Jonquilles 11 Mars

jonquille

小さな白い水仙を                                               Je pose une petite jonquille

赤い南天の実にそえて活ける          Le long d’un rameau de nandina,

部屋が暖かくなってくると                               couvert de petites baies rouges

ほどけるように                                                     Avec la chaleur de la pièce

香りが広がってくる                                              le parfum se répand

水仙は                                                               Comme si on le détricotait

地中海沿岸が原産国という                         On dit que les jonquilles

シルクロードを旅して                            viennent du bord de la Méditerranée

東アジアに渡って                                     Je me demande si elles ont voyagé

日本の浜辺に                                              Le long de la Route de la Soie

たどり着いたのだろうか                          vers l’Asie

三、一一                                      Atteignant les côtes du Japon

あの未曾有の災害にも耐え抜いて               Mars 2011

厳寒の空の下                             La fleur qui est passée à travers

緑の葉を凛と伸ばし                     un désastre sans précédent

可憐な白い花びらの中に             Sous un ciel affreusement glacial

金の盃を抱き                             Elle fait pousser ses feuilles vertes

その盃に                                      avec une telle dignité

陽光が満ちるように               Et maintenant ses délicats pétales

輝く幸せに                                    Une tasse dorée

溢れるときが                          Il va sûrement venir un temps

必ずやって来るだろう                où cette tasse va déborder

D’un bonheur étincelant

Comme empli de soleil

Arai Takako

http://apjjf.org/2017/02/Arai.html

ကတေဝဒိတာ Changer…

Comme c’est le seul moment de la journée prévu sans pluie à Rouen, je suis allée à la pharmacie en marche kinhin ; je suis allée à celle tout près de chez moi (dont je n’apprécie pas la pharmacienne et que j’évite habituellement) en pensant dédier mes efforts de cette journée pour la joie et la paix pour tous les êtres. Et justement c’est elle qui me sert, pendant que je reste en zazen dans mon coeur avec attention.
M’apprêtant à ranger les boites de médicaments dans mon sac, elle propose avec le sourire de m’offrir un sac «tote-bag» pour la fin de l’année ! goddessproject
En la remerciant, je lui souhaite une belle journée, elle me répond qu’elle doit travailler. Par solidarité, je lui dis « bon courage » et j’ajoute que moi aussi je vais travailler (en pensant à l’attention instant après instant, dans la joie !). Nous nous sommes souri …

En sortant, je n’ai pu que constater qu’elle devait sentir une bonne disposition de ma part ; en tout cas je l’ai accueillie. Alors, je comprends la Souffrance (Dukkha : ignorance/colère) que j’entretenais entre nous en restant enfermée dans le choix d’éviter cette pharmacie.

Une leçon : je veux continuer de pratiquer l’attention en pensant au-delà de penser, et laisser passer tout le reste (jugement, déception, appréhension…), travailler sur l’acception de ce qui est (bruits ici en ce moment… )  en prenant soin de mon sourire intérieur avec tous les êtres.
Marie

ကတေဝဒိတာ Nos ancêtres femmes : Chine – Japon

Chine :

Yu Daopo (12ème siècle)
La seule Héritière du Dharma de Langye Yongji, apparemment elle  est restée laïque.
Elle s’éveilla en entendant l’enseignement de Linji ( Roinzaï) sur  « l’homme véritable sans qualités »
Lorsqu’elle eut vaincu le Maître Yuanwu, il reconnut son accomplissement. Beaucoup de moines la recherchèrent pour ses enseignements – elle les appelait tous « mon fils ».

Huiwen (12ème siècle)

Héritière du dharma de Foyan Qingyuan, un Maître célèbre de l’Ecole de Lin Ji.
Ses enseignements furent collectés et parurent dans deux recueils de sermons sur la Transmission du Dharma.

Wenzhao (fin 12ème siècle)

Elle fut ordonnée à 17 ans, et visita de nombreux temples à la recherche d’enseignants.
Puis elle devint Abbesse de 5 monastères différents, et elle fut à l’origine de la réforme du Vinaya (Code de la Discipline) dans l’Ecole Chan.
Elle donna sa transmission à un moine. Elle portait la robe pourpre offerte par l’Empereur.
Ses enseignements furent réunis dans la Collection Pudeng.

Miaocong (fin 12ème siècle)

La plus jeune belle-sœur de Gongshi Daoren, qui influença ses choix. Elle épousa un officiel, mais petit à petit se tourna vers la religion. Elle étudia avec Dahui Zonggao, et connut l’Eveil.
On la trouvait directe et peu conventionnelle.
En 1162, elle fut ordonnée, et devient l’Abbesse du Monastère de  Cishou , elle y eut plusieurs Héritières du Dharma.
Miaodo et elle sont considérées comme les deux enseignantes les plus importantes de l’ère Song.

Miaodao (12ème-13ème siècles)

Héritière du Dharma du célèbre Maître Dahui, beaucoup de ses enseignements furent retranscrits.
Elle vivait en tant que laïque dans un monastère, et son éveil en 1134 eut un fort impact sur l’enseignement de celui-ci. Plusieurs histoires à son propos illustrent la peur des moines envers le sexe, et comment cela créait des obstacles en eux-mêmes ;  par exemple, elle apparut un jour nue dans la salle de méditation afin de leur montrer l’agitation de leurs esprits.  Elle reçut l’approbation impériale d’être enseignante et Abbesse, et fut alors ordonnée.
Elle fut invitée à « gravir la montagne » du monastère, et donna son enseignement aux moines présents. Elle expliqua les limites et la nécessité de l’enseignement avec des mots.

Japon :
Zenshin (fin 6ème siècle)

Ordonnée en 584, la toute première ordination au Japon -il n’y avait pas non plus de moine à ce moment-là.
En 588, elle voyagea en Corée pour sa pratique monastique, et fonda à son retour l’ordre des nonnes au Japon.
Zenzo et Ezen
 (6ème-7ème siècles)

Toutes deux furent ordonnées peu de temps après Zenshin et l’accompagnèrent en CoréYikung, retourna ensuite en Chine sans avoir établi  de lignage, mais sa première disciple fut l’impératrice elle-même. Puis de retour, elles participèrent à  l’établissement du bouddhisme au japon.
Quarante ans après leur ordination, en 623, l’ordre fondé par Zenshin et elles comprenait 569 nonnes et  816 moines.

komyoKomyo (701-760 )

Impératrice et premier membre de la famille impériale à être ordonnée en 749, elle a profondément influencé l’approche du bouddhisme dans le Japon ancien.
A sa demande, l’empereur Shomou a fondé des temples nationaux, pour moines et pour nonnes.  Ses contributions importantes, y compris la supervision de la mise en écrit de nombreux soutras ont eu une influence durable.

Tachibana Kachiko (786-850)

Impératrice, mariée à l’empereur Saga, elle envoya un moine en Chine pour faire revenir un enseignant du Chan dont elle avait entendu parler par le Maître Kukai (Kobo Dkachikoaishi), le fondateur de l’Ecole  Shingon. En Chine, le moine rencontra le célèbre Maître Chan, Yanguan Qian, qui envoya au Japon son disciple Yikung (Japonais Giku). Yikung enseigna d’abord à Kyoto dans le temple Shingon Toji.           Plus tard, l’impératrice fonda le temple Zen Danrinji à l’ouest de  Kyoto,  et Yikung en fut le premier Abbé. Ce temple fut détruit par le feu en 928. Yikung retourna ensuite en Chine sans avoir établi de lignage, mais sa première disciple fut l’impératrice elle-même.

Shogaku (12ème siècle)
Une aristocrate qui devint nonne en 1225 à la mort de son mari, étudia avec Maître Dogen, dont elle était une lointaine parente, et elle offrit de l’argent et la construction de la salle du Dharma de Kosho-ji.

Ryonen (début 13ème siècle)
Une des principales disciples de Maître Dogen, bien qu’elle ait été ordonnée par un autre Maître.
Sa compréhension profonde du dharma a été louée par plusieurs Maîtres.  Maître Dogen en particulier la cite plusieurs fois dans le Eihei Kuroku, donnant son accomplissement en exemple. Elle était déjà âgée lors de son ordination, et elle mourut avant lui.

Eshin

Egalement disciple de Maître Dogen qui célébra un mémorial funèbre pour son père à Eiheiji en 1246.

ကတေဝဒိတာ  Plus de détails…
« Le bouddhisme prend racine en Chine, s’étend ensuite à la Corée, puis de la Corée au Japon, quand le Roi Song (dans la première moitié du VIe siècle, presque 700 ans avant la naissance de Dogen) fit envoyer à l’Empereur Kinmei des sutras et des sculptures bouddhistes. Le premier bouddhiste ordonné au Japon fut une femme.
La première personne à avoir été ordonnée dans cette toute nouvelle religion du bouddhisme au Japon (en 584) fut une femme du nom de Shima, issue d’une famille puissante de la tribu Soga.

Après elle, deux autres femmes, Toyome et Ishime, prirent les noms de Zenzo-ni et Ezen-ni.
Il n’était pas possible au Japon de recevoir l’ordination complète car cela nécessitait la présence de dix moines et de dix nonnes.
Les Chroniques Gangoji relatent que ces trois femmes voyagèrent seules jusqu’à Paekche en Corée, où le bouddhisme était bien établi, et qu’elles y reçurent l’ordination complète en 587.                                         À leur retour au Japon, elles vécurent ensemble à Yamoto dans une amadera, un temple bouddhiste pour femmes, dirigé par une femme du nom de Sakurai-ji.
En 623, il y avait au Japon 569 nonnes et 816 moines,
et en 674, à l’occasion d’une cérémonie, eut lieu un grand rassemblement de 2400 nonnes.
(…) Les temples des nonnes fondés par l’Impératrice Komyo en 740 étaient appelés «Temples du Lotus pour l’Absolution des Péchés ». (Hokke Metsuzaishi-ji) et chaque temple abritait dix nonnes, chiffre qui est monté à vingt après 766.

Ces temples recevaient une aide économique du gouvernement. L’Impératrice Komyo a également fondé des institutions caritatives chargées de dispenser une aide médicale et de soulager les plus démunis. Elle-même fut ordonnée au temple principal de Todai-ji en 749.
(…) Deux chapitres du Shobogenzo, Bendowa et Raihaitokuzui, affirment l’égalité des femmes et des hommes dans la pratique du zen.
De plus, Maître Dogen a complètement réinterprété la lecture que nous pouvons avoir de cette phrase du Sutra du nirvana :  « Toutes les existences sont la nature de Bouddha ».
C’est une nonne, Ryonen-ni, qui l’aurait principalement influencé pour écrire, dans Bendowa, son enseignement le plus explicite au sujet des femmes.

Maître Dogen n’eut de cesse de faire son éloge, disant qu’elle possédait une « rare aspiration à l’éveil » (bodaishin). Dans le Eihei Koroku, il écrit que Ryonen-ni était profondément dévouée à la Grande Voie des bouddhas. On la compare parfois à   Massan. Ryonen-ni en Chine : c’est de la moelle de ses os que la nonne aurait connu le zen.
Grâce à l’argent offert par une femme du nom de Shogaku Zenni, Maître Dogen put faire construire le Dharma hall qui se trouve dans son premier temple à Kosho-ji ; et lors de son ordination, en 1225, Shogaku Zenni fit don à Maître Dogen du restant de sa fortune.
Ce n’est là qu’un exemple du soutien que les femmes ont apporté à Dogen et de l’influence qu’elles ont exercée sur lui.
 http://bouddhisme-au-feminin.blogspot.fr/2011/01/les-femmes-dans-lhistoire-du-zen.html

Maître Dogen, Raihai Tokuzui :
« L’éveil est le critère ultime :  que ce soit dans le Mahayana ou dans le Hinayana, les vertus de l’ultime éveil ne sont pas différentes.  Or de nombreuses nonnes l’ont expérimenté.
Donc dans quel genre d’endroit – que ce soit dans le triple monde ou dans les terres de Bouddha des dix directions – une nonne ne peut-elle se mouvoir librement ?  Qui oserait lui barrer le chemin ?
En même temps, l’état ultime de vérité est aussi le critère suprême. Lorsqu’une femme est devenue bouddha, y a-t-il quoi que ce soit dans les dix directions qu’elle ne puisse réaliser ? Qui pourrait alors tenter de lui barrer le passage ? Elle possède déjà la vertu qui illumine toutes choses très largement ;        quel est alors pour elle le sens d’une frontière ou d’une limite ? »

ကတေဝဒိတာ Méditation pour les enfants

lilajizoCela faisait plusieurs années que nous évoquions la possibilité de mettre en place, au zendô de Mons (Belgique), des activités pour les enfants, sans jamais trouver ni la personne qui pourrait s’en charger, ni la forme adéquate – Méditation ? Cours de philo pour enfants ?

Activités ludiques autour du bouddhisme ?

Il nous semblait pourtant que ce serait bien utile, à entendre les témoignages des jeunes parents de notre entourage, pratiquants ou non.

L’été dernier, enfin, j’ai décidé de me jeter à l’eau et d’enfin créer cet atelier « enfants », pour les 6-10 ans.

Avec pour tous bagages ma bonne volonté, ma propre pratique et quelques ouvrages spécialisés.

Et – surtout – l’aide de cinq petits bouddhas.

Je ne sais pas qui apprend le plus, des petites grenouilles ou de moi…

La fois dernière, j’ai (un peu) appris à ralentir ; les enfants n’ont – heureusement pour eux – pas le rythme des adultes, ils prennent leur temps. Ils ont leurs priorités propres.

Aujourd’hui, j’ai (un peu) appris à faire preuve de patience et de souplesse – et de bienveillance aussi (ahimsa, encore ?)

Les garçons étaient très énervés, et j’ai vu très vite que je ne pourrais pas faire ce que j’avais prévu.
Alors j’ai fait taire la Petite Grenouille qui parlait dans l’iPod, mis mes projets de côté pour une autre fois.
Respiration, sourire.

Vous savez quoi ? On va faire autre chose ! Exercice pratique.  Qu’est-ce qui se passe, là,
maintenant, dans ma tête, dans mon corps ?
Ça bouge beaucoup, non ?
Airs penauds.
Pas d’air penaud à avoir ! Parfois, c’est compliqué de ne pas bouger,
de se taire, d’être concentré, de rester sérieux.
C’est pareil chez les grands !
C’est juste que chez eux, ça se voit moins.

Ah, les grands, tu veux dire ceux de 12 ans ? (Sourire intérieur)

Oui, voilà. Et les papas et les mamans aussi. Et moi. Tout le monde. Ce n’est pas très grave, mais c’est important de voir que c’est comme ça, sinon, parfois, on ne se sent pas très bien, puis on se fatigue.
Et ça peut nous attirer des ennuis, aussi.

A l’école, par exemple. Non ?
Ben oui. D’ailleurs moi, à l’école…

[Quelques anecdotes plus tard]
On réécoute la petite clochette ?

Qu’est-ce que vous en dites ?
Oh oui, la petite clochette !
Allez, on écoute. Ding.
Ah attends, on l’entend encore !
Ah non, plus maintenant.
Je peux essayer ? Oui, vas-y. On va tous essayer. Doucement. Voilà.

atelierzen7On a écouté un « Paysage sonore ». On a ri (les cris d’animaux et les rires de bébé, ça marche à tous les coups), on a eu un peu peur (le tonnerre, il fait vraiment beaucoup de bruit !), on s’est parfois demandé ce qu’on entendait (ah, la machine à écrire… je vous parle d’un temps…).

Illustration offerte par Frédéric Baylot https://fredericbaylot.wordpress.com/  pour l’atelier.

Après, on a fait un peu de yoga, pour bouger – mais doucement (comment il fait, le chat, quand il est fâché ? Tu montres, Lili ?

Et quand il a repéré une souris ? Super, Ruben !), puis on s’est couché dans l’herbe (l’herbe beige du zendô 🙂 ) et je leur ai raconté l’histoire de la petite fourmi qui grimpe, qui grimpe (body scan)…

J’en ai vu un se gratter discrètement le front quand la petite fourmi y est arrivée.

Ruben : « Ah, Maman est déjà là ? J’étais bien couché dans l’herbe. Et puis il y avait une petite fourmi qui… » 🙂

On réessayera la semaine prochaine, « Inch’Allah ! »

On parlera du bouton « Pause ».

Peut-être qu’on se fabriquera chacun une petite boule à neige, pour regarder toutes nos émotions et nos souvenirs se déposer doucement au fond du bocal quand on arrête de le secouer.
On se dira que tout ça, c’est un peu comme des bulles de savon.

On lira l’histoire du roi qui était toujours en colère jusqu’au jour où il

s’est mis à mieux regarder les pissenlits et à les aimer. 🙂

Puis un de ces jours, je leur parlerai peut-être d’un ami poète, qui voit le soleil et la pluie, tout l’univers, dans une feuille de papier – ou dans un
raisin sec (d’ailleurs, est-ce que je sais vraiment le goût et l’odeur que ça a, un raisin sec ? est-ce que ça fait du bruit ?).

Et peut-être même qu’on essayera d’envoyer des pensées gentilles à un petit copain d’école avec qui on s’est disputé.

Ou on fera complètement autre chose, parce que ce ne sera pas le moment. Ou que ce sera le moment de faire autre chose. On verra.

Le reste, comment dire…
– Alors, il fait quel temps dans ta tête, Paul ?
– Le ciel est bleu, et il y a quelques petits nuages. Mais ils sont blancs et tout petits. Et ils ne font que passer…

asrogemsQuelques vacances plus tard :
« – C’est comme on disait l’autre fois. Moi, je prends souvent le chemin de la colère.
– Et tu te souviens de ce que je t’ai dit ?
– Oui, c’est comme les chemins en forêt qui se creusent de plus en plus quand on marche dessus… C’est plus difficile d’en sortir, mais on peut
quand même le faire et en créer des nouveaux ».
Ponctué par un grand sourire.

Petite graine semée, et manifestement bien arrosée par Liam (7 ans).

Aujourd‘hui, avec les enfants, on a fait la metta bhavana adaptée que j’ai trouvée (soi, quelqu’un qu’on

aime bien, quelqu’un avec qui on s’est disputé, tous les enfants du monde).

A la fin, ils ont plein de questions :

Oui mais quand même, Ingrid, je ne l’aime pas, elle est méchante – tous les enfants du monde ?
Tu crois qu’on peut y arriver ?

– Et la dernière… dis, des quatre, c’est quoi le plus important ?

Je vais essayer de me rappeler de mon discours sur « c’est tout un ensemble » et « il faut être gentil avec soi-même pour pouvoir être gentil avec les autres »…

Sur le moment, je me suis trouvée super convaincante…

Françoise

ကတေဝဒိတာ  Et quelle joie de voir fleurir toutes ces petites graines… un peu du monde qui change… quelques battements d’ailes de papillons.

ကတေဝဒိတာ Et vous ?
Que faites-vous avec vos enfants, vos petits-enfants ?

Comment leur passez-vous bienveillance, compassion, calme… ?

Faut-il, et comment, les ouvrir aux Enseignements que, vous, vous suivez ? Quel partage ?

Si vous avez de bonnes idées, si vous connaissez des moyens habiles, partagez-les avec la Sangha.

Sensei

ကတေဝဒိတာ : katannuta, gratitude

Le mot Pali katannuta que nous traduisons par gratitude signifie littéralement « reconnaître ce qui a été fait »; surtout reconnaître ce qui nous a apporté des bienfaits. Mais d’un point de vue bouddhiste, nous devons aller plus loin : kata ce qui a été fait pour nous, et annuta : reconnaître, savoir.

Il n’y a rien là d’émotionnel, comme dans les traductions occidentales – nous disons « ressentir » de la gratitude ; mais la connotation de katannuta touche plus la compréhension, elle est plus cognitive.

moriyama-roshiSi nous ne savons pas reconnaître ce qui a été fait pour nous, pour notre bénéfice, nous ne pouvons pas nous sentir reconnaissant.
http://katannuta.fncll.org/about 

« Envers qui pourrions-nous avoir plus de gratitude qu’envers le maître qui nous a accompagné dans la Voie du Bouddha, nous ouvrant les portes, écartant les cailloux, nous apprenant la joie du Dharma…? »
lulena-zen.blogspot.fr

Daishin n°237 – Mars 2018

Jôshin Sensei sera à :

– Paris : samedi  17 mars.
Infos :  http://www.larbredeleveil.org/lademeure/spip.php?breve24          

La Demeure sans Limites est fermée jusqu’au 30 mars. www.larbredeleveil.org

Uposatha :
vendredi 2, samedi 17 et   samedi 31 : deux pleines lunes dans le mois !
Asseyons-nous ensemble : https://framadate.org/esLiFjRR7G5arH2J

katannuta-myanmar

Sommaire

Katannuta, gratitude
Méditation pour les enfants – Françoise
Suite : nos ancêtres femmes : Chine-Japon
Changer – Marie
En vrac
Jonquilles : 11 mars

Illustrations :
Lilla Jizo,  astrogem,  F. Baylot,  7-goddess project, wikikachiko, http://bf.20compassion.free.fr       

gentil

Photo prise à Bruxelles lors d’une manifestation pour l’accueil des migrants.
Nous avons demandé à la maman, par l’intermédiaire de Françoise, si elle était d’accord pour que nous reprenions cette photo :
« Bonsoir, merci pour votre demande. Nous apprécions votre tact. Mon compagnon et moi même nous intéressons beaucoup au bouddhisme. La bienveillance est une valeur essentielle à nos yeux. Nous acceptons donc avec grand plaisir l’utilisation de notre photo dans votre newsletter. Bonne soirée, M. » Formidable petit garçon !

ကတေဝဒိတာ : katannuta, gratitude
ကတေဝဒိတာ   Lire des enseignements de Maître Dogen, de Maître Okumura, de Maîtres du Chan, de Jôshin Sensei : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/enseignements

ကတေဝဒိတာ  Venez lire et écrire des gathas, petites strophes pour faire un vœu qui nous accompagnera dans notre quotidien : https://padlet.com/lulena_zen/lavieengathas

Gatha du blanc
La neige monte de la vallée
Je fais vœu avec tous les êtres
D’accueillir le silence.
Yvon

ကတေဝဒိတာ  Mahaparinirvana du Bouddha : Nous avons travaillé sur ce thème en février. Si vous voulez consulter deux sites intéressants trouvés par Anne :
– Toutes les cartes des déplacements du Bouddha, tout au long de sa vie :     http://www.buddha-vacana.org/fr/maps/cartes.html

– Le texte du Mahaparinirvana Soutra, découpé en chapitres par thèmes :  http://www.buddha-vacana.org/fr/sutta/digha/dn16.html#master

ကတေဝဒိတာ  Et une longue biographie d’Ananda, le fidèle qui accompagna le  Bouddha tout au long de sa vie : 
http://www.dhammadana.org/bouddha/disciples_moines/ananda.htm#

Daishin n°236 – Février 2018

Le programme :

Jôshin Sensei sera à :

– Paris : samedi  17 février : enseignements sur le Parinirvana du Bouddha.
Infos :  http://www.larbredeleveil.org/lademeure/spip.php?breve24

La Demeure sans Limites est fermée jusqu’au 30 mars.
www.larbredeleveil.org

Uposatha : www.nousasseoirensemble.org
Pleine lune à la toute fin de janvier :
– mercredi 31
– jeudi 15 février : lune nouvelle : le jour de l’entrée dans le Parinirvana du Bouddha.

parinirvana

bouddha-couche

Sommaire

Le Parinirvana du Bouddha Traduction : Jôshin Sensei
Une générosité enrichissante – M° Sheng Yen
Seulement humain – Ajahn Sundara
Ancêtres Femmes : les générations chinoises (à suivre)
La Voie du guerrier de la compassion Marie Anshin
En vrac

परिनिब्बान Parinirvana du Bouddha

parinirvana

bouddha-couche

La Journée du Parinirvana (Parinibbana en pali) est une commémoration bouddhiste célébrée en Asie du sud Est, parfois le 8 février, mais plus souvent le 15.
C’est le jour où le Bouddha a achevé le Parinirvana, ou Nirvana total, à la mort de son corps physique.
Le Parinibbana Sutra décrit les derniers jours du Bouddha, et est souvent lu dans les temples à cette occasion. 
C’est aussi un jour de réflexion sur l’impermanence et les Enseignements.

 » Il est dit que lorsque le temps de sa mort approcha, le Bouddha s’allongea sur un lit préparé entre deux arbres Sala, la tête vers le nord, et le visage vers l’ouest, sa main droite servant d’oreiller.
A ce moment-là, les fleurs s’épanouirent, et commencèrent à tomber pour le recouvrir.

L’histoire raconte comment de nombreux disciples, hommes et femmes de tous âges, et aussi oiseaux et animaux se rassemblèrent soupirant de tristesse.

Le Bouddha donna son dernier discours, exposant la Loi fondamentale : même si le corps physique meurt, le Dharma n’est pas relié au temps : pour voir le Bouddha, il suffit de voir le Dharma.

Ainsi enseigna-t-il à ses disciples les Préceptes et la façon de conserver la Voie du Bouddha. 
Ce sermon est appelé en japonais Yuikyogo, le dernier Enseignement de Shakyamuni Bouddha ».   www.treeleaf.org

Traduction : Jôshin Sensei

परिनिब्बान  « Que se passe-t-il après le parinibbāna ? Après la complète extinction, toute connaissance (viññāna, citta, manas) cesse, ainsi que tout ce qui peut être connu (nāmarūpa), et avec eux cessent également toutes les descriptions et tous les mots. Il n’y a rien d’autre à dire.
Dire qu’il n’y a « rien » n’a même aucun sens, de crainte qu’on interprète « rien » comme « quelque chose » ou « quelqu’un ».

Ajahn Brahmavamso

Pour en savoir plus : http://lulena-zen.blogspot.fr/2015/02/15-fevrier-parinirvana-du-bouddha.html

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परिनिब्बान Seulement humain

Les Enseignements bouddhiques nous donnent beaucoup d’outils que nous pouvons utiliser, mais cela n’est pas la libération. La libération, c’est quand on commence à laisser aller, quand on commence à libérer le cœur en renonçant à toutes ces choses dans l’esprit qui nous gardent malheureux – la dépression, le désespoir, le manque de confiance, la peur, l’anxiété, etc.
En vieillissant, je vois de plus en plus clairement que la vie humaine est vraiment difficile. Il y a tant de choses à faire, tant de choses dont nous devons nous occuper simplement pour survivre sur le plan physique. Puis nous devons nous occuper des gens ; si vous êtes marié, vous devez vous occuper de votre époux/se, de vos enfants, et du chien, et du chat, et de la maison, et de la voiture, et du compte en banque. Tout ça, ça va. C’est juste que vivre cette vie humaine n’est vraiment pas facile. Ca demande plein d’énergie pour s’occuper de tout. Mais ce n’est pas un obstacle à la libération, forcément. Si vous trouvez que votre vie est compliquée et difficile, ne vous blâmez pas. C’est juste la vie humaine.
Vous vivez une vie humaine, et c’est comme ça.
Vous pouvez faire la paix. Faire la paix avec le fait d’être humain, avec les joies et les difficultés de la vie humaine, et faire grandir la gratitude vers les Enseignements du Bouddha, qui nous permettent de vivre la vie humaine en comprenant qu’elle en vaut la peine. Elle n’a pas besoin d’avoir de sens. Je trouve que c’est un peu difficile de chercher un sens. Nous ne le trouvons jamais. Le sens, c’est la vie elle-même, et d’en faire le meilleur usage possible pendant que nous somme en vie.
Ajahn Sundara. BuddhaDharma Summer 2017
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