Daishin nº 248 – mars 2019


Un numéro sur « zazen » en hommage à Moriyama Roshi

coeur-espritCoeur-esprit
« En sino-japonais, il y a une belle expression pour désigner le coeur-esprit d’un Bouddha,
ji hi ki sha muryo shin :
aimer les êtres juste comme ils sont,
au-delà de tout désir qu’ils soient différents.
Ji : le soi, la personne incluse dans le tout.
Hi : se soucier de la souffrance des autres ;
Ki : se réjouir de l’existence de tous les êtres ;
Sha : vouloir tout leur donner ;
Muryo : toutes choses au-delà de toute mesure ;
Shin : coeur-esprit.
C’est un coeur-esprit d’amour, de joie, d’intérêt pour les autres, et de générosité sans mesure.

Reb Anderson Being Upright

Joshin Sensei :

– Paris : samedi 16 mars.

– Toutes les activités de Joshin Sensei : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées

La Demeure sans Limites rouvre ses portes le 7 avril.

Uposatha : Mars – nous asseoir ensemble :

Mercredi 6 : lune nouvelle
Jeudi 21 : pleine lune

Pour nous rejoindre : https://framadate.org/BVNjmuXKpYyNvLHl

Sommaire

Comme des oiseaux migrateurs… Kobun Chino Roshi

Le corps-esprit Fujita Issho Roshi

Lettre à ma fille Pierre M.

En vrac

Comme des oiseaux migrateurs…

coeur-espritReprise de deux articles publiés en 2013, toujours aussi intéressants :

Comme des oiseaux migrateurs… 

En 2002 disparaissait Kobun Chino Roshi, maître japonais venu enseigner aux Etats-Unis en 1967. Il y avait été appelé par Suzuki Roshi ; il y resta et y fonda plusieurs temples, ou lieux de pratique. Il a aussi enseigné la calligraphie et le tir à l’arc.

Maître Moriyama, qui se trouvait aux USA au même moment, m’a souvent parlé de lui, mais je n’ai jamais eu l’occasion de le rencontrer. 

Un des derniers N° de Buddhadharma a publié un long article sur lui, avec plusieurs de ses enseignements, et une introduction par un de ses proches disciples ; je souhaitais vous les proposer. 

La respiration de l’univers

zendo 2L’idéal de l’assise est d’oublier la respiration. Mon sentiment est que chaque respiration est une chose indépendante. Votre respiration et la respiration de l’univers sont semblables. Vous partagez la même respiration. S’asseoir et respirer immobile, en silence, est semblable à une personne qui vient de tirer une flèche. 

Un instant plus tard, le résultat sera là, mais tout ce que vous savez c’est que la flèche est bien en mouvement. Elle a quitté votre royaume, et pourtant vous sentez qu’elle est dans la course juste.

Shikantaza signifie « s’asseoir ». Ta est «frapper». Je frappe le sol – cette action est ta. 

Za est être assis, alors en fait vous êtes en train de pilonner le sol, même si l’œil de chair peut seulement voir quelqu’un assis immobile sur un coussin. 

Shikan signifie «pour cela même», ou «seulement pour cela». 

Vous ne pouvez pas dire à quelqu’un « Svp asseyez-vous pour moi », mais s’asseoir «pour cela» seulement fait que tous les autres s’assoient avec vous. 

Quoiqu’ils puissent être en train de faire ailleurs, en train de bouger, ou sur un autre chemin, pourtant, ils sont avec vous, vous aidant dans votre assise. 

Si vous mettez des lunettes, les lunettes vont commencer à s’asseoir. Il en est de même quand vous soulevez quelque chose d’ici à là, parce que tout – chaque chose, toutes les choses – est soulevé avec cette chose. 

La douleur n’est pas la vôtre.

Entrer et commencer à s’étirer dans cette condition particulière appelée pratique est extrêmement épuisant. S’asseoir immobile nous donne l’impression de disparaître du monde. Vous entrez dans le roc, vous entrez dans un mur épais et vous avez l’impression que vous disparaissez en tant qu’être humain. 

Et quand vous vous retournez et que vous vous levez, vous découvrez que vous êtes toujours vivant ! 

Le problème n’est pas la douleur dans le corps, mais cette douleur de l’esprit qui ne se dissout pas.  Et pourtant c’est ce qui est. Mieux vaut y regarder de plus près, voir ce que c’est plutôt que d’en  avoir peur. Vous pouvez ressentir la douleur, mais vous ne pouvez pas l’avoir. Elle n’est pas à vous. Pour certains, c’est l’univers entier qui fait mal ; c’est juste une question de degrés. Cela arrive, alors laissez cela partir. Soufflez cette douleur avec votre respiration.  

couloir zendoNous sommes là dans notre forme condensée, aussi dans cette situation, juste asseyez-vous bien droit et mettez-vous dans l’axe de la gravité. Il y a une autre douleur qui apparaît dès que vous pratiquez, et qui n’a rien à voir avec vos jambes. 

Cette douleur est le sentiment qu’il vous manque quelque chose, comme quand on sent qu’on oublie une chose importante alors qu’on est chargé de bagages ; ou comme chercher un enfant perdu, ou la nécessité urgente d’être avec quelqu’un. 

C’est la séparation d’avec quelque chose que vous devriez être, qui est tout proche. Éloigné de cela, vous sentez que cela vous appelle. Alors, il y a pratique, étudiant, enseignant, père, fille, et ainsi de suite. 

Comment conserver et nourrir cette relation avec de l’espace, être relié mais sans être trop attaché, être capable de bouger – voilà le problème.  Une personne de la Sangha est comme un oiseau migrateur. 

Même dans la tempête, l’oiseau migrateur peut voler. Où ce vol nous emporte-t-il ? Pourquoi pratiquons-nous ? Pour s’asseoir ensemble sans parler, comme autant de petits avions décollant et atterrissant ensemble, au même moment, au même endroit – nous sommes comme ces oiseaux migrateurs.

Kobun Chino Roshi      Buddhadharma Fall 2012 

Traduction : Joshin Sensei

Longue sesshin d’été avec Fujita Issho Roshi

Fujita Issho Roshi a donné de magnifiques conférences du Dharma sur la façon la plus vivante de pratiquer zazen pendant la sesshin d’été du Mount Equity Zendo (USA). 

Il y a utilisé l’usage d’un squelette – modèle pour démontrer comment travaillent et s’alignent les os. Nous devons nous asseoir, disait-il, comme si nous n’avions pas de muscles. 

Zazen n’est pas une autre sorte d’entrainement musculaire. Les muscles ne devraient être utilisés que pour développer la sensibilité au corps, et devraient, à part cela, rester totalement relâchés. 

Issho Roshi a aussi souligné le respect dû aux limites du corps. Zazen n’est pas simplement vous forcer à être conformes à une position assise « sans la permission de votre corps » dit-il. De plus, en changer une partie du corps ou en essayer de corriger une partie de notre posture, nous ne pouvons le faire qu’en affectant la totalité de notre corps. 

Pour démontrer comment tout ceci fonctionne il a employé une Sphère de Hoberman représentant le fonctionnement complet de l’univers. Aucun point de la sphère ne peut être mû de façon isolée par rapport  à tout autre point. Quand nous mobilisons un point, tous les autres points bougent simultanément. 

Ceci est vrai aussi pour nos corps. Ce que nous faisons à une partie de notre corps nous affecte dans toutes les autres. Partant de la technique Alexander, Fujita Roshi suggère que nous ne bougions pas intentionnellement, ou directement, le corps. 

Nous avons plutôt besoin de développer une sensibilité aux tendances de nos muscles à bouger d’une certaine façon pendant l’assise. Le mouvement direct des muscles, par exemple dans le dos, ne fait qu’accroître l’inconfort. Mais ne pas bouger du tout provoque de la rigidité dans le corps et finit par augmenter la douleur. 

zendo copieNous avons plutôt besoin de développer une compréhension de la « grammaire du corps ». La respiration, le corps et l’esprit doivent être traités comme un tout plutôt que comme trois entités séparées.  

La pratique de zazen n’est pas de se focaliser sur la respiration, puis le corps, puis l’esprit comme dans d’autres traditions de méditation. En zazen tous trois sont totalement intégrés depuis le commencement. 

Le souffle circule à travers le corps entier. Aucune partie du corps ne manque d’être touchée par le souffle qui entre et qui sort. De plus nous devons nous asseoir de façon que les différentes articulations ne bloquent pas le flux du souffle.

Le corps et l’esprit non plus ne sont pas des choses séparées. 

Dans les écrits de Dogen, en fait, le mot « corps » vient avant le mot « esprit » comme dans la phrase célèbre « Abandonnez le corps et l’esprit », ce qui indique l’importance du corps dans la relation à l’esprit.

En fait il n’y a pas de « et » en japonais entre corps et esprit. C’est juste « corpsesprit ».. 

Ce n’est que récemment dans l’histoire humaine que l’esprit et le cerveau sont devenus équivalents. Dans le Bouddhisme et le Zen, l’esprit pénètre le corps tout entier. Alors quand on parle du corps, on y inclut l’esprit. Quand on parle de l’esprit, on y inclut le corps.

En zazen donc, nous nous permettons simplement d’être mûs par le souffle. Si nous pensons que la pratique du Zen consiste à avoir ou à obtenir quelque sorte d’expérience spéciale, c’est hors du sujet. 

Fujita Roshi nous a enseigné que l’on insiste plus dans le Zen sur « l’action » que sur « une expérience intérieure ». Dans de nombreuses écoles de méditation, on s’attache à l’expérience intérieure individuelle. Mais dans Shikantaza du Zen Soto on met l’accent sur l’activité de chacun liée aux gens et à l’environnement. 

La priorité est donnée à notre adaptabilité et à notre harmonisation avec n’importe quelle activité que nous entreprenions, que ce soit la cuisine, avec nos enfants ou sur notre lieu de travail. Ces activités ne sont pas séparées de zazen.

Zazen ne nous apporte pas d’expérience particulière à laquelle on aimerait revenir. 

Le point essentiel de zazen est de savoir que nous ne faisons pas zazen. L’univers entier et tout ce qui s’y passe font zazen. Donc notre attention va de notre expérience personnelle aux actes. Encore un fois, ce n’est pas que rien ne soit éprouvé en zazen, mais que quoique nous éprouvions dans notre corps, ce n’est pas le centre de notre attention. 

En fait, Fujita Roshi nous a encouragés à ne pas nous centrer sur quelque chose en particulier mais d’avoir notre attention étendue à toute chose. 

Pour mieux comprendre la sorte d’attention nécessaire en zazen il fit une démonstration en utilisant une corde mal tendue. Pour rester en équilibre sur la corde, il vaut mieux que l’esprit ne se concentre pas sur la corde. Il doit se fixer au-delà de la corde. Le corps aussi doit être détendu. Il doit y avoir un certain état d’absence d’effort pour rester debout et marcher sur la corde.

Fujita Roshi nous a aussi aidés à mieux comprendre ce qu’il essayait de dire par le biais du dessin. Avions-nous quelques doutes sur ses paroles, il dessinait des schémas très descriptifs pour expliquer des choses comme la posture, la structure osseuse, l’usage des yeux et du souffle. 

vers le zendoDouleur et plaisir, expliqua-t-il, font naturellement partie de la vie. Notre résistance (refus) à la douleur cause une plus grande souffrance. Notre attachement au bonheur diminue notre bonheur.

A travers la pratique nous apprenons à réduire notre résistance à la douleur et notre attachement au plaisir. 

Bulletin Zephyr du Mount Equity Zendo Juillet 2011

Traduction : M.C.Calothy – A.Delagarde

En vrac

coeur-espritZen es el corazón de la contemplación de la naturaleza
tanto exterior como interior…
Apreciar la belleza de las manifestaciones me completa de felicidad.

Zen est le coeur de la contemplation de la nature
autant extérieur qu’intérieur…
Apprécier la beauté des manifestations me comble de bonheur.

Graciela
Traduction : Toen Ni

vers le zendo

La práctica es perfecta
mi cuerpo y mente se regocijan
entre zafus y la música del viento en los pinos.

La pratique est parfaite
mon corps et mon esprit se réjouissent
parmi les zafus et la musique du vent dans les pins.

Graciela
Traduction : Toen Ni

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cheminMarcher,

Marcher jusqu’à ne plus avoir pied…

Se noyer…

Renaître alors, et se poser

S’asseoir peut-être

S‘asseoir droit et souple

Digne et confiant

Comme la flamme

Dans le moment sans temps

Dans l’espace sans lieu

Sans demeure ni affaire

Se défaire dans l’instant      

Se délasser sur le champs

Prendre congé de soi

Ah, la grande vacance

La grande joie. 

Philippe S 

Lettre à ma fille revenue d’une retraite au Village des Pruniers

coeur-espritStabilisée du dedans, tu t’efforces de maintenir ce souffle neuf à l’abri de la contamination par l’extérieur, l’actu, les contacts, les projets et tu vois comme c’est difficile. 

Mais ce ne l’est que quand on oppose les deux mondes comme un intérieur et un dehors qui doivent rester imperméables l’un à l’autre.

Et certes les monastères, occidentaux ou orientaux, sont le lieu et le rythme inventés tout exprès pour se cueillir au plus près, dans un isolement apparent grâce auquel se concentrer, être vigilant au pas, au souffle, à l’assise, à soi, mais aussi au couteau, à la serpillière, à la carotte, aux arbres, aux autres : communauté avec les autres et le reste dont on s’avise qu’ils ne sont pas autres ni un reste. 

Autrement dit, nul repli, mais de l’espace d’accueil. 

Et c’est cela qui n’est pas aisé à transférer dans l’agitation du quotidien. 

Mais c’est cela qui est appris, dont les linéaments sont donnés : conserver comme un bien précieux ce blanc, cette paix pour qu’ils agissent aussi ailleurs que dans les enceintes où on a pu les (re)trouver. 

Et avec eux, la compassion pour les errants hors d’eux-mêmes, le tact pour ne pas intervenir à contretemps, ne pas les abominer et excommunier. 

Dur. A moins qu’il ne s’agisse que  de souplesse. Car c’est si simple, et pour tout dire, si enfantin de classer le monde et les choses en deux catégories : le « miam miam » et le « caca boudin », le ya bon et le rien à fiche. 

Juste une façon encore de projeter et protéger l’égo qui n’existe que par préférences.  

Et surtout chez ceux que leur tempérament porte à l’absolutisme de l’adhésion ou du rejet, du tout ou rien. 

Ça s’appelle aussi l’apprentissage de la patience (rien à voir bien sûr avec la tolérance de n’importe quoi, mais tout avec l’attente des conditions favorables, des maturations possibles). 

Au fond, ne plus tout le temps en faire une affaire personnelle,  ne plus « se mettre au milieu »  (comme dit Sensei). 

Le recentrement est un décentrement, pas un retranchement. 

Sous l’individu avec ses caractéristiques psychologico-génétiques, il y a la personne et, sous et par celle-ci, l’accès à l’impersonnel d’où regarder l’individu et ses réactions, et les autres comme soi-même : avec un brin d’humour. 

C’est pour ça que les maîtres rigolent, de toutes les blagues que les autres se font sans s’en apercevoir. Autant ne pas trop s’en faire à soi ni s’en conter.

Affectueusement, 

Papa

Daishin nº 247 – Février 2019

Nonne coreenne avec chou

春節 Nouvel an chinois : Festival du Printemps mardi 5 février : « Fête du printemps – premier kimchi de l’année  Bon appétit » !

 Joshin Sensei  :

– Paris : samedi 9

– Aix en Provence  : Journée de retraite samedi 23

infos : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journ%C3%A9es

– Tous les premiers vendredis du mois : 

   Zazen au Betsuin à Valence : 19h30 – 21h.

La Demeure sans Limites est fermée jusqu’au 6 avril 2019…

Février Uposatha :

Pour nous asseoir ensemble :

Lundi 4 : lune nouvelle , Mardi 19 : pleine lune

Pour nous rejoindre : 

https://framadate.org/y3r8IUYSAajF2zsC

Sommaire

 Nouvel an chinois

Cap ou pas cap ? Lundi vert

Ecologie à La Demeure sans Limites, Joshin Sensei

Tourner la cuillère… ! Sylvie

Travail et joie : Être tenzo, A.C.

Bouddhisme : comprendre l’interdépendance.

Bouddha, les êtres sensibles et la nature. D. Loy

La cloche de la pratique… Marylise

En vrac

Illustrations  :
Première page : Beop Song in Tricycle https://tricycle.org/trikedaily/buddhist-cooking-korean-cultural- week/
https://lechinois.com/culture/nouvel-an/date-nouvel-an-chinois.php
Photos de Marcelo, Marylise, diverses personnes àLa Demeure sans Limites, nippon news.

Les bulletins précédents

Daishin n°248 – Mars 2019

zuigakuin-vue-generale

Daishin n°247 – Février 2019

Nonne coreenne chou vignette

Daishin n°246 – Janvier 2019

Lanterne sur la neige

Daishin n°244- Décembre 2018
Kannon noël
Daishin n°243 – Novembre 2018

enku-10-bouddhas

Daishin n°243 – Octobre 2018

ENSO-carre

Daishin n°242 – septembre 2018
Transmission 1  
Daishin n°241 – été 2018

Montagne brume

Daishin n°240 – juin 2018

Offrandes Temple Inde

Daishin n°239 – mai 2018
Kannon petite
Daishin n° 238 – Avril 2018
avalokiteshvara
Daishin n°237 – mars 2018
katannuta-myanmar
Daishin n°236 – Février 2018

parinirvana

Daishin n°235 – janvier 2018: Commencer l’année dans la joie
namasteNamaste
Daishin n°234 : des ancêtres nonnes, une tasse de thé remplie par l’univers…
nirvana
Daishin n°233 : une réflexion sur cette vie rare et précieuse.

kSaNa -chaque instant

Daishin n°232 : Suite du numéro 231 sur Manger quoi ? manger comment ?
non-violence
Daishin n°231 : un numéro sur Manger quoi ? manger comment ?
karuna
Daishin n°230 : un numéro sur les addictions
mettasoupDaishin n° 229 : un numéro sur le silence
enfantsmoines
Daishin n°228 : un numéro sur le jardin
bouddha
Daishin n°227 : anniversaire de la mort de Moriyama Roshiautel
Daishin n°226 : un numéro sur l’écologiebouddhas-plantes
DAISHIN N°225 – Le parinirvana du Bouddha
parinirvana
DAISHIN N°224 – Un numéro pour une année légère

semerveiller-small

DAISHIN N°223 – Un numéro sur l’éveil du Bouddha

arbre-dore

DAISHIN N°222 – Metta – Blanche Zenkei Hartman (2)

jizo-orange

DAISHIN N°221 – Spécial Blanche Zenkei Hartman

DAISHIN N°220 – Om Mani Padme Hum

Om Mani Padme Um

DAISHIN N°219 – LA JOIE
mudita

 

 

 

 

Daishin n° 246 – Janvier 2019

Lanterne sur la neige

ज्योति : jyoti lumière (sanskrit).

Nouvelle année nouveau karma !

Même si la nouvelle année n’arrive pas vraiment avec un karma tout neuf, elle nous donne une chance de prendre un nouvel engagement dans notre pratique

Joshin Sensei  :

– Paris : samedi 12 janvier 

– Marseille : samedi 26 janvier ( inscriptions joshinsensei@larbredeleveil.org )

La Demeure sans Limites est fermée jusqu’au 29 mars 2019… Bon hiver !

Janvier Uposatha : Dimanche 6 : lune nouvelle, lundi 21 : pleine lune. 

Pour nous rejoindre : https://framadate.org/gAjmAbhSAdtdjOJY

Pour retrouver toutes les infos tous les mois : https://www.nousasseoirensemble.org/

2 janvier : 20 ans de rakusu d’Yvon Hanryo

                               

Sommaire

L’intention est tout – Norman Fischer

Les deux ailes de l’espoir -Vénérable Bhikku Bodhi

Remplir nos responsabilités -Vénérable Bhikku Bodhi

Birmanie : au nom du Bouddha… ? Joshin Sensei

Oui, nous pouvons espérer- Joan Halifax 

Banques – Japan Times

ज्योति Toutes les illustrations sont des œuvres de Chen Shao Kuan, artiste contemporain, exposées au temple de Singapour: “Buddha Tooth Relic Temple Singapore” http://www.btrts.org.sg/

Pour les voir: aller dans https://commons.wikimedia.org/wiki/ puis dans le cadre de recherche taper  « Chen Shao Kuan ».

ज्योति -L’intention est tout

Quelques idées pour que cette nouvelle année soit aussi le début d’une nouvelle pratique : 

– La joie de l’effort : vous savez quand vous avez beaucoup marché, et que vous sentez votre corps vous répondre pleinement… nous fuyons souvent l’effort et pourtant il porte sa propre satisfaction : l’effort de garder un horaire régulier pour zazen vous donnera une nouvelle impulsion et renforcera la joie de la pratique.

– De l’intention à la motivation… il y a parfois un fossé entre ce que nous « aimerions » faire.. de loin, et ce que nous « allons » faire. Réfléchissons comment concilier les deux : des buts clairs et précis, à notre portée. 

C’est notre intention qui s’approfondit en engagement, qui alors devient notre vœu : 

Quand vous pratiquez la méditation, vous êtes sûr du succès – par « succès » je ne veux pas dire obtenir ce que vous voulez, mais à travers la méditation vous allez rapidement oublier ce que vous espériez obtenir ! Ce qui veut dire que tout peut entrer dans votre pratique – et vous serez donc gagnant quoiqu’il se passe ! Le tout c’est de méditer…
Parce qu’il est difficile de garder une pratique régulière, nous sommes facilement détournés de notre décision par tout un tas de choses autour de nous, ou bien nous nous décourageons.  

Notre intention s’effrite. 

L’intention est tout. Si votre esprit est toujours un avec votre intention, vous irez toujours vers la pratique. La pratique est d’abord l’esprit de pratique, plus qu’une activité spécifique.      

Norman Fischer

La semaine du 1er au 8 décembre est appelée Rohatsu Sesshin, c’est à dire : « Semaine de zazen intensif».  

Au Japon, les moines Zen, malgré le froid, méditent pendant  une semaine entière, suivant l’exemple du Bouddha. De nombreux adeptes laïcs se joignent pour cette semaine de zazen intensif, étant donné que c’est la seule semaine de l’année pendant laquelle ils peuvent s’adonner au zazen dans un monastère, sans aucune intrusion extérieure. 

Il est possible d’atteindre, grâce au zazen, une paix intérieure et un sentiment de sérénité indescriptibles si l’on se donne corps et âme au zazen.                                                                                Il est possible d’atteindre la Voie du Bouddha, qui irradie naturellement du plus profond de l’esprit.  Cette Semaine de Zazen intensif peut donc être définie comme la semaine pendant laquelle on se remet totalement entre les mains du Bouddha.    

https://global.sotozen-net.or.jp/fre/practice/event/winter/rohatsu.html