Planning des activités du mois et Pleine Lune

Joshin Sensei
– Paris : samedi 22.
Tout le planning de Joshin Sensei : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journ%C3%A9es

La Demeure sans Limites est fermée jusqu’à fin mars.
Profitez-en pour aller découvrir     le site : https://www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites/

Uposatha
En février, la lune nous inspire le dimanche !
– Dimanche 9  : pleine lune,
– Dimanche 23 : lune nouvelle.
https://framadate.org/JhSgTHK5jpBOnpLG

बोधगया Les vœux de l’ecosattva

Je prends l’engagement devant  moi-même et chacun d’entre vous :
De me consacrer chaque jour à la guérison de notre monde, et le bien être de tous les êtres.
De vivre sur terre avec plus de légèreté, moins de violence que ce soit à travers la nourriture, les objets et toute l’énergie que j’utilise.
De tirer ma force et mes objectifs de la terre vivante, de nos ancêtres, des générations futures et de mes frères et sœurs de toute espèce.
D’aider les autres dans cette tâche et de demander de l’aide quand j’en aurai besoin.
De travailler chaque jour à alléger mon esprit afin de me donner du courage pour suivre ces vœux.

Joanna Macy et Chris Johnstone       « Active Hope »
http://www.terreveille.be/ecologie-profonde/joanna-macy

bodhgaya

बोधगया Gathas de la Terre

Le premier pas du jour

Marcher sur la terre
est un miracle. 
Chaque pas conscient
nous révèle le merveilleux dharmakaya.

Vous pouvez réciter ce poème au lever, quand vos pieds touchent  le sol, ou bien à n’importe quel moment, quand vous marchez.
Dharmakaya signifie littéralement  « corps » -kaya des Enseignements du Bouddha – Dharma, le chemin de la compréhension profonde et de l’amour.
Avant d’entrer dans le Parinirvana, le Bouddha dit à ses disciples : « Ce n’est que mon corps physique qui va disparaître. Mon corps du Dharma restera toujours avec vous ».
Dans le Zen ce terme a pris le sens d’« essence de tout ce qui existe » : tous les phénomènes, le chant d’un oiseau, les rayons du soleil, une tasse de thé, tout cela est manifestation du dharmakaya.
Et nous également sommes de la même nature que ces merveilles de l’univers.
Pas besoin de marcher dans l’air ou sur l’eau pour faire des miracles,  le vrai miracle est d’être éveillé au moment présent.
Marchant sur le Terre, nous réalisons la merveille d’être vivant.  Lorsque nous faisons cela, la soleil du Dharmakaya brille toujours.

Ouvrir l’eau

L’eau coule des sources de la montagne,
l’eau coule dans les veines de la terre.
Par miracle, cette eau vient jusqu’à nous
et préserve et nourrit notre vie.

Même si nous savons que l’eau vient de loin, nous prenons souvent le fait de la voir couler comme tout naturel. Mais l’eau est ce qui rend la vie possible sur Terre. Nos corps sont composés de plus de 70 % d’eau ; notre nourriture pousse grâce à l’eau. L’ eau est une amie, une vrai bodhisattva, qui nourrit les milliers d’espèces vivant sur terre. Ses bénéfices sont infinis.
Lorsque vous récitez ce gatha en tournant le robinet, ou en buvant un verre d’eau, vous pouvez voir la rivière d’eau fraîche coulant dans notre propre cœur, et vous vous sentez complètement rafraîchis. Célébrer le don de l’eau, c’est cultiver la présence et ainsi soutenir la vie, et les vies de tous les autres. rivière

Recycler

Dans les déchets, je vois une rose,
dans la rose je vois les déchets.
Tout est en transformation constante,
même la permanence est impermanente.

Quand vous jetez quelque chose, que ce soit dans la poubelle, le compost ou le contenant de recyclage, il y a parfois une odeur épouvantable. La matière organique en décomposition sent terriblement mauvais. Mais elle peut aussi devenir un riche compost qui fertilisera le jardin. La rose parfumée et  la poubelle nauséabonde sont deux faces de la même existence. Sans l’une, l’autre ne peut pas exister. Tout est en transformation constante. La rose qui se flétrit au bout de quelques jours deviendra une partie des déchets. Et au bout de six mois, les déchets seront transformés en rose.
Quand nous parlons de l’impermanence il nous faut comprendre que tout est constamment en transformation.
jardin-arrosoirLorsque nous regardons avec la vue profonde, contemplant une chose, nous voyons toutes les autres choses dedans. Ces changements ne nous affectent plus lorsque nous voyons l’interconnexion et la continuité de tout.
Ce n’est pas que la vie d’une personne, ou d’une fleur soit permanente, mais que la vie elle même se poursuit. Lorsque nous nous identifions à la vie, et que nous dépassons les limites d’une identité séparée, nous sommes capables de voir la permanence dans l’impermanent, ou la rose dans les déchets.

Thich Nath Hanh,  “The World We Have :  A Buddhist Approach to Peace and Ecology,”
Traduction : Joshin Sensei https://www.lionsroar.com/earth-gathas/

बोधगया Une réponse appropriée

Un moine demanda au Maître  chinois Yun Men :  « Quel est le travail de toute la vie de Bouddha ? »  Yun Men répondit :  « Donner une réponse appropriée ».
Devant la catastrophe du changement climatique, nous, en tant que communauté bouddhiste dans la présence et l’attention, avons l’occasion de donner une réponse appropriée si nous savons être créatifs : une réponse intelligente, compassionnée, porteuse de changements, résolue mais aussi appuyée sur l’équanimité.

lions roar

Pour cela, la communauté a besoin de pratiquants courageux et engagés à tous les niveaux. 
C’est le Chemin de l’écosattva.
https://earthymindfulness.com/ecosattva/

Il y a un chant qui veut être chanté à travers nous, nous devons juste y prêter l’oreille.
Peut être que ce chant qui peut se chanter à travers nous, est le plus beau requiem pour une planète irremplaçable ou peut être est-ce un chant joyeux de renaissance alors que nous créons une nouvelle culture qui ne détruira pas le monde.
twitterMais, dans tous les cas, il n’y a absolument aucune excuse pour que notre amour passionné du monde dépende de notre estimation de son bien-être.

Traduction : Joshin Sensei
https://earthymindfulness.com/tag/joy/  

Sur l’EcoSattva, en anglais : la Sangha de Thich Nath Hanh : https://oneearthsangha.org,
Joanna Macy,  https://earthrestorativejustice.org/article/33285/ecosattva-vows

En France : http://www.terreveille.be/ecologie-profonde/joanna-macy
http://www.roseaux-dansants.org/

बोधगया La Bourse ou le Dharma ?

«  On peut en discuter mais je ne pense pas qu’un bouddhiste devrait avoir des actions boursières. Le marché boursier s’appuie sur l’avidité et la manipulation, et par la même un investisseur devient avide. Et pourtant il y a des centres du Dharma qui ont placé leur argent dans ce marché.
– Et le Centre Barre d’Études Bouddhistes dont vous êtes le co-directeur ne le fait pas ?
Si, il le fait. Mais ce n’était pas mon choix ni ma décision. C’est celui du Conseil des directeurs.
– Alors que suggérez-vous pour sortir de ce problème typiquement occidental ?  Quelle solution ?twitter2
Je pense que c’est l’hubris très américaine – ou occidentale –  de chercher des solutions radicales.
Chaque solution a son propre cycle et elle évolue. Avoir de petites communautés, par exemple, c’est un point de départ, mais il me semble que garder des communautés à taille réduite est un processus, un modèle plus qu’une solution. 
Le problème ultime des êtres humains est l’aliénation. Et la seule solution à l’aliénation est de  la traiter avec des moyens habiles et réfléchis.
Les Enseignements du Bouddha me semblent être un modèle complet pour faire face à l’aliénation. Mais ces enseignements ne doivent pas devenir une formule ni même une solution. Ils doivent être des vérités vivantes.

Mu Soeng
Traduction : Joshin Sensei                                         

https://tricycle.org/magazine/dharma-sale/

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बोधगया Une réponse appropriée

Un moine demanda au Maître  chinois Yun Men :   « Quel est le travail de toute la vie de Bouddha ? »  Yun Men répondit :  « Donner une réponse appropriée ».
Devant la catastrophe du changement climatique, nous, en tant que communauté bouddhiste dans la présence et l’attention, avons l’occasion de donner une réponse appropriée si nous savons être créatifs :   une réponse intelligente, compassionnée, porteuse de changements, résolue mais aussi appuyée sur l’équanimité.
Pour cela, la communauté a besoin de pratiquants courageux et engagés à tous les niveaux. 
C’est le Chemin de l’écosattva.
EcoSattva

Il y a un chant qui veut être chanté à travers nous, nous devons juste y prêter l’oreille.
Peut être que ce chant qui peut se chanter à travers nous, est le plus beau requiem pour une planète irremplaçable ou peut être est-ce un chant joyeux de renaissance alors que nous créons une nouvelle culture qui ne détruira pas le monde. Mais, dans tous les cas, il n’y a absolument aucune excuse pour que notre amour passionné du monde dépende de notre estimation de son bien-être.

Traduction : Joshin Sensei
https://earthymindfulness.com/tag/joy/

Sur l’EcoSattva, en anglais : la Sangha de Thich Nath Hanh : https://oneearthsangha.org,
Joanna Macy,  https://earthrestorativejustice.org/article/33285/ecosattva-vows
En France : http://www.terreveille.be/ecologie-profonde/joanna-macy
http://www.roseaux-dansants.org/

बोधगया Ecosattva

Décidez de tout votre cœur de vivre pour prendre soin du monde ; soyez attentif à votre décision, nourrissez-la chaque jour.
Soyez complètement présent à l’époque que nous vivons. Trouvez en vous le courage de respirer la souffrance du monde. Laissez l’apaisement respirer à travers vous en retour.
Attention au pouvoir : voyez sa véritable nature, avec votre cœur et votre esprit. Basez vos décisions sur cette vision.
Simplifiez. Débarrassez-vous du bois mort de votre vie. Cherchez le cœur vivant du bois, et donnez-lui toute votre énergie.
Ne portez pas le fardeau de vouloir sauver le monde à vous tout seul.e. Rejoignez les autres, ceux et celles qui travaillent dans la même direction. Joignez-vos forces.
Gardez ensemble, d’une même pensée, la transformation du monde et votre transformation personnelle. Gardez toujours cela en vue, afin d’organiser votre vie autour.
Comme les deux ailes de l’oiseau nécessaires pour voler, équilibrez votre vie entre activités et nourriture intérieure.
Écoutez votre cœur, accomplissez tous vos talents. Cultivez-les avec diligence afin d’offrir au monde connaissance et savoirs.
Apprenez la non-violence du corps, du langage et de l’esprit. Soyez patient avec vous même et apprenez à mettre de la beauté dans chaque action, chaque parole, chaque pensée.
Dans le creuset de la méditation, apportez jour après jour dans votre cœur les trésor de la compassion, de la sagesse et du courage dont le monde a tant besoin.earthrestorativejustice

John Wigham/Akuppa   https://earthymindfulness.com/tag/ecosattva/
Traduction : Joshin Sensei

Daishin n°258 – Février 2020

BODHGAYA3-1024x679 copieBodh Gaya बोधगया

बोधगया Le Bodhisattva est rejoint aujourd’hui par l’« Ecosattva » : non seulement sauver tous les êtres mais aussi sauver la terre.
Ce terme est un mélange de « éco » comme « écologie » et de « bodhisattva », l’être éveillé qui s’est dédié à la liberté et au bien-être de tous les êtres.
Une tâche trop lourde, à priori impossible ? 
Non, lorsque nous comprenons que nos gestes, nos paroles, nos interactions quotidiennes avec le monde changent le monde, le façonnent, le renouvellent. Nous nous apercevons petit à petit qu’il n’y a pas de différence entre prendre soin des êtres vivants et prendre soin du monde dans son ensemble, en incluant l’air, l’eau, les océans, les plantes… car nous ne pouvons vivre en bonne santé, physique et mentale que lorsque la terre entière est en bonne santé. Car nous ne pouvons vivre heureux que lorsque autour de nous les autres et le monde sont en paix.
C’est pourquoi nous pouvons prendre des résolutions qui vont être bénéfiques pour nous, comme elles vont l’être pour tous et pour la terre, comme le dit J. Wigham : « Décidez de tout votre coeur de vivre pour prendre soin du monde  ».
Et comme nous y incite Joanna Macy, essayons de « vivre sur terre avec plus de légèreté à travers notre nourriture, nos objets, et l’énergie que nous utilisons chaque jour ».
« Essayez de faire plus attention aux cycles de la nature qu’à ce qui se dit sur les réseaux sociaux ». Nicole Apelian

 

SOMMAIRE

Planning des activités du mois  et Pleine lune : Joshin Sensei – La Demeure sans Limites
Ecosattava –  John Wigham
Les vœux de l’ecosattva  – Joanna Macy et Chris Johnstone
Une réponse appropriée  – Joanna Macy et Chris Johnstone
Gathas de la Terre – Thich Nath Hanh
La Bourse ou le Dharma ?  – Mu Soeng
Je vis ma vie – Rainer Maria Rilke

Illustrations :
Earthrestorativejustice, Lionsroar, twitter, La Demeure sans Limites.

Le temps que j’ai (2ème partie). Un esprit détendu et ouvert

Si nous n’avons pas de centre, nous tournons en rond comme un tigre agité sans trouver de plaisir à rien.
Nous nous surprenons couché sur le lit, à allumer la télé pour parcourir les différentes chaînes, à manger sans avoir faim, à décrocher le téléphone… Qu’essayons-nous de faire ?

Nous essayons de nous connecter au monde des phénomènes.
Comment le pourrions-nous quand nous ne sommes pas connectés vers l’intérieur. Les moments où nous ne nous sentons pas connectés vers l’intérieur sont les meilleurs moments pour la pratique.
Quand notre esprit est agité, la pratique peut paraître aussi attirante que d’aller chez le dentiste.
Nous sommes tourmentés et distraits par nos pensées, nos émotions et nos craintes.
Toutes sortes de sensations physiques apparaissent aussi. Nous avons mal au cou, puis la douleur va dans le dos, puis au pied. Tout à coup il y a un tintement dans nos oreilles ou nos yeux commencent à nous piquer.
C’est un peu suspect, non ?

Il nous faut prendre le temps pour que l’énergie nerveuse et agitée s’apaise dans nos corps.
Quand le corps est au repos, l’esprit est au repos.
Quand l’esprit est au repos, les émotions s’apaisent et nous éprouvons un profond sentiment de satisfaction et de détente, ou shenjong.
Quand l’esprit se détend dans un état de shenjong il est disponible, prêt à nous servir ou, au moins, à nous aider à comprendre ce qui se passe.
L’espace de shenjong signifie moins de vulnérabilité, de sorte que nos pensées et nos émotions ne peuvent plus nous bousculer et nous malmener comme elles le font d’habitude.
Toute notre fatigue disparaît. Notre cœur s’éclaire.
Notre corps s’allège et ne pèse pas plus que le poids d’une plume.

Combien de fois sommes-nous distraits par le désir de quelque chose, et la façon de l’atteindre. Pouvons-nous nous libérer de cette sorte de distraction en nous passant simplement de cette chose ?

Un bosquet de manguiers moderne.

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Si nous pouvons mettre le temps en perspective, organiser nos emplois du temps, échapper avec force et clarté à la distraction et penser à ce qui donne du sens à la vie, nous trouverons sûrement le temps de pratiquer, de détendre l’esprit.
Le plus souvent, détendre signifie pour notre mental sortir de la routine quotidienne, s’étendre sur un divan, regarder un film ou s’endormir.
D’habitude, se relaxer c’est donc se distraire des stress de la vie de chaque jour. Mais, nous avons déjà passé la moitié de notre vie sans nous sentir reposés, parce que nous ne nous sommes pas centrés sur la détente du mental lui-même. Qu’est-ce qui pourrait nous apaiser davantage que d’abandonner nos préférences et nos soucis ? Quelle meilleure façon y a-t-il de réduire nos attachements que de méditer sur la bodhicitta ?
Qu’est-ce qui pourrait mieux apaiser nos espoirs et nos craintes, sinon de les laisser surgir et se dissoudre d’eux-mêmes, naturellement dans l’espace d’un esprit ouvert ?
La méditation laisse beaucoup d’espace à toutes choses, tous nos espoirs, nos craintes, nos angoisses, aussi bien que nos joies et nos attentes.
Inutile de contrôler nos pensées parce qu’en pratiquant nous nous sommes engagés à les laisser être, sans les juger bonnes ou mauvaises, spirituelles ou pas, utiles ou dangereuses.
Y a-t-il une autre activité qui puisse s’adapter de cette manière à l’esprit et à ses différentes productions ?
La seule chose nécessaire à la pratique est un endroit tranquille où s’asseoir, une salle, le banc d’un parc, ou notre lit.
Des soutras décrivent un paisible bosquet de manguiers comme le lieu idéal de la pratique.
Le Bouddha et ses disciples ont pratiqué la méditation dans un tel lieu.
Si vous réfléchissez, au milieu de vos vies affairées, n’importe quel endroit tranquille où vous pouvez vous asseoir peut être votre moderne bosquet de manguiers  .

Dzigar Kongtrul Rinpoche Printemps 2009 Buddhadarma

Traduction : M.C. Calothy – A. Delagarde