhammananda-1943-the-pioneering-bhikkhuni-and-her-faith-in-the-buddha-2/

Des « warajis » …

Warajis1Les chaussures traditionnelles que nous portions au temple de Zuigakuin lorsque nous allions recueillir des aumônes.

Des warajis tout au long de ce numéro pour ne pas oublier que, pour nous, pratiquant.es de la Voie, aider, c’est d’abord prendre le vœu d’aider tous les êtres à entrer dans la paix et à être libérés de dukkha.

Pour ne pas oublier que, comme le dit Maître Dogen, lorsqu’une seule personne fait zazen, c’est l’univers entier qui fait zazen. Que c’est parce que nous croyons à cela que nous devenons des nonnes et des moines.

Joshin Sensei

« Comment conserver et nourrir cette relation avec de l’espace, être relié mais sans être trop attaché, être capable de bouger – voilà le problème.
Une personne de la Sangha est comme un oiseau migrateur.
Même dans la tempête, l’oiseau migrateur peut voler.
Où ce vol nous emporte-t-il ?
Pourquoi pratiquons-nous ? Pour nous asseoir ensemble sans parler, comme autant de petits avions décollant et atterrissant ensemble, au même moment, au même endroit, nous sommes comme ces oiseaux migrateurs ».

Kobun Chino Buddhadharma
Traduction : Joshin Sensei

木魚 « Dédier les mérites » ?

Qu’est-ce que cela fait exactement ?

Question :
Nous sommes encouragés à dédier les mérites de notre pratique à tous les êtres. C’est une belle idée, mais quel effet, le cas échéant, a-t-elle vraiment ? Et peut-on offrir quelque chose que l’on n’est même pas sûr d’avoir ?

Jetsunma Tenzin Palmo :
Dans les pays de tradition bouddhiste, le concept de punya a toujours joué un rôle important.
Habituellement traduit par « mérite » ou même par « bonté », punya désigne les résultats karmiques positifs de bonnes intentions et actions.

Cette croyance dans le pouvoir des actions méritoires est perçue comme une force éthique qui peut être dirigée vers n’importe quel objet choisi. Les gens se sont donc mis à « accumuler les mérites » et à s’en réjouir ; les mérites sont alors dédiés à autrui et ainsi partagés.
Cela nous encourage à accomplir des actes de bonté comme pratiquer la générosité et la gentillesse. Nous pouvons également nous réjouir des actes généreux que nous voyons les autres accomplir et les partager.

Bouddha boisAu début de la pratique formelle, nous prenons refuge dans les Trois Trésors et ensuite, dans les traditions Mahayana, nous récitons les vœux du Bodhisattva et nous nous rappelons que nous nous engageons dans cette pratique non seulement pour notre propre bien, mais pour le bien de tous les êtres. En d’autres termes, nous avons réglé notre GPS spirituel sur « l’illumination pour tous ».
Puis, à la fin de la pratique de ce jour-là, nous nous souvenons à nouveau de notre but en dédiant toute la bonté accumulée au bien-être et au bonheur de tous les êtres -ou à toute la planète et au-delà.

Ce sont des entraînements à la Bodhicitta, qui nous rappellent que notre pratique a un sens qui ne se limite pas à notre seul bénéfice. Même l’effort de pratiquer plutôt que de regarder la télévision ou jouer sur l’ordinateur est une bonne chose, et nous pouvons en ressentir de la satisfaction et de la joie, et souhaiter partager cette bonté essentielle avec autrui.
Nous pouvons dédier ces mérites, que nous comprenions ou non toute cette mécanique. Lancez-vous. Il y a tant de choses que notre esprit rationnel ne peut percevoir. Conservons un sens du mystère et ne soyons pas étroits et matérialistes.

Chemin herbeLe Dharma va au-delà de notre pensée conceptuelle. Ce n’est pas seulement une « belle idée », c’est aussi très pratique -le monde a cruellement besoin de bonté et d’énergie positive. Les pensées ont du pouvoir. Les prières et les aspirations ont de la force. Presque tout le monde ressent une atmosphère particulière en visitant des lieux sacrés tels que Bodhgaya ou Assise, malgré le chaos apparent ou l’aspect mercantile.
Des siècles de dévotion, de pensées tournées vers le sacré, y ont créé une énergie spirituelle palpable. De même, nous ressentons spontanément une profonde tristesse et une pesanteur lorsque nous visitons Auschwitz ou Dachau.
Nous nageons dans un océan de formes de pensée mais, comme les poissons dans l’eau, nous ne sommes pas conscients de notre propre environnement psychique.

Si nous pouvions le voir, nous saurions que la pollution psychique qui entoure cette planète est beaucoup plus dense que la pollution physique. Il y a tant de colère, d’avidité, de jalousie, de peur et de négativité générale dans la société, et tout cela est cultivé et célébré dans les médias.

Dans cette obscurité, nous avons besoin de lumière. Dédier notre énergie positive aide à rétablir l’équilibre et à apporter une appréciation joyeuse dans une situation apparemment désespérée. Goutte après goutte, le vase se remplit. Donc, par les mérites de cette pratique, puissent tous les êtres être heureux et exempts de souffrance !

Jetsunma Tenzin Palmo, Buddhadharma Traduction : Françoise
(Suite en novembre).

Un nouveau site pour La Demeure sans Limites :

kannon petiteTout beau, tout neuf : plus clair, plus lisible, plus de photos et de videos ; en plus des dates et du planning de La Demeure sans Limites, de Jôkei Sensei et de Joshin Sensei, vous trouverez des lectures, (textes de la Vie, des conférences, etc), des enseignements d’enseignants contemporains, et aussi les e-books ( » Flip-books », à lire sur tous supports) faits avec la Sangha de La Demeure sans Limites.
Vous pourrez aussi réagir et nous écrire, ou réserver directement votre séjour.

Les actualités du temple, de Joshin Sensei, des zendos.
Des liens vers d’autres sites qui nous semblent intéressants à partager.

Vous pourrez aussi réagir et nous écrire, ou réserver directement votre séjour. Tout devrait être prêt au 1er Avril.                   

Voici sa nouvelle adresse : www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites

Nous avons aussi créé une page Facebook dont voici l’adresse : https://www.facebook.com/pg/Lademeuresanslimites/

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