Vous trouverez la plupart de ces biographies plus détaillées, et plus joliment écrites, dans le livre « Les Matriarches du Zen  »  de François Loiseau, publié aussi sur :
http://www.bouddhismeaufeminin.org/wp-content/uploads/2017/04/LES-MATRIARCHES-DU-ZEN.pdf

nonneSoma
La fille d‘un ministre du roi Bimbisara ; elle devint une disciple laïque en entendant le Bouddha parler lors d’une visite qu’il fit à Rajagraha  tôt après son Eveil.      Elle fut plus tard ordonnée nonne, et Shakyamouni Bouddha déclara qu’elle était  la première dans son énergie à rechercher   la Voie.
Sakula
Elle venait de Savatthi, un lieu où un monastère avait été bâtie dans    le Bosquet de Jeta-Jetavana           (https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C4%81vatth%C4%AB).
A l’occasion des neuf mois de cérémonies pour l’ouverture de ce monastère, elle devint bouddhiste laïque, puis nonne après avoir entendu les enseignements de l’un des moines.
Plus tard, elle fut une « arhat », et  le Bouddha déclara qu’elle était       la première parmi les nonnes qui possédait  « L’Oeil des dieux », c’est à dire la possibilité de voir dans tous les mondes, proches  ou lointains.
Bhadda Kundalakesa
Elle était une nonne Jaïn, très intelligente qui se sentait insatisfaite du manque de stimulation intellectuelle parmi les Jaïns.
Elle se tourna vers la Sangha du Bouddha après une discussion avec Shariputra, et la communauté l’apprécia pour son esprit vif et sa compréhension profonde.
Ce fut la seule nonne ordonnée que le Bouddha appela par son nom.
Dans le poème qui exprime sa sagesse, elle écrit :
«  Quittant mon lieu de vie du Mont Grjhakuta, je vis le Bouddha Invincible, entouré de l’Ordre des Bhikkhus. Lui ayant rendu hommage, je restai en face de lui les mains jointes.  « Viens Bhadda », me dit-il ;  ce fut mon ordination ».
Bhadda Kapilani
Elle apprit que, des siècles auparavant, du temps du Bouddha Padumattara, une renonçante avait pu se souvenir de ses vies passées.
Elle résolut d’obtenir les mêmes pouvoirs, et avec son mari Kassapa -qui deviendra Mahakassapa- elle décide de vivre une vie d’austérités.
Bhadda et Kassapa furent mariés plusieurs fois, au cours de vies différentes, dans lesquelles ni l’un ni l’autre ne souhaitaient se marier mais y étaient forcés par leurs parents.
Dans l’une d’elles, ils décidèrent tous les deux de ne pas consommer leur mariage, de se raser la tête, de porter la robe safran, la robe des renonçants, et de quitter la maison.
Kassapa rencontra rapidement le Bouddha Shakyamouni, mais il fallut cinq années avant que Bhadda puisse rejoindre le tout nouvel Ordre des nonnes.
Elle fut déclarée par le Bouddha la première parmi les nonnes capables de se souvenir de leurs vies antérieures.
Bhadda Kaccana Yasodhara
Yasodhara était l’épouse du Bouddha. Elle désirait rejoindre l’Ordre des nonnes tout de suite, mais Mahaprajapati pensa que cela créerait des difficultés, aussi elle dut attendre.
Plus tard elle fut déclarée la première parmi les nonnes pour les pouvoirs supra-normaux.
Kisagotami
Kisagotami était une cousine du Bouddha. Elle grandit dans une maison pauvre, et épousa le fils d’un riche banquier.
Elle fut maltraitée par sa belle-famille jusqu’à ce qu’elle eut un enfant qu’elle aimait beaucoup. Mais cet enfant mourut, et elle devint folle de chagrin.
Le Bouddha lui dit que son enfant guérirait si elle pouvait trouver une graine de moutarde venant d’une maison où la mort n’était jamais entrée.
Lorsqu’elle comprit que cela était impossible, et que tous les êtres souffraient ensemble, elle devint nonne.
Le Bouddha déclara qu’elle était la première parmi les nonnes qui portaient un vêtement grossier.
Singalaka mata
Elle fut déclarée la première parmi les nonnes libérées par la foi.
Samavati

Elle fut déclarée la première parmi les nonnes pour répandre metta dans la Communauté.
Shrimala
Shrimala était la reine du Kosala,   la fille du roi Prasenajit et de la reine  Mallika.
Elle fut l’héroïne du Soutra :           « Le Rugissement du lion de la reine Shrimala », un des premiers soutras du Yogacara.
Dans ce soutra, en réponse à une demande du Bouddha, elle proclame les dix vœux et expose un enseignement sur la Nature de Bouddha.
Prabhuta
Prabhuta était une belle jeune femme très dévote vivant avec 10.000 suivantes dans une grande maison dans la ville de Samudrapratishthana.
Elle fut le 13ème enseignant sur 52 à qui le pèlerin Sudhana rendit visite dans le Soutra Gandavyuha.         Vingt de ces enseignants étaient des femmes ; la plupart d’entre elles se trouvent dans cette liste d’Ancêtres Femmes.
Lors de son Eveil, elle reçut le don de manifester une générosité sans limite : elle pouvait offrir à des centaines, des milliers d’êtres la nourriture qu’ils souhaitaient, ou à des millions, ou à tous les êtres de tous les mondes dans toutes les directions. (Soutra Gandavyuha).
Sinha Vijurmbhita
Sinha Vijurmbhita était une nonne surommée  « Celle qui s’assoit sur Trône du Lion » c’est à dire qu’elle enseigna le Dharma sous chacun des nombreux « arbres du paradis »  -ainsi appelés à cause de leur beauté- du magnifique Parc du Soleil à  Kalingavana.awakeningbuddhistwomen
Sous chacun de ces arbres, elle enseigna à différents groupes d’êtres, y compris des dieux, des déesses, des oiseaux, des serpents, des bodhisattvas.
Elle offrit les enseignements du Mahayana à ceux qui ne les connaissaient pas, et détailla des instructions pour ceux qui étaient entrés en samadhi. Sudhana lui rendit aussi visite ; cette visite est relatée dans le Soutra de la Guirlande Fleurie.             Tara et Manjusri  bodhisattva Borobudur
Vasumitra
Vasumitra était une femme extraordinairement belle, vivant dans une maison incrustée de joyaux dans la ville de  Ratnavyuha ; ceux qui ne la connaissaient pas l’accusaient d’être une tentatrice.
Mais en fait elle enseignait aux différents êtres attirés par elle la fin des passions à travers le contact physique, que ce soit se tenir les mains, s’enlacer ou s’embrasser.
Elle fut le 25ème enseignant à qui Sudhana rendit visite.
Gopa
Gopa appartenait au clan des Shakya, à Kapilavastu.
Dans une vie antérieure, elle avait été la fille d’une courtisane et elle fit le vœu d’être toujours la compagne dans la pratique d’un prince, ce prince deviendra plus tard Shakyamouni.
Elle représente l’étape ultime, la dixième, du développement du bodhisattva. Sudhana lui rendit visite, et elle lui apprit comment pratiquer la conscience de la réalité ultime tout en demeurant en plein milieu du monde.