Le bouddhisme ne propose pas de solution simple à notre crise environnementale. Néanmoins, ses enseignements sur l’impermanence, interdépendance, et le non-moi apportent des prises de conscience (insights) dans la nature de notre problème écologique. 

Extrait d’un article de Buddhadharma, hiver 2008, trad. Joshin Sensei.

“ Les innombrables problèmes du monde viennent de notre faillite à comprendre que les phénomènes sont impermanents. Nous faisons des projets comme si nous allions vivre 500 ans. Nous nous battons pour de petites choses. Les gens cherchent le pouvoir et s’y cramponnent, imaginant qu’ils vont l’avoir pour des générations. Et même s’ils arrivent à l’attraper, rien ne dure. 

Conflits, agressions, incapacités à comprendre les sentiments de l’autre, ou à vivre en harmonie, tout cela vient de notre incompréhension de l’impermanence. 

Quand nous comprenons l’impermanence, nous comprenons l’interdépendance. Il y a là un équilibre subtil entre les deux, et si nous ne savons pas le conserver, tout s’écroule très vite. Voilà l’origine du réchauffement global et de toute la crise écologique.”

 Ringu Tulku Rimpoche: Buddhadharma, hiver 2008 trad. Joshin Sensei.

«  Si nous continuons à maltraiter la terre de cette façon, il ne fait aucun doute que notre civilisation sera détruite. Changer nécessite un éveil, une illumination. Le Bouddha a atteint l’éveil individuel; maintenant, nous avons besoin d’un éveil collectif pour arrêter cette course à la destruction. La civilisation va s’arrêter si nous continuons la course au profit, au pouvoir, au sexe et à la popularité ». Thich Nath Hanh