mokugyosLe mot Mokugyo 木魚 se traduit par « poisson en bois ». L’instrument traditionnel Mokugyo est creusé dans du bois similaire au camphrier, de forme arrondie, il est coiffé d’une crête qui donne un véritable son caverneux. La tonalité varie en fonction de la taille, du type de bois utilisé et de la profondeur de son bois. Le dessus de l’instrument est sculpté d’écailles, et le manche est gravé par deux têtes de poisson qui embrassent une perle qui symbolise l’unité.

Dans le bouddhisme le poisson symbolise la vigilance, car il ne dort jamais. En conséquence, il est important de rappeler aux moines de se concentrer sur leur sutra. Souvent, le maillet utilisé pour frapper le poisson possède une pointe recouverte de caoutchouc destinée à donner un son sourd, mais qui reste clair. De nombreuses légendes tentent à prouver que le Mokugyo est d’origine chinoise.
Mokugyo eheijiLe moine Ryu Makimoto s’étant rendu en Inde pour acquérir des sutras, se retrouva bloqué par un large fleuve en crue. Il ne semblait pas y avoir en cet endroit ni pont, ni bateau. Un gros poisson, qui nageait dans le fleuve, le fit grimper sur son dos afin qu’il puisse traverser la rivière. Ce poisson, qui expiait une faute commise dans une vie antérieure humaine, demanda au moine d’intercéder auprès de Bouddha pour qu’il trouve la voie du Bodhisattva. Le moine acquiesça à sa demande et poursuivit sa quête pendant dix-sept ans.
Après avoir reçu les « Écritures », il revint en Chine, via la rivière, qui à nouveau était en crue. Alors que le moine se souciait de la traversée, le poisson revint pour l’aider, et lui demanda s’il était intervenu auprès du Bouddha afin de lui transmettre sa demande. Le moine avait oublié cette requête, aussi à sa consternation, le poisson devint furieux et éclaboussa le moine, en le plongeant dans la rivière. Un pêcheur qui passait le sauva de la noyade. Malheureusement les sutras furent avalés par le poisson qui disparut dans les flots. Le moine rentra chez lui rempli de colère, et dans sa rage il créa une statuette à l’effigie du poisson afin de le punir. Pour se souvenir de cette mésaventure, il frappa régulièrement la tête du poisson, avec un marteau en bois.

 

À chaque fois qu’il frappait, le poisson ouvrait la bouche pour recracher des choses qu’il avait avalées. À la longue, au bout de quelques années il recracha enfin les « Écritures » qu’il avait avalées lors des inondations.

mokugyo

On trouve aussi une autre légende : Il y a longtemps, raconte-t-on, un moine bouddhiste a rompu ses voeux et a été puni dans son incarnation suivante en naissant comme un poisson mais avec un arbre poussant sur son dos. Le fardeau était rendu encore plus pénible par le vent, car l’arbre se balançait d’avant en arrière, infligeant des douleurs insupportables et le faisant saigner. Le temps orageux faisait de la vie du moine réincarné un moment de torture atroce. Un jour de vent, l’ancien maître du moine marchait au bord de la mer et fut témoin de la profonde souffrance de son disciple égaré. Le vieux moine eut pitié de lui et décida de réciter une série de prières rituelles qui libéreraient son ancien disciple de son douloureux destin.

Le vieux maître y parvint, et lorsque le poisson cruellement accablé mourut, le disciple châtié fut réincarné dans une existence plus heureuse.
Le vieux maître sculpta alors l’arbre désormais sans vie en forme de poisson, qu’il accrocha au mur du temple afin que cela serve de leçon pour les autres moines qui pourraient envisager de rompre leurs vœux bouddhistes solennels.

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Traduction : Joshin Sensei

mokugyo temple木魚 Sur le mokugyo poisson de bois 木魚 https://www.google.com/search?channel=trow2&client=firefox-b-d&q=wooden+fish+zen+temples

Poisson de bois du Manpuku Ji Kyoto https://fr.wikipedia.org/wiki/Manpuku-ji