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L'horaire, seul véritable maître

L'horaire est strict et suivi par tous ; c'est en fait le seul véritable maître de la maison. C'est lui qui permet de lâcher prise, d'oublier ses habitudes et de faire taire un peu ses désirs incessants, de ne pas se demander ce que l'on va faire maintenant. 0n suit, on ne se pose pas de question, c'est la cloche qui dirige. On se lève à cinq heures, on commence la journée par zazen, un moment de silence, de retour à soi-même, on fait le ménage, on travaille dans le jardin, on range le bois, on prépare les repas, des choses très simples ; on élimine tout ce qui complique notre vie. On fait les mêmes choses, en essayant de sortir des ornières qui se créent à force de mécanismes, d'automatismes qui empêchent d'être présent dans sa vie. Ce mode de vie est donc très collectif mais aussi, et avant tout, très individuel. Entrer et marcher sur la voie est une démarche individuelle ; il faut donc aussi que les gens aient la place pour les questions, les colères, les frustrations et encore pour la joie et l'émerveillement vis à vis de tout ce qui accompagne un chemin spirituel. Des colères et des frustrations, parce que nous ne sommes plus soumis à notre ego, qui pourtant continue de nous inciter: nous avons envie de fumer une cigarette et nous ne pouvons pas, d'être tranquille et la cloche sonne pour nous appeler au travail ou à la méditation, d'être seul et quelqu'un vient nous parler. Il y a peu de conversations intellectuelles ou de discussions doctrinales : on est tout de suite pris par les choses matérielles, de nombreuses tâches doivent être effectuées, il reste peu de temps pour discuter ainsi. Il existe aussi dans les retraites un "côté miroir" : lorsque l'esprit cesse d'être distrait, à chaque fois on le perçoit ainsi que sa confusion, son impatience, son irritation, son égoïsme. Tout devient miroir: les gens autour, l'horaire. Cette prise de conscience "physique" est nécessaire, et vient contrebalancer les certitudes intellectuelles typiquement occidentales qui induisent, par exemple, que si l'on a compris "avec sa tête", c'est acquis. C'est la raison pour laquelle Jôshin Sensei donne parfois quelques indications, quelques pistes, sans théoriser ni insister. Ce qui diffère de la pratique dans son temple au Japon, où ce qui prédomine est l'enseignement sans parole (les seules paroles prononcées concernent le travail, la cuisine, le thé ... ). Dans le centre, tout est koan (le koan est une interrogation à laquelle répondre par son intuition) : le simple fait de se demander "comment est-ce que l'on fait çà, maintenant, ici" est un koan. A chaque moment. C'est ce que maître Dogen, fondateur du Zen au Japon, appelle le Genjo koan, le koan de la vie quotidienne. Chaque moment est un koan, parce que chaque moment de la vie nous oblige à donner une réponse. Mais la pratique formelle des koans n'existe pas.

 

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Zazen, qui se pratique dans un silence complet, commence par une cérémonie. On chante, en pâli ou en japonais, le refuge, le lignage des quatre-vingt sept maîtres qui, de génération en génération, remontent jusqu'au Bouddha, les quatre Nobles Vœux. Chanter le lignage fait prendre conscience que l'on suit les traces de ces maîtres qui remontent jusqu'au Bouddha, et dont on connaît les noms. Tous les textes sont traduits en français. Le maître n'intervient que très rarement pendant la séance, à l'inverse de ce qui se pratique dans d'autres écoles zen. Le principe est de supprimer tout ce qui peut être un motif de saisie ou de distraction pendant la méditation. Si des positions doivent être corrigées, le maître le fait le plus souvent lorsque les gens vont le voir dans son bureau. Avant le repas, on fait une offrande, sur un autel. Ce rite est en fait un "moment" pour être présent, pour se rappeler qu'avant de prendre, on va donner. Même si, en hiver, il fait froid, autour de la table, et si on a envie de commencer à manger rapidement. Simplement prendre le temps de remercier. Ces rites simples sont une façon de remettre, concrètement, dans la vie laïque des éléments qui sont un peu plus grands que nous, comme remercier avant de manger. Faire le geste réellement et non uniquement dans sa tête est important : prendre le temps de saluer, ce n'est pas tout-à-fait la même chose... On prend donc deux minutes et on va porter sur l'autel un peu de nourriture. Les repas se prennent traditionnellement dans des oryoki, bols de bois laqué que l'on utilise selon un rituel précis, dans la salle de méditation, en zazen. Par le fait que le corps soit revenu en position de zazen, l'approche de la nourriture est différente : on voit ce qu'on mange, on sait qu'on est en train de manger, on est attentif On montre une autre approche possible de la nourriture. Pendant le repas, qui se prend en silence, on fait gassho (le salut mains jointes) pour dire "s'il vous plaît, merci", etc. C'est aussi être attentif aux autres, à leurs besoins, pour demander, regarder ; de nouveau un travail sur la présence.

 

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Revendiquant son appartenance à une filiation bouddhiste, Jôshin Sensei insiste sur l'enseignement des Quatre Nobles Vérités et des soutras du Bouddha originel. La profonde compréhension des Quatre Nobles Vérités permet de donner un sens à la pratique. Il faut un cadre, une direction pour permettre de mener sa vie en dehors de zazen, qui, sans cela deviendrait superficiel (on ne ferait alors zazen que pour se détendre, être bien, se vider la tête). Jôshin Sensei enseigne donc la voie du Bouddha. L'un des trois "Trésors" de la prise de refuge est le Dharma, les textes transmis, dont ce qu'a écrit maître Dogen. Très étudié et encore très présent, celui-ci a écrit des textes philosophiques, difficiles d'approche, des textes du zen tel qu'il le conçoit et des textes pratiques qui régentent et précisent la vie du temple à tous les niveaux. Un de ses écrits essentiels, pour Jôshin Sensei, concerne les instructions pour la personne qui fait la cuisine dans le temple; il explique comment laver le riz, comment ranger les casseroles, etc. On recherche, à partir de là, comment cela va s'appliquer dans la vie extérieure : comment vivre en harmonie avec les personnes et les objets qui nous entourent, comment faire de chaque situation, même banale, comme conduire sa voiture, une occasion de pratique. La vie dans le temple est très changeante et variable : des personnes viennent, de partout en France, notamment du sud (où quelques zendos se sont établis), seules ou en groupe, pour des durées variables, d'une journée à des années parfois, repartent, reviennent... Parfois, des moments plus forts permettent de rassembler la Sangha : des dates sont proposées pour permettre aux membres de cette communauté de se réunir. Des week-ends sont organisés, avec parfois des thèmes, comme le jardinage, ou des week-ends de silence.

 

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Aussi innombrables que soient les êtres vivants,
je fais le vœu de les sauver tous.

Aussi insatiables que soient tous les désirs,
je fais le vœu de les éteindre tous.

Aussi profond que soient les enseignements du Dharma,
je fais le vœu de les étudier tous.

La Voie du Bouddha est sans fin,
je fais vœu de la suivre.

 

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Lorsque les gens retournent chez eux, Ils doivent adapter leur pratique à leur vie. Jôshin Sensei recommande de ne pas essayer d'en faire trop : il est rare qu'on puisse durablement pratiquer quotidiennement chez soi pendant quarante minutes à une heure, sauf à poser des problèmes internes, ce qui risquerait d'aller à l'encontre de l'harmonie familiale. Une pratique peut durer dix minutes, et chacun peut voir comment la moduler dans la semaine. Mais, comme dans toutes les écoles, le maître insiste sur la régularité de la pratique. Si une personne ne peut faire que dix minutes de zazen deux matins par semaine, par exemple, il est important cela soit continu, et ne devienne pas un "zazen de l'ego" (j'ai envie, je n'ai pas envie). Les pratiquants peuvent faire ces petites coupures qui nous permettent de revenir au présent, comme gassho le matin, réciter les soutras le matin, ce qui les ramène mentalement au monastère pendant ce temps-là. Certaines personnes élèvent un petit autel chez elles, face auquel elles pratiquent. Il n'y a en fait pas de règle ni de recommandations à ce sujet. Dans le lignage de Jôshin Sensei, la différence entre moines et laïcs est très marquée. Les gens qui vivent à l'extérieur, qui travaillent et ont une famille peuvent recevoir une ordination laïque. Les moines abandonnent l'extérieur, se rasent la tête et prennent les vœux L'ordination laïque (rakusu) est le désir de quelqu'un qui a étudié, qui souhaite suivre une pratique avec un maître déterminé. Une cérémonie, en japonais et en français, marque l'événement. Le laïc ordonné reçoit un nom de rakusu. C'est en fait la prise en public d'un engagement formel, un pas en avant. Quant à l'ordination de moine, le cas ne s'est pas encore produit à la Demeure sans limites, dont la Sangha est encore jeune (le centre existe depuis 1992). Il faut pouvoir vivre dans le temple, et donc ne pas être marié et ne pas avoir d'enfants jeunes... Moine ou laïc, c'est un choix de vie différent, mais pas hiérarchique : il y a interdépendance entre les deux, puisque les laïcs reçoivent l'enseignement, et les moines les moyens de vivre. Mais, quel que soit ce choix, la voie du Bouddha est toujours exactement là, où nous sommes.

 

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