«  On peut en discuter mais je ne pense pas qu’un bouddhiste devrait avoir des actions boursières. Le marché boursier s’appuie sur l’avidité et la manipulation, et par la même un investisseur devient avide. Et pourtant il y a des centres du Dharma qui ont placé leur argent dans ce marché.
– Et le Centre Barre d’Études Bouddhistes dont vous êtes le co-directeur ne le fait pas ?
Si, il le fait. Mais ce n’était pas mon choix ni ma décision. C’est celui du Conseil des directeurs.
– Alors que suggérez-vous pour sortir de ce problème typiquement occidental ?  Quelle solution ?twitter2
Je pense que c’est l’hubris très américaine – ou occidentale –  de chercher des solutions radicales.
Chaque solution a son propre cycle et elle évolue. Avoir de petites communautés, par exemple, c’est un point de départ, mais il me semble que garder des communautés à taille réduite est un processus, un modèle plus qu’une solution. 
Le problème ultime des êtres humains est l’aliénation. Et la seule solution à l’aliénation est de  la traiter avec des moyens habiles et réfléchis.
Les Enseignements du Bouddha me semblent être un modèle complet pour faire face à l’aliénation. Mais ces enseignements ne doivent pas devenir une formule ni même une solution. Ils doivent être des vérités vivantes.

Mu Soeng
Traduction : Joshin Sensei                                         

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