Programme et Uposatha

sujata-detailJoshin Sensei :
– Paris : samedi 5 Juin.
– Chambéry : samedi 19 Juin. https://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées

– Méditations et partages sur YouTube :  https://frama.link/metfduzen  – lundi et samedi : 8h30-9h30,  jeudi et vendredi : 20h-21h.

– Septembre : du vend. 24 (a.m.) au dim. 26 : retraite à la Trappe (Normandie) avec Joshin Sensei.

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La Demeure sans Limites :
du Vend. 4 au Lundi 7 : Atelier de couture    avec Marie B.
du Jeudi 17 au Dimanche 20 : 3 jours de marche silencieuse à travers le Haut Vivarais.
Les trois premiers lundis de chaque mois, à 15h, nous vous proposons de partager une lecture suivie d’un commentaire et  d’un échange.
Fermeture du temple du 22 au 30 Juin.  https://www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites/programmes-de-la-demeure-sans-limites/

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Uposatha :
– Lune nouvelle : Jeudi 10,
– Pleine lune : Jeudi 24.
Rejoignez-nous en vous inscrivant : https://framadate.org/C1bkL37DWxohizIG

 

 

En vrac

sujata-detailLa Pleine Lune de juin est la Pleine Lune des fraises car elle arrive au plus fort de la saison de cueillette des fraises.
Dans les anciennes cultures européennes, la Pleine Lune de juin était connue sous le nom de lune de miel (miel d’abeilles, pas lune de miel d’après mariage), de lune chaude, de lune de foin, de lune moyenne, la lune rose, et la lune des amoureux.
 Autres noms : Lune des amoureux, Lune des dioscures.

Qu’est-ce que l’illumination ?

sujata-detailAu cœur même du bouddhisme se trouve la promesse de l’illumination.
C’est la flamme lumineuse qui éclaire  le Dharma, et la riche variété des pratiques qui se sont développées dans les traditions qui composent le bouddhisme, les présente toutes d’une manière ou d’une autre au service de cette promesse.

Pendant des millénaires, en réponse aux luttes et aux chagrins de la vie sur cette planète, et en l’honneur de la beauté époustouflante de la vie sur cette planète, des hommes  et des femmes ont transmis ce flambeau, s’encourageant mutuellement à prendre part à l’Eveil – désespérément lent et incroyablement fragile – de notre monde dans son ensemble.

En Occident, l’idée de l’Illumination a perdu de son éclat, en partie parce que l’intensité de nos désirs nous rend terriblement vulnérables à  la déception.  Certains d’entre nous n’y croient plus, ou pensent qu’elle est l’apanage d’une poignée d’élus. D’autres y ont vu à tort un projet de développement personnel, et sont ainsi passés à côté de son pouvoir non seulement d’amélioration, mais aussi de transformation.
Qu’advient-il lorsque nous lâchons nos projections concernant l’Illumination ?

Pouvons-nous trouver le lieu où la sagesse née de plusieurs générations d’expérience nous rencontre là où nous, chacun de nous, vivons réellement ?
Sommes-nous prêts à prendre le risque d’une pratique au jour le jour de l’Illumination ?

Voici le récit transmis avec la flamme : l’Illumination est notre véritable nature et notre demeure, mais les complications de la vie humaine nous le font oublier.  Cet oubli est vécu comme un exil, et nous mettons en place des structures complexes d’habitudes, de convictions et de stratégies pour nous protéger de cette solitude.

Cette situation n’est toutefois pas désespérée, il est possible de démanteler ces structures pour revenir d’un exil qui a toujours été illusoire vers un foyer qui a toujours été là, juste sous nos pieds.

Joan Sutherland Roshi  Buddhadharma printemps 2013 (extraits)

Traduction : Françoise Myosen.

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Qui sont nos Sujatas ?

sujata-detailPour ce travail sur l’Illumination du Bouddha, je me suis plus particulièrement intéressée aux dons.
D’abord aux dons que nous faisons, surtout en tant que laïcs : Sujata, par son offrande au Bouddha, lui permet de vivre, de poursuivre sa pratique, d’atteindre l’Eveil et, au final, d’enseigner, puis elle devient elle-même une disciple.

bouddha-birmanieCela m’a rappelé les enseignements souvent répétés par Sensei sur le don et sur la pratique du don des laïcs vis-à-vis des enseignants du Dharma et des monastiques, ainsi qu’un texte de Thanissaro Bikkhu qui posait la question :  « Comment pouvons-nous rendre ce que nous recevons de nos maîtres ? » et citait la réponse faite par Ajaan Fuang : « en pratiquant ». Et j’ai été très touchée par cette boucle.

Ensuite, j’ai pensé aux dons que l’on reçoit, et je me suis demandé qui étaient mes « Sujata ». En y regardant de plus près, je me suis dit qu’en fait toute l’histoire du Bouddha, et toute mon histoire à moi, étaient jalonnées de Sujata.

Les parents, d’abord, qui, dans des circonstances normales, nous nourrissent et nous protègent du mieux qu’ils peuvent, même maladroitement, même de façon inadéquate.
Puis toutes les personnes que nous croisons sur notre chemin, même celles qui nous font du mal, parce qu’elles contribuent aussi, comme les situations difficiles de la vie, à nous amener à la pratique – même si on ne le voit pas tout de suite.
bouddha-statue-detailLes enseignants du Dharma, les personnes qui organisent des « occasions » de pratique (journées, retraites, …) ou créent des lieux de pratique, les personnes qui s’asseyent avec nous…
Même Mara est présent dans Sujata, parce que le doute et les obstacles sur la Voie, quand on parvient à passer au travers, nous permettent de nous établir dans notre pratique et d’affermir notre résolution.

À vrai dire, j’en suis venue à penser que Sujata était partout, et que ses dons étaient sans fin…

Françoise

 

Les dons reçus par le Bouddha

sujata-detailLe don de la Rivière
Après ses 6 années d’ascèses et de mortifications extrêmes, qui ne lui permirent pas plus d’atteindre la cessation de la souffrance que sa vie passée de plaisirs et de confort dans le château de son père, Gautama fut si affaibli qu’il manqua perdre la vie.
Revenu à lui il comprit la leçon : seul un corps sain et un esprit fort lui permettraient d’atteindre son objectif.  Il alla à la rivière Naranjana pour s’y baigner, nettoyer son corps, et laver son vêtement ; il trouva l’eau fraîche très agréable. Il fut heureux de sentir le courant sur sa peau et se laissa aller à cette sensation.

Joshin Sensei

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Le don de Sotthiya
Resté seul, il se met en quête d’un endroit où méditer. Tout près de là, se trouve un figuier Pippal (ficus religiosa). Chemin faisant, Gautama croise Sotthiya, un coupeur d’herbe.
Empli d’une profonde admiration, Sotthiya veut lui offrir quelque chose. Comme il n’a rien d’autre que l’herbe kusha (herbe  »auspicieuse » qui sert à déposer les offrandes) qu’il transporte sur son épaule, il lui en offre huit gerbes.
Parvenu devant l’arbre de la bodhi, Gautama en fait sept fois le tour, s’arrêtant à chaque fois pour contempler le monde de chacun des points cardinaux,  et décide de se tourner vers l’Orient.

À l’instant précis où il dispose l’herbe au sol pour s’en faire un coussin, un grand trône, nommé Aparājita (le trône de la victoire), d’environ 7 mètres, se dresse de sous terre, juste à l’endroit où il a déposé les gerbes.
Le futur Bouddha s’assied, jambes repliées, dos droit, esprit tranquille.

Autre version :

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Le don de l’Arbre
Puis revenant vers l’arbre, il en fit cérémonieusement  7 fois le tour, en se tenant à sa droite, puis à son pied, disposa la jonché d’herbes kusha.
Et c’est sous cet arbre Pipal (ficus religiosa) qu’il acquit l’Éveil ;
c’est l’arbre Ashvatta des anciens autrement dit l’arbre cosmique déjà considéré à l’époque comme sacré.

Feuilles d’arbre de la Bodhi

Tous les épisodes principaux de la vie du Bouddha se déroulent aux pieds de différents arbres ; les soutras parlent avec insistance de ces changements, chaque arbre apportant par son essence un état de conscience différent auquel, nous pouvons le penser, le Bouddha était sensible avec sa perception si finement développée.

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Le don de Sujata
Sujata vivait dans un village appelé Senani  à Uruvela (près de l’actuelle Bodh Gaya).   Elle était belle mais célibataire, fille d’un riche propriétaire terrien.  Elle offrit des prières au Nuga (arbre banian), sur les conseils des villageois qui croyaient en un dieu vivant dans cet arbre, près de la rivière Neranjara. Elle souhaitait qu’il exauce son désir d’un bon mari, qui la couvrirait d’amour et de cadeaux. Avec le temps, son voeu fut exaucé.
Elle pria ensuite pour avoir un petit garçon. Ce souhait également fut exaucé.

Avec son amie Punna, elle décida d’apporter en offrande un plat de riz et de lait pour le dieu de l’arbre le jour de Veshaka (pleine lune). Sujata était propriétaire de nombreuses vaches.   Elle nourrissait ses vaches avec des herbes douces pour obtenir le lait le plus nourrissant. Elle utilisa ce lait pour préparer le gâteau de riz et de lait.
Ce jour-là, Punna se rendit à l’arbre à l’aube et vit une personne assise là.  Elle en informa Sujata. Celle-ci pensa que le dieu de l’arbre auquel elle avait offert   des prières était devenu humain !
Les deux femmes en furent très heureuses. Sujata apporta le gâteau de riz et de lait dans un bol doré pour le lui offrir. En s’approchant, elle vit qu’il était beau mais très maigre, faible et émacié, et assis en méditation.

sujata-don-bouddhaElle s’inclina et lui offrit le gâteau. Elle offrit du riz au lait à Gautama Siddhartha en disant : « Dieu du banian, accepte le riz au lait comme offrande ». Gautama Siddhartha ouvrit les yeux et fut surpris.
Il dit : « Je ne suis pas le Dieu du banian. Je suis un simple être humain à la recherche de connaissances, errant ici et là ».
Sujata répondit : Ton corps est si faible que tu devrais accepter le lait et le riz comme offrande ».
Il hésita, puis finit par l’accepter. L’homme n’était autre que le « Bouddha en devenir ».

Ce fut un moment important  car il mit ainsi fin à son ascèse sévère qui avait duré six ans. Il se baigna ensuite dans la rivière et y déposa le bol d’or en disant que s’il atteignait l’Illumination, le bol irait en amont et que sinon, il irait en aval.
Le bol remonta le courant jusqu’à la source du fleuve.
Plus tard, le Bouddha revint dans le village et Sujata devint sa première disciple laïque.

https://deccanviews.wordpress.com/2017/03/21/sujata-in-buddhism-depictions-in-art/

Vers l’Illumination

Wat_Pangla-Sujata_offers_Rice_BallsJe ne sais pas pourquoi, je m’étais toujours imaginé le Bouddha marchant vers l’Arbre de l’Eveil dans  « une noble solitude », sans regarder à droite ni à gauche, déjà loin de tous, perdu dans la contemplation de l’immensité… Hors du monde, comme on l’entend dire parfois des monastiques. Rien n’est plus faux.

Lorsqu’il quitta la forêt, le lieu des années d’ascétisme sévère dont il avait conclu que cela ne conduisait pas  à la Libération, il choisit de redescendre dans la vallée. Là où habitent ceux-là même qu’il désirait aider.
Et aussitôt il fut comblé de dons : la rivière et son eau pure, le soleil pour le sécher, le jeune gardien de buffles, l’herbe du pré,  Sujata, qui lui apporte les richesses de la terre, le riz, et  des animaux, le lait ; et même le travail des artisans car Sujata, souhaitant faire un don au dieu de l’arbre, avait placé la nourriture dans un bol d’or ; bien sûr l’arbre, et ensuite la terre même qu’il prendra à témoin : tous les êtres vivants, tout ce qui nous entoure, tous les êtres sentients et non-sentients accompagnent, soutiennent le Bouddha et participent à son Eveil.

Nous – êtres du monde – ne sommes pas exclus, extérieurs, mais l’Illumination du Bouddha, à chaque instant, est aussi la nôtre, nous en sommes non seulement témoins, mais participants.
Peut-être est-ce là la grande différence avec la première partie de sa recherche, où les textes ne parlent que de Maîtres et de disciples, rien sur le monde quotidien, rien sur les personnes ordinaires…

Ainsi, le Bouddha prit-il la terre à témoin : « Moi et tous les êtres, avons atteint l’Illumination ». Interdépendance.
Il n’y a pas d’Éveil seul.
Et cette circulation continue, comme le dit le texte ci-dessous, puisque Sujata devient sa disciple, à son tour elle reçoit… Pour Maître Dogen, il n’y a pas de différence entre don spirituel et don matériel. Donner-recevoir, une circulation sans début sans fin…

Joshin Sensei

Le Bouddha et Mara

h2p-allione-4 copieY a-t-il une autre façon de les voir que comme ennemis ?

Voici la réponse de Thich Nath Hanh :

Bouddha était dans sa grotte, et Ananda, son assistant, se tenait dehors près de la porte. Soudain, Ananda vit arriver Mara . Il en fut surpris, et souhaita immédiatement que Mara s’en aille. Mais Mara marche tout droit vers Ananda et lui demande de l’annoncer au Bouddha.

Ananda lui demande : « Pourquoi es-tu venu ? Tu ne te souviens pas qu’autrefois tu as été vaincu par Bouddha sous l’Arbre de l’Eveil ? N’as-tu pas honte de venir ? Va-t’en ! Le Bouddha ne te verra pas. Tu es le mal. Tu es son ennemi ».

En entendant cela, Mara se mit à rire. « Tu es en train de dire que le Bouddha a des ennemis » ?

Ananda fut très embarrassé.

Il savait que son maître n’avait jamais dit qu’il avait des ennemis. Ananda se sentit vaincu, et il alla annoncer la visite de Mara au Bouddha, en souhaitant que le Bouddha dise : « Dis-lui que je ne suis pas là. Dis-lui que je suis en réunion ».

Mais le Bouddha se réjouit en apprenant que Mara, son vieil ami, était venu lui rendre visite. « C’est vrai ? Il est vraiment ici ? » dit le Bouddha, et il alla en personne accueillir Mara.

Ananda était bouleversé.

Le Bouddha alla directement vers Mara, s’inclina devant lui et lui prit les mains (ses mains) de la manière la plus affectueuse.

Le Bouddha a dit : « Bonjour ! Comment vas-tu ? Tout va bien ? »

postraditionnalbuddhismMara ne répondit pas.

Alors, le Bouddha l’emmena dans la grotte, lui offrit un siège et demanda à Ananda de faire du thé pour eux deux.

« Je peux faire du thé pour mon maître cent fois par jour, mais faire du thé pour Mara ne me donne aucun plaisir » pensait Ananda. Mais puisque cette demande lui avait été faite par son maître, comment pouvait-il refuser ?

Ananda est donc allé préparer un thé pour le Bouddha et son invité, mais tout en faisant cela, il essaya d’écouter la conversation.

Le Bouddha répéta chaleureusement :

« Comment vas-tu ? Comment vont les choses pour toi ? »

Mara répondit :

« Les choses ne vont pas du tout bien. Je suis fatigué d’être un Mara. Je veux être autre chose. »

Ananda prit peur.

Mara continua :

« Être un Mara n’est pas facile. Si vous parlez, vous devez le faire de manière énigmatique, vous devez avoir l’air rusé et méchant. J’en ai marre de tout ça. Mais ce que je ne supporte pas, ce sont mes étudiants. Maintenant, ils parlent de justice sociale, d’égalité, de libération, de nondualité, de non-violence, tout ça. J’en ai assez ! Je pense que je ferais mieux de vous transmettre tout ça. Je veux être autre chose »

Ananda frissonna, craignant que le maître accepte de prendre son rôle.

Mara deviendrait le Bouddha et le Bouddha serait Mara. Une idée pareille l’attristait complètement.

Le Bouddha écouta attentivement et plaignit Mara. Finalement, il a dit d’une voix sereine :

« Tu penses vraiment qu’il est agréable d’être un Bouddha ? Tu ne sais pas ce que mes disciples m’ont fait ! Ils mettent dans ma bouche des mots que je n’ai jamais prononcés ; Ils construisent des temples ostentatoires et mettent des statues de moi sur les autels pour obtenir des bananes, des oranges et du riz sucré juste pour eux. Et ils me vendent et font de mon enseignement un article de commerce.

Mara, si tu savais ce que c’est que d’être un Bouddha, je suis sûr que tu ne voudrais pas en être un ».

Et le Bouddha récita un grand verset résumant la conversation.

Thich Nath Hanh La paix, un art, une pratique

木魚 « Dédier les mérites » ?

Qu’est-ce que cela fait exactement ?

Question :
Nous sommes encouragés à dédier les mérites de notre pratique à tous les êtres. C’est une belle idée, mais quel effet, le cas échéant, a-t-elle vraiment ? Et peut-on offrir quelque chose que l’on n’est même pas sûr d’avoir ?

Jetsunma Tenzin Palmo :
Dans les pays de tradition bouddhiste, le concept de punya a toujours joué un rôle important.
Habituellement traduit par « mérite » ou même par « bonté », punya désigne les résultats karmiques positifs de bonnes intentions et actions.

Cette croyance dans le pouvoir des actions méritoires est perçue comme une force éthique qui peut être dirigée vers n’importe quel objet choisi. Les gens se sont donc mis à « accumuler les mérites » et à s’en réjouir ; les mérites sont alors dédiés à autrui et ainsi partagés.
Cela nous encourage à accomplir des actes de bonté comme pratiquer la générosité et la gentillesse. Nous pouvons également nous réjouir des actes généreux que nous voyons les autres accomplir et les partager.

Bouddha boisAu début de la pratique formelle, nous prenons refuge dans les Trois Trésors et ensuite, dans les traditions Mahayana, nous récitons les vœux du Bodhisattva et nous nous rappelons que nous nous engageons dans cette pratique non seulement pour notre propre bien, mais pour le bien de tous les êtres. En d’autres termes, nous avons réglé notre GPS spirituel sur « l’illumination pour tous ».
Puis, à la fin de la pratique de ce jour-là, nous nous souvenons à nouveau de notre but en dédiant toute la bonté accumulée au bien-être et au bonheur de tous les êtres -ou à toute la planète et au-delà.

Ce sont des entraînements à la Bodhicitta, qui nous rappellent que notre pratique a un sens qui ne se limite pas à notre seul bénéfice. Même l’effort de pratiquer plutôt que de regarder la télévision ou jouer sur l’ordinateur est une bonne chose, et nous pouvons en ressentir de la satisfaction et de la joie, et souhaiter partager cette bonté essentielle avec autrui.
Nous pouvons dédier ces mérites, que nous comprenions ou non toute cette mécanique. Lancez-vous. Il y a tant de choses que notre esprit rationnel ne peut percevoir. Conservons un sens du mystère et ne soyons pas étroits et matérialistes.

Chemin herbeLe Dharma va au-delà de notre pensée conceptuelle. Ce n’est pas seulement une « belle idée », c’est aussi très pratique -le monde a cruellement besoin de bonté et d’énergie positive. Les pensées ont du pouvoir. Les prières et les aspirations ont de la force. Presque tout le monde ressent une atmosphère particulière en visitant des lieux sacrés tels que Bodhgaya ou Assise, malgré le chaos apparent ou l’aspect mercantile.
Des siècles de dévotion, de pensées tournées vers le sacré, y ont créé une énergie spirituelle palpable. De même, nous ressentons spontanément une profonde tristesse et une pesanteur lorsque nous visitons Auschwitz ou Dachau.
Nous nageons dans un océan de formes de pensée mais, comme les poissons dans l’eau, nous ne sommes pas conscients de notre propre environnement psychique.

Si nous pouvions le voir, nous saurions que la pollution psychique qui entoure cette planète est beaucoup plus dense que la pollution physique. Il y a tant de colère, d’avidité, de jalousie, de peur et de négativité générale dans la société, et tout cela est cultivé et célébré dans les médias.

Dans cette obscurité, nous avons besoin de lumière. Dédier notre énergie positive aide à rétablir l’équilibre et à apporter une appréciation joyeuse dans une situation apparemment désespérée. Goutte après goutte, le vase se remplit. Donc, par les mérites de cette pratique, puissent tous les êtres être heureux et exempts de souffrance !

Jetsunma Tenzin Palmo, Buddhadharma Traduction : Françoise
(Suite en novembre).

Un nouveau site pour La Demeure sans Limites :

kannon petiteTout beau, tout neuf : plus clair, plus lisible, plus de photos et de videos ; en plus des dates et du planning de La Demeure sans Limites, de Jôkei Sensei et de Joshin Sensei, vous trouverez des lectures, (textes de la Vie, des conférences, etc), des enseignements d’enseignants contemporains, et aussi les e-books ( » Flip-books », à lire sur tous supports) faits avec la Sangha de La Demeure sans Limites.
Vous pourrez aussi réagir et nous écrire, ou réserver directement votre séjour.

Les actualités du temple, de Joshin Sensei, des zendos.
Des liens vers d’autres sites qui nous semblent intéressants à partager.

Vous pourrez aussi réagir et nous écrire, ou réserver directement votre séjour. Tout devrait être prêt au 1er Avril.                   

Voici sa nouvelle adresse : www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites

Nous avons aussi créé une page Facebook dont voici l’adresse : https://www.facebook.com/pg/Lademeuresanslimites/

Jôkei Sensei