11eme-smallPar nature je ne suis pas un planificateur, mais il y a quelques années j’ai compris que si je ne maîtrisais pas  mon emploi du temps, c’est lui qui me maîtriserait.
Donc maintenant je remplis mon agenda avec autant de pratique et d’activités du Dharma qu’il est possible.
Je remplis les pages de mon agenda -un an à l’avance- avec ce que je désire faire, puis je m’y conforme et je le fais.
Je sais combien d’heures je veux pratiquer chaque jour et j’organise mon temps pour y parvenir.
J’estime que ceci est ma vie, et que si je ne l’assume pas, personne ne le fera à ma place. Je me surprends à penser beaucoup au temps, combien j’en ai et ce que je veux en faire.

En pratique, les jours n’ont que vingt-quatre heures.
Que voulons-nous en faire ?

Il nous faut une partie de ce temps pour dormir. Mais de combien de sommeil avons-nous réellement besoin ?Plus de sept ou huit heures ne nous sont pas d’un grand secours, sauf bien sûr si nous sommes adolescents.
La plupart d’entre nous ont un emploi.  Nous pouvons travailler neuf heures par jour, c’est une moyenne habituelle. Cela nous laisse encore sept ou huit heures.
Et puis il y a les obligations familiales et nous devons les prendre en compte.
Comment pouvons-nous faire entrer le temps de pratique dans les heures qui nous restent ?
Je suis une personne de la nuit, aussi c’est tard dans la nuit que je pratique. D’autres préfèrent commencer avant l’aube.

Ce sont des heures tranquilles  -périodes de pratique garanties- parce que tout le monde dort, ou peut-être pratique aussi.

Parfois le soir j’ai sommeil, mais dès que je commence, je trouve une  réserve pleine d’énergie nouvelle qui me soutient tout  au long de ma session.

Tout ce qui unit nos actions à nos intentions nous donne de l’énergie et apporte un sens profond à nos vies.
J’avais habituellement des difficultés à dormir, mais maintenant, avec une pratique régulièrement programmée, j’ai un sommeil continu et réparateur .

Prendre une décision claire

Si nous aspirons à la pratique, nous devons clairement en prendre la décision.   Cela n’aide pas d’être ambivalent.
Il existe en Tibétain le terme Yi nyi te tsom.
Yi nyi signifie que nous avons deux avis ou, en d’autres mots, des intérêts conflictuels.
Te tsom signifie que nous avons des doutes sur le parti que nous voulons prendre.

Nous pouvons souhaiter pratiquer et pourtant échouons à mettre nos actions en accord avec nos aspirations.
Je vois bien des gens désireux de pratiquer et n’en trouvant pas beaucoup le temps.  Ceci nuit à leur propre estime. Demandons-nous ce qui nous empêche de réaliser nos aspirations dans la vie.
Faisons-nous un bon usage de notre vie, ou travaillons-nous seulement à la faire durer ? Comment utilisons-nous notre temps ?
Regardons-nous ce qui est en jeu ?
Soutenons-nous notre désir par une vie pleine de sens ou voulons-nous simplement fuir ? Et, dans ce cas, pourquoi ?

La façon dont nous passons notre temps dépend de la façon dont nous l’organisons, et comment nous l’organisons dépend de la façon dont nous envisageons nos vies.
Une fois ces questions tranchées et la décision clairement prise de faire dans nos vies une place pour la pratique, il faut faire un effort plutôt que de laisser l’intention devenir trop lâche et inorganisée, en attendant que quelque chose arrive.

Dzigar Kongtrul Rinpoche Printemps 2009 Buddhadharma

Traduction : MC. Calothy – A. Delagarde

nonne

Une demie-heure de méditation est nécessaire pour tous chaque jour,

sauf si vous êtes très occupé : dans ce cas, c’est une heure.

Saint François de Sales