sujata-detailPour ce travail sur l’Illumination du Bouddha, je me suis plus particulièrement intéressée aux dons.
D’abord aux dons que nous faisons, surtout en tant que laïcs : Sujata, par son offrande au Bouddha, lui permet de vivre, de poursuivre sa pratique, d’atteindre l’Eveil et, au final, d’enseigner, puis elle devient elle-même une disciple.

bouddha-birmanieCela m’a rappelé les enseignements souvent répétés par Sensei sur le don et sur la pratique du don des laïcs vis-à-vis des enseignants du Dharma et des monastiques, ainsi qu’un texte de Thanissaro Bikkhu qui posait la question :  « Comment pouvons-nous rendre ce que nous recevons de nos maîtres ? » et citait la réponse faite par Ajaan Fuang : « en pratiquant ». Et j’ai été très touchée par cette boucle.

Ensuite, j’ai pensé aux dons que l’on reçoit, et je me suis demandé qui étaient mes « Sujata ». En y regardant de plus près, je me suis dit qu’en fait toute l’histoire du Bouddha, et toute mon histoire à moi, étaient jalonnées de Sujata.

Les parents, d’abord, qui, dans des circonstances normales, nous nourrissent et nous protègent du mieux qu’ils peuvent, même maladroitement, même de façon inadéquate.
Puis toutes les personnes que nous croisons sur notre chemin, même celles qui nous font du mal, parce qu’elles contribuent aussi, comme les situations difficiles de la vie, à nous amener à la pratique – même si on ne le voit pas tout de suite.
bouddha-statue-detailLes enseignants du Dharma, les personnes qui organisent des « occasions » de pratique (journées, retraites, …) ou créent des lieux de pratique, les personnes qui s’asseyent avec nous…
Même Mara est présent dans Sujata, parce que le doute et les obstacles sur la Voie, quand on parvient à passer au travers, nous permettent de nous établir dans notre pratique et d’affermir notre résolution.

À vrai dire, j’en suis venue à penser que Sujata était partout, et que ses dons étaient sans fin…

Françoise