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Rien de spécial et pourtant
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S'asseoir en méditation
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L'horaire,seul véritable maître
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Zen Soto

Rien de spécial et pourtant
Rien de spécial et pourtant

(extrait du livre "Bouddhismes" d'Alain Sillard - LeSir Edition)
Manjoushri Bosatsu

Zazen dans le silence complet
Zazen dans le silence complet

Enseignements bouddhistes
Enseignements bouddhistes

Les quatre nobles voeux
Les quatre nobles voeux

Reintégrer la vie de tous les jours
Reintégrer la vie de tous les jours

 

Le Zen Soto, rien de spécial. Et pourtant... Revenir à nous-même, à notre silence intérieur en ce monde de bruit. Etre présent à tout instant à ce qui nous entoure - agréable ou non - vivre en harmonie, avec nous-même et avec les autres. Présent au monde, pas à notre petit monde de rêves et de confusion, mais au monde tel qu'il est, et découvrir la joie au cœur de chaque instant." Ainsi s'exprime Jôshin Sensei (sensei : "celle qui enseigne"), nonne Zen qui a fondé la ferme-monastère de la Demeure sans Limites, en France, dans l'Ardèche, après avoir reçu au Japon les enseignements d'un maître japonais auprès duquel elle a passé de nombreuses années. Elle avait auparavant abordé la méditation assise avec les disciples de maître Deshimaru. Jôshin Sensei, un des seuls maîtres Zen Soto en France, constitue le maillon français d'une lignée continue, celle de Maître Moriyama dont elle a reçu l'autorisation d'enseigner. Elle revendique sa filiation bouddhiste, qui constitue une spécificité, rare au Japon, de son lignage.

 

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Les maîtres mots du Zen Soto tel que pratiqué à la Demeure sans Limites sont présence, harmonie, simplicité, quotidienneté, "rien de spécial". Zazen (qui désigne en général la méditation assise, pour vivre dans l'instant) est la vie quotidienne, chaque acte, chaque moment de notre vie; c'est basé sur un retour au simple, à quelque chose de solide en nous-mêmes, à travers la pratique de la méditation, "s'asseoir", ce qui est déjà ce qu'il y a de plus simple; il n'y a pas besoin de vêtements particuliers et cela peut se faire n'importe où. C'est la pratique qui sort du zendo pour emplir le quotidien. "Rien de spécial", c'est faire ce que l'on fait le reste du temps, mais en l'abordant par un autre aspect, à travers un esprit de silence, de présence, d'ouverture. Rien d'extraordinaire ne se passe, et pourtant tout change. Quelqu'un qui se rend à la Demeure sans Limites mènera la Vie d'un moine ou d'une nonne zen pendant le temps qu'il le désire. Il ne s'agit pas d'une sesshin (session longue de méditation zen), notion qui n'existe pas à la Demeure sans limites : ouverte en permanence avec des horaires de monastère. Les gens viennent quand ils le souhaitent. A la Demeure sans limites, on essaie de regarder chaque chose, une éponge, comment on fait la vaisselle, comment on descend l'escalier. Le but est d'être là présent, vivant, tout simplement, éveillé", de vivre sa vie. On vient en général a la pratique du zen parce que l'on éprouve un besoin d'amélioration ou que l'on éprouve personnellement une souffrance ou un manque. Ce qui est normal. On commence donc par un travail sur soi-même. La pratique aide, même si elle ne se fait pas dans un but d'amélioration personnelle. Puis, à un moment donné, cela s'enclenche dans une dimension autre: lorsque l'on se rend compte du fait qu'alléger notre propre souffrance, c'est alléger la souffrance de tout le monde, un tournant se produit dans la pratique, une autre perspective, de nature altruiste, s'installe. En effet, la pratique se fait avec et pour les autres : à partir du moment où l'être est un peu plus éveillé, il est plus présent aux autres, plus conscient d'eux, de son rapport, de son existence, de son interdépendance, de sa vie même, Quand on "dort" on est refermé sur soi-même, comme si on avait un petit mur autour de soi ; quand on ouvre ce mur, on s'aperçoit de la présence des autres et on constate à quel point son identité, sa vie et ses problèmes sont semblables à ceux des autres. Maître Dogen, qui introduisit le zen au Japon, disait : "Avec le temps qui passe, je deviens les autres et les autres deviennent moi-même". C'est la racine de la compassion.

 

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S'asseoir en méditation

 

 

 

 

 

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Un débutant dans le Zen Soto aborde en premier lieu la méditation : comment s'asseoir, en une posture confortable, la plus naturelle possible même si ce n'est pas évident au début. Peu à peu on rentrera plus dans le détail. Puis on lui dit d'essayer, lorsqu'il est en train de penser, de revenir à son corps, de s'en servir comme d'un support, mais auquel il ne s'accroche pas ; le méditant ouvre, les pensées reviennent : il se demande ce qu'il va faire le lendemain, etc. et il revient à son corps, à la présence de la respiration. Ce n'est pas s'enfermer (les bruits extérieurs, les gens autour, sont présents dans la méditation), c'est entendre ces bruits qui sont souvent occultés par nos pensées, sentir la présence des autres, s'ouvrir à tout ce qui nous entoure. Peu d'instructions sont données au début, cela se construit. Une personne ancienne prend en charge la personne nouvelle. On explique, on montre les horaires. Au bout d' un ou deux jours, et ensuite tous les deux ou trois jours le maître fait le point lors d'entretiens particuliers : quels sont les petits problèmes, comment cela se passe, etc. Ce ne sont pas les entretiens formels (dokusan) que l'on peut trouver dans d'autres écoles zen (sauf si l'on a affaire à des laïcs ordonnés, ayant reçu le rakusu, cf. dernier chapitre). L'initiative revient au participant, mais aussi au maître. La journée comprend plusieurs heures de méditation, des moments de travail manuel ou domestique, des temps libres pour se rassembler, parler avec les autres, marcher, ce qui permet aussi de regarder autour de soi. La marche en méditation ne sert à rien si elle n'est pratiquée que dans le zendo. Il faut pouvoir marcher avec présence et attention en dehors. On essaie de poursuivre à l'extérieur le travail entrepris dans le silence du zendo.

 

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le DEMEURE sans limites
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