प्रीति Qu’est-ce que c’est qui nous empêche de demander ?

Nous avions posé cette question sur un site. Voilà deux réponses bien représentatives qui peuvent nous faire réfléchir : oui, pourquoi n’osons-nous pas demander le plus souvent ?!

Ce qui nous empêche de demander, je dirais personnellement, la peur de passer pour ignorante !  Je sais que mon point de vue  est partagé par nombre d’entre nous.  Ce n’est pas la paresse, je ne crois pas, bien que pour certains c’est un peu ça ; je dirais qu’on on ne pense pas qu’on puisse demander sans que ça dérange les autres.  Alors on ne demande pas.
Une femme handicapée qui est intégrée à mon lieu de travail a besoin, pour se sentir considérée et montrer qu’elle s’intéresse, de demander souvent et parfois les mêmes choses, pas facile pour ceux  qui sont autour d’elle !
Est ce aussi un problème de société ?
Oui je dirais, à débattre !

Marie-Anne
————-
Qu’est ce qui nous empêche de demander ?
Peut-être la peur d’obtenir, la peur de « quitter » notre ignorance, tellement rassurante, notre quant-à-soi si sécurisant…
Et surtout ne pas se risquer à rencontrer l’autre ou pire, se rencontrer soi-même.
Ne rien devoir à personne, ne pas se mettre en dette, ou bien la peur de déranger.
J’ai remarqué, dans le même ordre d’idées que j’avais du mal à demander ma route ou de l’aide pour trouver une direction lorsque j’étais en voiture…  Le voyant, maintenant par jeu, je m’arrête et demande et, oh ! miracle je peux même rencontrer quelqu’un et avoir du plaisir à parler avec. Dans ce monde du j’ai ou je n’ai pas nous oublions insidieuse-ment la simplicité du partage et dans cette époque où il faut tout combler, être performant, être le premier, ne pas savoir où demander de l’aide devient une faiblesse.
Nous n’aimons pas nous savoir faible, vulnérable et dépendant des autres.
Alors qu’au contraire tout nous prouve que nous ne pouvons vivre sans rencontres, partages, échanges. C’est ce que je désirais partager avec vous.

Pascal-Olivier

————–
प्रीति  Nous savons que la vie  est impermanente et que, tôt ou tard, nous devrons tous mourir.
La méditation assise est un moyen merveilleux d’être plus en conscience et dans l’acceptation de l’impermanence.
Si nous pouvons apprivoiser la peur de mourir et nous détendre face à elle, nous pouvons la transformer peu à peu.
Avec la conscience de l’impermanence, nous commençons à vivre notre vie plus en profondeur, avec plus d’attention et de conscience. Quand nous sommes capables de concevoir et d’accepter notre mort, nous pouvons lâcher prise de nombreuses ambitions, de nombreux soucis et de nombreuses souffrances.
Nous pouvons lâcher prise  de tout ce qui nous maintient inutilement dans l’affairement.
Nous pouvons avoir un mode de vie qui ait un sens pour nous, pour les autres espèces sur Terre, et pour la planète.

Thich Nath Hanh S’asseoir  Editions Belfond

———-

प्रीति  Dans une des prisons les plus peuplées d’Inde, à New Delhi, 10.000 prisonniers entassés dans des conditions inhumaines, une directrice de prison a introduit dans les années 90, la méditation Vipasssana.
Témoignages, images, récits des changements qui s’ensuivirent.

Bande annonce en anglais :
https://www.youtube.com/watch?v=K4LudQ3l1fw

Video en français 53 mn : Purger sa peine, faire Vipassana.
https://youtu.be/E4hygkLwe04

——————-

Écrire vos gathas :  https://padlet.com/lulena_zen/lavieengathas
Les gathas d‘Anne et Yvon :  https://frama.link/pratiquer-gathas

प्रीति
Gatha de l’éboulement
En passant à côté d’un gros éboulis
Je fais le vœu avec tous les êtres
de me relever lorsque tout s’écroule en moi.
Yvon