« La  Voie du Guerrier de la Compassion, avec pour armes metta et humour, avec un bouclier aussi grand que l’espace, sans forme ;    un guerrier qui n’a pas peur de lui-même, et qui sait qu’il n’a rien à craindre… un guerrier qui ne juge pas, qui accepte ses faiblesses et celles des autres… oui, c’est cela   la Voie du guerrier du Dharma.. » : mail reçu de Jôshin Sensei : « une  traduction d’un texte dont je n’ai pas gardé le nom de l’auteur ».
Du côté du Dharma, je lis et relis sans cesse votre email sur la Voie du Guerrier de la Compassion, il me parle, et m’aide à voir ce que ça peut être aussi cette Voie, en accueillant les souffrances, la colère au lieu de me battre contre elles, et laisser s’en aller ces émotions-là : voilà comment je peux accueillir et accepter ce qui se passe.
Autrement dit, laisser ces émotions s’user en osant, en essayant la compréhension du cœur comme vous m ’expliquez, avec humour, bienveillance et metta.
Et quand je lis un « bouclier aussi grand que l’espace, sans forme » je me dis que je n’en finirai jamais, mais c’est un bouclier qui protège, alors vigilance, concentration !
Je peux sans cesse m’appliquer à l’attention, à la présence dans la compréhension du coeur, en silence; revenir aux Nobles Vérités, le sentier Octuple, et les préceptes ; je peux les apprendre et m’entraîner à les pratiquer, avec la Sangha déjà, un par un, jusqu’à trouver la concentration juste. Je me sens déjà bien occupée avec « la compréhension juste » …
Je prends pour armes metta – et humour : c’est sûr, vu comme ça, c’est complètement nouveau, (une guerre avec moi-même ou plutôt contre mes mécanismes incompréhensibles, sans aucune compréhension autre que du mauvais esprit ou de la mauvaise foi, c’est l’ignorance toujours, l’autre guerre quoi!)
Le mot « armes » devient tout autre pour moi : contre personne, ni contre moi-même, bien sûr, je comprends un peu mieux.
La Voie : juste une façon de transformer mes pensées et mes émotions, toute ma peur  – avec amour et humour – accepter mes faiblesses, simplement, et depuis cette compréhension, accepter les faiblesses des autres.
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Ainsi, ce guerrier là ne se juge pas, et ne juge personne. Confiance, bienveillance, envers moi-même,  et envers les autres …. avec tous les êtres. Un guerrier qui n’a même pas peur de lui-même, il doit donc s’aimer pour commencer, ainsi  « il sait qu’il n’a rien à craindre » .
En travaillant ainsi, je vois l’infinie profondeur de ce qui est. J’ai l’impression que c’est moins confus, il me semble me rapprocher de moi-même. Plus j’étudie, mieux je La perçois dans mes actes au quotidien (pensées, paroles….. ), c’est sans fin, avec douceur, je pense «karuna» et mon rakusu m’aide à revenir sans fin à la respiration, là, comme la cloche du zendo qui appelle au     zazen. Je me sens plus douce avec moi-même à force de l’entendre !
Comme me dit ma fille Camille, tu as changé maman depuis que tu vas au Temple…
Marie Anshin
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