feuille1Pendant cette dernière retraite j’ai choisi de travailler sur Zafou Lieu de l’Eveil.
Le zafou est le lieu de l’Eveil, nous devons avoir cela à l’esprit quand nous le manipulons, quand nous le posons ; avec les deux mains, comme lorsque l’on porte son rakusu. Mais le zafou est aussi un coussin et parfois il peut servir de siège, par exemple au moment des temps d’échanges. Puis zazen reprend et le Lieu de l’Eveil est juste là.
Voilà ce que j’ai compris de ce que Sensei nous a dit lors de la journée de zazen de septembre.
Si le zafou peut devenir un siège, j’ai essayé de tester pendant cette retraite ce que cela change si je considère les différents sièges sur lesquels j’ai l’occasion de m’assoir comme des Lieux d’Eveil : un fauteuil de bureau,  une banquette de métro, une chaise de cuisine, … peuvent-ils devenir des « lieux d’Eveil » ? Dans l’absolu oui surement… mais concrètement comment ça se passe ?
Dans le corps. Le dos se redresse, le regard se place, le souffle devient tranquille, le corps se pose entre ciel et terre et fait gasshô, réellement quand c’est possible ou intériorisé dans les lieux publics. Gasshô, comme un grand « oui » du corps et de l’esprit, un « oui » qui élève.
J’avais déjà fait l’expérience de revenir à zazen dans les lieux public, comme les transports en commun  par exemple, en accueillant ce qui se passe autour. Mais finalement dans une certaine séparation « je fais zazen au milieu des autres ». Là l’expérience était tout à fait différente. Si le siège sur lequel je suis assise devient Lieu de l’Eveil, alors toutes les personnes assises autour de moi sont aussi sur le Lieu de l’Eveil…
« S’assoir avec tous les êtres » est devenu concret, vivant et zazen assise sur un zafou, face au mur dans un endroit calme, s’en est trouvé modifié, plus ouvert… ?
Marie Seikyu

bouddha-arbre

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