उपेक्षा Qui suis-je ? 

 Si vous essayez de me prendre, vous resterez les mains vides. Si vous pensez m’apprivoiser, vous allez vous décourager. Je ne ressemble à rien, on me tricote à l’envers, je fuis les mondanités et les mots bétonnés. J’arrive quand les autres partent, j’ai pour maison le sable de l’instant, mais … je m’attarde volontiers. J’ai besoin de trois fois rien, une chaise de paille dans un coin. Je viens chez les petits qui ont pour pain la faim et le désenchantement. Je prends l’escalier de service, j’arrive dans leurs disputes et leurs désordres. Je les surprends comme une douceur, une si petite douceur. Sans comprendre, ils se lèvent au milieu des décombres … Ce n’est pas que tout soit clair, mais leurs yeux sont lavés. Demain peut s’envisager…

Feuille dentelle

Beaucoup d’autres guettent mon passage. Je suis de tous les voyages, on me reconnaît au battement d’aile qui effleure les visages, à la trace du désir qui soudain déplie le cœur.

De toujours à toujours, nouée à l’invisible travail d’ensemencer le monde et de grandir les êtres, j’ai un nom : “ Espérance”.

Francine Carrillo. Présenté par Soeur Cora

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उपेक्षा Le dragon et la perle

Poisson-bois

Un chapitre des Contes d’Avalokiteśvara ( *) et des Mers du Sud, un roman du seizième siècle, paru sous la Dynastie Ming, raconte :

Quand le troisième fils du Roi-dragon va nager dans la mer sous la forme d’une carpe, il est capturé par un pêcheur. Incapable de se transformer en dragon car piégé sur terre, il est vendu et sur le point d’être massacré sur le marché local.

 Lorsque Avalokiteśvara apprend sa situation, Elle donne alors tout son argent à Shancai, son aide et assistant, et l’envoie acheter la carpe sur le marché pour la libérer. La carpe est encore en vie plusieurs heures après avoir été prise, ce qui attire une grande foule, et bientôt des enchères violentes commencent, les gens croyant que la consommation de ce poisson leur accordera l’immortalité.

 Shancai n’arrive pas à surenchérir, et demande le poisson vivant au vendeur en échange de la somme apportée, mais en vain, s’attirant le mépris de la part des gens sur le marché. C’est alors qu’Avalokiteśvara fait entendre sa voix, de loin, en disant : « Une vie n’appartient qu’à celui qui tente de la sauver, non pas à celui qui essaie de la prendre ».

La foule se rend compte de son erreur et se disperse aussitôt. Shancai ramène la carpe à Avalokiteśvara, et le fils du Roi-dragon retourne à la mer.

 En gage de gratitude, le Roi-dragon demande à Ao Guang d’apporter la Perle de la Lumière à Avalokiteśvara, mais la petite-fille se porte volontaire pour le faire à sa place. Après avoir offert la perle à Avalokiteśvara, elle décide de rester avec elle et de devenir sa disciple dans l’apprentissage du Dharma bouddhiste.

 ( *) Avalokiteśvara est le/la bodhisattva de la compassion ; il / elle existe sous différentes formes pour intervenir dans les différents mondes (animaux, humains, etc)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Longnü


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उपेक्षा Hier, une promenade dans la campagne m’a offert le vol d’oiseaux dans le vent frais de l’automne.

La course d’un faisan à travers champs, le vol d’un héron, les oies du pré voisin ont élevé ma journée.

Plutôt que de sombrer dans le chagrin (j’en ai beaucoup), la journée m’a apporté le réconfort de la nature, la respiration réconfortante de la vie… MP