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Pleine lune

mercredi 2 mars 2016

UPOSATHA : Sangemon, reconnaître ses fautes.

Le Refuge

Les Préceptes

Dédier les mérites

Cette tradition nous vient du Bouddha ; elle fut instituée dans les premiers monastères bouddhistes en Inde. Les soirs de pleine lune et de lune nouvelle, les moines et les nonnes récitent le Vinaya, c’est-à-dire l’ensemble des règles qu’ils ont reçu le jour de leur ordination. Ce jour-là, ils peuvent devant l’assemblée (la Sangha) parler de leurs erreurs et de leurs manquements aux préceptes ; cela permet le retour à un esprit tranquille.

C’est un moment d’introspection et de recueillement qui permet aux pratiquants de se retrouver et de regarder avec attention et « metta » leurs erreurs et fautes du mois passé.

Reconnaître ses fautes

Les Bouddhas et les patriarches, grâce à leur immense bienveillance, ont laissé ouvertes les portes de la compassion, afin que tous les êtres humains ou célestes, puissent réaliser l’Éveil. Bien que le karma de nos actions négatives se produira nécessairement dans une des trois phases du temps, la reconnaissance de nos fautes peut en réduire les effets, apportant apaisement et pureté. C’est pourquoi nous devons reconnaître nos fautes devant le Bouddha en toute sincérité. Ceci fait grandir en nous une foi pure, libérée du doute, et l’effort sincère. Quand cette foi pure apparaît, elle change les autres comme elle nous change nous-mêmes ; ses bienfaits s’étendent à tous les êtres, animés et inanimés.

L’essence de la confession est la suivante : ’’Bien que l’accumulation de notre mauvais karma dans le passé est si importante qu’elle forme un obstacle à la pratique de la Voie, nous demandons à tous les Bouddhas et les patriarches éveillés et pleins de compassion de nous libérer de ce karma, d’éliminer tous les obstacles à la pratique de la Voie, et de partager avec nous leur compassion, puisque c’est à travers elle que leurs mérites et leurs enseignements emplissent l’univers’’.

’’Dans le passé, Bouddhas et patriarches furent semblables à nous, dans le futur, nous deviendrons comme eux. Toutes nos actions fausses, produites par le corps, le langage et la conscience, découlent de l’avidité, de la colère et de l’ignorance – sans origine. De tout cela, je le reconnais complètement aujourd’hui.’’

Grâce cette confession, nous recevrons l’aide invisible des Bouddhas et des patriarches. Gardant cela à l’esprit, nous agirons de façon juste. La force qui découlera de cette confession tranchera la racine de nos fautes.

Le Refuge

Puis nous devrions vénérer profondément les Trois Trésors. Peu importe que notre vie et notre corps changent, ces Trésors sont toujours dignes de vénération et de respect. Le respect pour le Bouddha, le Dharma (son enseignement), et la Sangha (sa communauté) a été correctement transmis par les Bouddhas et les patriarches, en Inde comme en Chine.

Les gens infortunés, sans vertus, sont incapables d’entendre même les noms des Trois Trésors ; encore moins de prendre refuge en eux. Ne soyez pas comme ceux qui, sous l’effet de la peur, se réfugient en vain auprès des fausses divinités de la montagne, ou qui vénèrent les esprits profanes : il est impossible de se libérer de la souffrance par ce moyen. Au contraire, prenez refuge le plus vite possible auprès des Trois Trésors, recherchant non seulement la libération de la souffrance, mais aussi l’Éveil complet.

Prendre refuge auprès des Trois Trésors signifie d’abord avoir une foi pure. Pendant la vie du Tathagata (Shakyamuni Bouddha), ou après, on doit réunir les mains en ’’gassho’’, et la tête inclinée, réciter : ’’Nous prenons refuge dans le Bouddha parce qu’il est le plus grand des Maîtres. Nous prenons refuge dans le Dharma, parce qu’il est l’enseignement suprême. Nous prenons refuge dans la Sangha, parce qu’il y règne l’harmonie.’’

Ce n’est qu’en prenant refuge que l’on peut devenir disciple de Bouddha et recevoir les autres préceptes. Les mérites de ce refuge apparaissent nécessairement lorsqu’il y a communion spirituelle entre le pratiquant et le Bouddha. Celui qui expérimente cette communion prend nécessairement refuge, quelle que soit sa forme, humaine ou céleste, être infernal, esprit affamé ou animal. Les mérites qui s’ensuivent s’accroissent à travers les différents stades d’existence, amenant à la fin à l’état le plus haut, l’Éveil suprême.

Sachez que le Baghavat lui-même a témoigné de ces mérites, d’une valeur sans égale, et d’une profondeur incommensurable C’est pourquoi toutes les créatures vivantes devraient rechercher ce refuge.

M° Dogen Shobogenzo Shushogi

« Les préceptes sont pareils au soleil et à la lune ; Ce sont les perles d’un précieux collier : ils permettent à des bodhisattvas nombreux comme des atomes d’atteindre l’Éveil authentique et parfait. Quand vous aurez reçu les préceptes et quand vous les observerez allez donc les transmettre à tous les êtres animés ! Ayez toujours foi dans les préceptes. Tous les êtres qui ont une conscience devraient suivre les préceptes des bouddhas. L’être ordinaire qui les reçoit accède au niveau des bouddhas. Il se trouve au niveau de leur grand Éveil ; il est vraiment un enfant des bouddhas." Sutra du Filet de Brahma

Les Préceptes

Les Trois Purs Préceptes : le premier, ne pas faire le mal ; le deuxième, faire le bien ; le troisième, aider toutes les créatures vivantes.

Les dix Prescriptions solennelles :

1 – ne pas tuer, 2 – ne rien prendre qui ne vous soit donné, 3 – ne pas avoir une conduite sexuelle qui ne respecte pas soi-même et les autres 4 – ne pas mentir, 5 – ne pas consommer de nourriture ou de boisson qui peuvent intoxiquer le corps ou l’esprit, 6 – ne pas parler des erreurs des autres, 7 – ne pas être fier des compliments ou des éloges d’autrui, 8 – ne pas être avide – ni de la loi, ni des biens matériels, 9 – ne pas donner prise à la colère, 10 – ne pas médire des Trois Trésors.

Tous les Bouddhas ont reçu et observé les Trois Refuges, les Trois Purs Préceptes et les Dix Prescriptions solennelles. En recevant ces préceptes, on réalise la Sagesse Suprême de la Bodhi, la pure, l’indestructible Illumination de tous les Bouddhas des trois périodes de temps.

Y a-t-il une personne sage qui ne voudrait pas mettre toute son énergie pour atteindre ce but ? Le Baghavat a clairement montré à tous les êtres vivants qu’en recevant ces préceptes du Bouddha on peut entrer dans le Royaume des Bouddhas, devenir leurs enfants et accomplir le même Éveil sans pareil.

Tous les Bouddhas demeurent en ce royaume et perçoivent clairement toutes choses, sans laisser aucune trace. Quand les êtres ordinaires en font aussi leur demeure, ils ne peuvent plus distinguer entre le sujet et l’objet.

Alors, toutes choses, tout l’univers, la terre, les arbres, l’herbe, les murs, les tuiles et les cailloux sont reconnus comme une manifestation de l’Éveil, et ceux qui en reçoivent les effets n’en ont pas conscience. C’est cela le mérite de la non-action et de la non-opposition. S’éveiller à l’esprit de la Sagesse.

Shobogenzo Shushogi M° Dogen

Dédier les mérites

C’est par metta, l’amour bienveillant que nous entrons en contact avec nous-même et les autres.

C’est metta qui va nous ’’envelopper’’ pendant cette méditation sur nos actions du mois passé.

Nous contemplons nos actions à la lumière de prajna et de metta.

" Je dédie les mérites de ce soir à tous les êtres pour que nous atteignons l’Éveil suprême tous ensemble. Que ceux qui ont entendu ces cinq prescriptions solennelles réalisent l’Éveil parfait. »

Sutra du Filet de Brahma


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