Comme c’est le seul moment de la journée prévu sans pluie à Rouen, je suis allée à la pharmacie en marche kinhin ; je suis allée à celle tout près de chez moi (dont je n’apprécie pas la pharmacienne et que j’évite habituellement) en pensant dédier mes efforts de cette journée pour la joie et la paix pour tous les êtres. Et justement c’est elle qui me sert, pendant que je reste en zazen dans mon coeur avec attention.
M’apprêtant à ranger les boites de médicaments dans mon sac, elle propose avec le sourire de m’offrir un sac «tote-bag» pour la fin de l’année ! goddessproject
En la remerciant, je lui souhaite une belle journée, elle me répond qu’elle doit travailler. Par solidarité, je lui dis « bon courage » et j’ajoute que moi aussi je vais travailler (en pensant à l’attention instant après instant, dans la joie !). Nous nous sommes souri …

En sortant, je n’ai pu que constater qu’elle devait sentir une bonne disposition de ma part ; en tout cas je l’ai accueillie. Alors, je comprends la Souffrance (Dukkha : ignorance/colère) que j’entretenais entre nous en restant enfermée dans le choix d’éviter cette pharmacie.

Une leçon : je veux continuer de pratiquer l’attention en pensant au-delà de penser, et laisser passer tout le reste (jugement, déception, appréhension…), travailler sur l’acception de ce qui est (bruits ici en ce moment… )  en prenant soin de mon sourire intérieur avec tous les êtres.
Marie