dc.shambala3. Qu’est-ce que  vous aimeriez faire de « bouddhiste » pour Noël, ou qu’est-ce que vous allez faire ? Donnez 3 ex. !

Je pense faire un grand ménage dans ma salle de méditation, et bien sûr, trouver un moment pour m’asseoir, reliée à la Sangha, à toutes les personnes vivantes, disparues… Concrétiser enfin le parrainage que je souhaite faire depuis longtemps d’une personne tibétaine âgée. Et, peut-être, copier un texte (le poème de Hakuin ?) pour me faire le coeur léger.

– Partager un repas végétarien et des vécus importants, spirituels avec des proches. Partager avec ceux qui sont dans le besoin. Méditer.

– Explorer l’environnement pour solliciter les personnes fâchées ou seules, occasion de petits coups de pouce pour faire la paix… Cela marche ou pas,  ça va.

gokuroki mukashi copieÉviter de manger des animaux. M’efforcer de voir dans les échanges de cadeaux
« l’énergie » du « don » pouvant s’adresser à tous les êtres. Revendiquer l’aspect « laïc » d’une fête originel- lement religieuse qui n’est plus vécue comme telle par la plupart des habitués, avec toute mon estime pour les communautés qui la vivent dans l’esprit d’une religion  ayant su intégrer le Bouddha à sa liturgie (« Saint Josaphat » selon Jean-Noël Robert).

– J’aimerais partager avec ma famille une activité altruiste ou qui ait en tous les cas du  sens :
comme une activité caritative, une marche ensemble dans la nature, en communion avec les éléments et une lecture de textes qui nous ont touchés, chacun et chacune, ou chanter ou jouer quelque chose.

– Faire un don financier à diverses associations caritatives. Allumer une bougie le soir de Noël pour symboliser la lumière qui vient dans le monde (Jésus et Bouddha, même combat !) et rappeler à mon entourage la signification profonde de Noël. Ne pas tomber dans l’avidité en répondant sans mesure à la fièvre consumériste qui règne à cette époque de l’année.

– Ce serait de me joindre à une équipe pour servir des personnes isolées, qui seront contentes parce que nous sommes ensemble, je pense ? Méditer avec la Sangha, avec et pour tous les êtres, au temple  ou chez moi.

– Nourriture, boissons, cadeaux justes. Réfléchir à cette notion de cadeau ?  Et trouver un don à faire en dehors de la famille, quoi, comment à voir ?

dc.shambala

Oui, je pense aussi qu’on pourrait plus réfléchir à ces cadeaux. Mais ce n’est pas toujours facile, notamment lorsqu’il y a cette fameuse liste ou lettre au Père Noël  qui est instituée ! Peut-être déjà en parler avec eux, sans heurter ni fâcher. Voir si je peux fabriquer moi-même plus de cadeaux.
– Inviter un SDF à passer Noël à la maison. Me réconcilier avec des gens avec qui j’ai eu de graves conflits. Convaincre les gens qu’on peut fêter Noël sans massacrer des centaines de milliers de sapins. Récupérer tous les jouets jetés le lendemain de Noël pour les distribuer aux enfants pauvres.
Etre un moment, même court, en silence dans le brouhaha de vingt personnes réunies et laisser être, vivre, ce qui nous relie. Allumer ensemble cette bougie de l’année qui commence.  Laisser une place ouverte à un invité surprise qui ne fêterait pas Noël (isolement, vieillesse, handicap…)

– Pratiquement, j’appelle au téléphone tous ceux que je sais être seuls le soir de Noël.

J’essaie d’étendre une compassion bienveillante à toutes les victimes d’injustice, à tous ceux qui souffrent. Se sentir ainsi relié aux multiples autres dans la joie et la peine est la solution que j’essaie d’appliquer à Noël.

toutcequinousinspire