Tête bouddha ficus 2« A ce moment chaque chose de l’univers dans les dix directions – la boue, la terre, et l’herbe ; les haies, les tuiles et les cailloux – accomplissent le travail de Bouddha…

L’herbe, les arbres, la boue, la terre traversés et guidés par cette influence, tous irradient la grande lumière, et prêchent sans fin le Dharma beau et profond  ;

L’herbe, les arbres, les haies et les murs deviennent capables de   prêcher le dharma pour tous les êtres, gens du commun ou bodhisattvas, et de même tous les êtres, gens du commun ou bodhisattvas prêchent le dharma aux arbres, eux haies, à l’herbe, et aux murs » Bendowa

En d’autres termes, le Dharma est enseigné par toutes les choses, et par chaque chose, parce que nous sommes des êtres doués de forme et qu’ils peuvent nous parler direc-tement à travers nos sens et notre corps qui est formé par les mêmes éléments. 

Et pourtant nous ne reconnaissons pas cet enseignement du Dharma,  ce rayonnement de la Nature de Bouddha, à cause de l’obscurcis-sement de notre corps-esprit qui nous fait voir l’herbe, les arbres,           la terre, les haies et les murs comme des « objets ». 

Mais les myriades de choses ne peuvent nous apparaître dans leur non-forme, dans leur sans-limite, ou manque de substance propre, que si nous nettoyons le miroir de notre corps-esprit.  

Alors, l’expérience que nous avons du monde en est transformée :  «  Le monde de la conscience, et le monde de la conscience des objets ne manquent de rien – ces deux mondes sont déjà remplis de la    forme concrète de la véritable expérience. Cet état normal de l’expérience, lorsque nous l’avons pénétré, ne permet aucun moment creux.  

Zazen, même si ce n’est qu’un seul être humain assis pour un seul moment, entre alors dans une coopération mystique avec tous les dharmas et pénètrent les trois temps, du passé, du présent et du futur. 

Engaging Dogen’ s Zen                    Glen A. Mazis

Traduction : Jôshin Sensei