La pratique à la Demeure sans Limites a pour moi valeur d’exemple en matière de respect, de protection, de préservation ou de restauration de l’environnement.  A la Demeure sans Limites, on recherche la vie simple et pure de la  voie du Dharma. Cette pratique  guidée par les préceptes touche tous les aspects de la  vie quotidienne. Je vous livre pèle- mêle différents exemples  observés là-bas qui relèvent de la Voie du bouddhisme et qui s’harmonisent aux pratiques de l’écologie.
Sur l’alimentation en général:  avant les repas, nous disons:  « Je reçois cette nourriture comme un médicament qui nous aide à soutenir notre pratique ».  Manger juste ce qu’il faut, pour ajuster notre consommation à nos besoins plus qu’à nos désirs. Tout comme le 5ème précepte: « Eviter boissons ou aliments intoxicants. » nous engage à choisir les produits consommés selon une logique non consumériste.
 A la Demeure sans Limites, la nourriture qui nous est proposée est simple, frugale et répond aux besoins d’équilibre nutritif en privilégiant l’usage de produits frais locaux, ou du jardin. 

        Des modes de cuissons qui respectent les qualités des aliments,  le recours à l’alimentation biologique limitant la pollution induite par l’agriculture, l’utilisation systématique des restes pour confectionner de nouveaux plats, le compostage des déchets organiques sont autant de directions proposées.
« Respecter la vie, ne pas tuer. »  Par le choix d’une nourriture végétarienne, la Demeure sans Limites nous propose de nourrir la vie sans détruire celle des autres espèces.  Cela répond également  à un objectif d’équilibre lorsque l’on met en balance la quantité d’eau et d’énergie nécessaire à la production d’un kilo de viande tel que c’est illustré dans le film de Yann Arthus Bertrand  « Home ».
 

Dans la cuisine, l’organisation est simple, spartiate. On utilise l’eau avec parcimonie dans l’idée de ne pas gaspiller. Tout trouve sa place selon une logique pratique, le choix du matériel est efficace et rudimentaire, les bocaux sont en verres, les papiers en krafts, peu de sacs plastique, peu d’appareil mécaniques mais des outils de qualité,  l’usage de produits recharges limitant les emballages et la production de déchets, la qualité biologique pour ne pas polluer la nature….« A quoi bon tous ces produits s’il suffit de frotter …!»
  Dans le jardin il y a des toilettes sèches  qui permettent de réduire la consommation d’eau et les déchets,  de produire du compost  pour le jardin. 

Je me souviens du rire de Sensei  lorsque je lui ai vanté mon  Rice cooker électrique qui cuisait toute la nuit à feux doux pour faire une Guen Mai ( soupe de riz). Quelle dépense d’énergie  électrique inutile alors qu’il suffit de tourner la cuillère dans la marmite et laisser faire!
Sylvie  Myo Jo