Un nouveau site pour La Demeure sans Limites :

kannon petiteTout beau, tout neuf : plus clair, plus lisible, plus de photos et de videos ; en plus des dates et du planning de La Demeure sans Limites, de Jôkei Sensei et de Joshin Sensei, vous trouverez des lectures, (textes de la Vie, des conférences, etc), des enseignements d’enseignants contemporains, et aussi les e-books ( » Flip-books », à lire sur tous supports) faits avec la Sangha de La Demeure sans Limites.
Vous pourrez aussi réagir et nous écrire, ou réserver directement votre séjour.

Les actualités du temple, de Joshin Sensei, des zendos.
Des liens vers d’autres sites qui nous semblent intéressants à partager.

Vous pourrez aussi réagir et nous écrire, ou réserver directement votre séjour. Tout devrait être prêt au 1er Avril.                   

Voici sa nouvelle adresse : www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites

Nous avons aussi créé une page Facebook dont voici l’adresse : https://www.facebook.com/pg/Lademeuresanslimites/

Jôkei Sensei

Daishin nº249 – avril 2019

urbansketschersnewzealandJoshin Sensei  :

– Paris : samedi 13 Avril.

– Marseille : samedi 20 : matinée de zazen.

Toutes les activités de Joshin Sensei : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées /  joshinsensei@larbredeleveil.org

La Demeure sans Limites vous accueille à partir du dimanche 7 avril : Hana Matsuri : Fête des fleurs et  de la naissance du Bouddha. 

– Vendredi 19 au soir au Lundi 22 avril : Retraite avec Jôkei Sensei : « Vivre ensemble – Quatre actions qui nous aident ».

Toutes les dates, infos et inscriptions : http://www.larbredeleveil.org/lademeure/#2

Uposatha : Nous asseoir ensemble  Vend. 5  : lune nouvelle Vend. 19 : pleine lune

Pour nous rejoindre : https://framadate.org/JKxvEBHsp1ga8J7k

Sommaire :

Pratique et intention – Norman Fischer

Ouvrir nos cœurs et rencontrer la douleurC. Feldman

Hana Matsuri, Naissance du Bouddha

Un nouveau site pour La Demeure sans Limites

En vrac

Faire le vœu avec tous les êtres : les gathas

llustrations :  En une : urbansketschersnewzealand.  Autres  : Yvon , La Demeure sans Limites, theosophy watch, Lion’s Roar

kanzeon-printemps preparationjardin

 

Faire le voeu avec tous les êtres : les gathas

Les gathas sont de courts poèmes, qui nous offrent l’occasion de dédier nos gestes quotidiens à tous les êtres.
Ils nous aident à nous rappeler qu’à chaque instant nous sommes reliés à tout l’univers, et que chacun de nos gestes, aussi simple soit-il, retenti à travers le monde… rien de spécial, et pourtant la compassion s’exprime à chaque instant.

Pour en lire davantage :    https://frama.link/pratiquer-gathas
et pour essayer :  https://padlet.com/lulena_zen/lavieengathas

Q Spirit W H McNicholsEn caressant mon chat,
Je fais vœu avec tous les êtres
D’apporter de la douceur dans le monde.

En allumant mon ordinateur,
Je fais vœu avec tous les êtres
De me rappeler que nous sommes tous reliés.

En grattant le pare-brise de ma voiture,
Je fais vœu avec tous les êtres
De décoller tout ce qui s’accroche en moi.
Anne

Quand je n’arrive pas à trouver le sommeil,
je fais le vœu, avec tous les êtres,
d’avoir toujours de la gratitude pour les situations
qui me permettent de cultiver la patience.
Guillaume

Devant le premier lever de soleil de l’année
Je fais le vœu de sourire à la vie
Avec tous les êtres.
Martine

Gatha du nouvel an

« Dans un monastère Bouddhiste, au bout du chemin où les moines s’exercent à la méditation marchée, on a gravé sur une grosse pierre cinq caractères qui signifient « chaque pas fait lever un vent frais ».

Thich Nhat Hanh- Guide de la méditation marchée.

Sur le chemin du nouvel an
Je fais vœu avec tous les êtres
De laisser lever le vent frais à chaque pas

Gatha des oiseaux
Remplissant de graines la mangeoire à oiseaux,
Je fais vœu avec tous les êtres
D’être source de réconfort en toutes circonstances
Yvon

keliauksumanimi

Gatha du ménage
Lavant le sol de ma maison à l’eau claire,
je fais vœu avec tous les êtres
de purifier ma maison intérieure en cultivant ma capacité d’éveil

Gatha de la boite aux lettres
Quand j’ouvre ma boite aux lettres,
je fais vœu avec tous les êtres
d’accueillir ce que je reçois avec joie

Gatha de la nature
Quand j’étends le linge dehors, au soleil,
je fais vœu avec tous les êtres
d’offrir ma gratitude à la nature pour ses bienfaits

Gatha des essuie-glaces
Quand je fais fonctionner mes essuie-glaces,
je fais le vœu avec tous les êtres de regarder la réalité au-delà de ce que je vois

The Buddhist Library

Gatha de zazen
Quand je m’assois sur mon coussin,
je fais vœu avec tous les êtres
de ne rien attendre

Gatha de la lessive

Quand je nettoie les taches sur le linge,
je fais voeu avec tous les êtres
de sortir de l’illusion que la vie est sans taches
Laurence

8 Avril : Hana Matsuri, Fête des fleurs et naissance du Bouddha

Tous les ans, le 8 avril est célébré comme étant le jour de la naissance du Bouddha Shâkyamuni.                 

Cette fête historique est appelée Hana Matsuri (littéralement la fête des fleurs), également connue sous le nom de Kanbutsue. Selon une ancienne légende, Bouddha se serait écrié au moment de sa naissance : « Le ciel, la terre et moi formons un seul et même être ».

Ainsi, durant Hana Matsuri, un petit pavillon décoré et fleuri est préparé dans chaque temple au Japon, puis on y place une statue du bébé Bouddha pointant un doigt vers le ciel et un doigt vers la terre.Les fidèles se recueillent au pied de ces statuettes et arrosent le Bouddha avec un thé sucré nommé amacha, obtenu avec des feuilles d’hortensia japonais écrasées.

Pendant le Hana Matsuri, des cortèges passent dans les rues décorées et des hommes portent  des structures fleuries représentant des images de Bouddha. Tout comme les festivals de printemps, cette fête est aussi l’occasion de prier pour écarter les démons et pour obtenir de bonnes récoltes.

Comme tous les ans, vous pourrez assister à cette Fête à La Demeure sans Limites !

hanah matsuri - copie

 

Ouvrir nos coeurs et rencontrer la douleur (1ère partie)

Dans l’iconographie bouddhiste, la compassion prend la forme du/de la bodhisattva Kwan Yin (Kanzeon/Avalokiteshvara) dont on dit qu’elle se manifeste partout où les êtres ont besoin d’aide.

theosophy watchFaire naître en nous cette compassion est non seulement bénéfique aux autres, mais aussi à nous-mêmes.
En plaçant les autres avant nous, nous assouplissons les liens de fixation sur nous-mêmes, et ainsi, nous nous rapprochons de notre libération. La compassion n’est pas étrangère  à aucun de nous : nous savons ce que cela fait d’être profondément touché par la douleur et la  souffrance d’autrui.

Tous, nous recevons notre propre part de chagrin et de difficultés au cours de cette vie. Nos corps vieillissent, notre santé devient précaire, nos esprits peuvent être   en proie à la confusion et à l’obsession, nos cœurs sont brisés. Nous voyons beaucoup de personnes contraintes de supporter l’insupportable – la famine, la tragédie, des épreuves dont nous n’avons pas idée. Ceux que nous aimons connaissent la maladie,  la douleur et les peines de cœur,   et nous aspirons à les soulager de leur fardeau.

L’histoire humaine est une histoire d’amour, de rédemption, de gentillesse et de générosité. Mais c’est aussi une histoire de violence, de divisions, de négligence et de cruauté.
Confrontés à toutes ces choses, nous pouvons nous attendrir,  tendre la main et faire tout ce que nous pouvons pour atténuer la souffrance. Ou nous pouvons choisir de vivre dans la peur et le déni, de faire tout ce que nous pouvons pour empêcher que notre cœur soit touché, craignant de nous noyer dans cet océan de chagrin.

Il nous faut sans cesse apprendre l’une des principales leçons de l’existence : fuir la souffrance – endurcir son cœur, se détourner de la douleur – c’est renoncer à la vie et vivre dans la peur.
Aussi difficile qu’il soit d’ouvrir nos cœurs à la souffrance, c’est pourtant le chemin le plus direct vers la transformation et la libération.

Pour découvrir en nous un cœur éveillé, il est capital de ne pas idéaliser ou mythifier la compassion. Notre compassion naît simplement de notre volonté de rencontrer la douleur plutôt que de la fuir.
La compassion et la sagesse sont au cœur de la Voie du Bouddha.
Les récits anciens du bouddhisme nous parlent de jeunes hommes et femmes qui se posent exactement les mêmes questions que nous aujourd’hui : comment réagir à la souffrance inhérente à la vie même ?
Comment mettre au jour un cœur véritablement libéré de la peur, de la colère et de l’aliénation ?
Existe-t-il une façon de découvrir une sagesse et une compassion qui puissent faire une réelle différence dans ce monde en proie à la confusion et à la destruction ?

Nous pouvons être tentés de voir la compassion comme un sentiment, une réponse émotionnelle que nous connaissons occasionnellement lorsque nous sommes touchés par la rencontre avec une douleur aiguë.
Dans ces instants d’ouverture, nos défenses s’effritent ; intuitivement, nous ressentons une immédiateté dans la réponse et nous entrapercevons la puissance de la non-séparation.
C’est ce qu’exprimait le grand sage tibétain Milarépa lorsqu’il disait :
« De même que je tends instinctivement la main vers ma jambe blessée pour la soigner, je tends la main pour soulager la souffrance d’autrui comme s’il s’agissait de mon propre corps ».
Trop souvent, ces moments de profonde compassion s’évanouissent, et nous nous retrouvons à nouveau occupés à nous protéger, à nous défendre et à prendre nos distances avec la douleur.
Pourtant, ces expériences fugaces nous encouragent à nous demander si cette compassion pourrait être  plus qu’un sentiment qui nous prend par surprise, de manière totalement fortuite.
Peu importe les efforts que nous y mettions, nous ne pouvons pas faire en sorte de ressentir de la compassion.   Mais nous pouvons tourner nos cœurs vers elle.
IMG_5804Dans l’un des récits du bouddhisme ancien, l’ascète réfléchit au vaste voyage intérieur nécessaire pour découvrir la sagesse et la compassion inébranlables.
Il décrit la compassion comme une tapisserie tissée de nombreux fils :  la générosité, la vertu, le renoncement, la sagesse, l’énergie, la patience, la sincérité, la détermination, l’amour bienveillant et l’équanimité.
Lorsque nous incarnons tout cela dans nos vies, nous développons le type de compassion qui a le pouvoir de guérir la souffrance.

C. Feldman,
https://www.lionsroar.com/she-who-hears-the-cries-of-the-world/

Traduction : Françoise

L’intention est la pratique

Avalokiteshvara donne corps à notre intention de placer les autres avant nous-même même au prix de repousser notre propre Eveil.  Partout les bouddhistes récitent son mantra :  Om mani padme Hum, le Joyau dans le Lotus (*).
Cette intention approfondit notre engagement et devient un vœu. A ce moment là, notre intention et notre vie ne font plus qu’un.
Si vous pratiquez la méditation, vous êtes sûr de votre succès ! Mais par « succès », je ne veux pas dire que tout va aller comme vous voulez.

norman fischer intentionQu’est-ce que l’intention ? On ne peut sans doute pas la définir de façon précise ;  comme tous les états intérieurs,  c’est difficile à attraper. L’intention a à voir avec le but. Sa racine latine est intendere, ce qui implique étirer.

On peut dire que l’intention est de faire grandir, de développer, d’aller vers quelque chose de voulu et de déterminé.

Il y a deux autres activités fondamentales à la pratique bouddhiste qui sont liées à l’intention : l’engagement et le vœu. Regardons comment ces trois choses fonctionnent ensemble.

Intention : les évènements qui se produisent dans ma vie et les réactions que j’ai envers eux me   font penser, ressentir et agir d’une certaine façon.

Engagement : affirmant mon intention, je m’engage à m’y tenir fermement. C’est mon cœur qui prend cet engagement.

Voeu : je m’identifie à mon engagement. Quoiqu’il arrive, vie après vie, c’est à dire dans une perspective plus grande que ce que je pourrais jamais connaître ou imaginer, je fais le vœu de poursuivre cet engagement.

Le sens de cette pratique du vœu n’est pas qu’un jour je vais arriver complètement à accomplir ce que j’ai décidé. Mon vœu va bien au-delà de cela : il signifie poursuivre ma pratique pour toujours.

Dans le Zen, nous appelons ce vœu, le vœu du bodhisattva, pratiquer pour toujours, pour le bien de tous les êtres.   Maître Dogen appelle cela la pratique continue. Dans le zen « pratique » signifie toujours pour et avec les autres.  Il n’y a pas d’autre sorte de pratique.

Le Zen, suivant en cela la grande aspiration du Mahayana, affirme que « tous les êtres ont  la nature de Bouddha »,    ou comme l’interprète Maître Dogen, « tous les êtres sont la nature de Bouddha ». Cela signifie que notre nature humaine est fondamentalement éveillée, pleine de compassion,   et d’amour, et complètement reliée  (à tout ce qui existe).

Mais si c’est vrai, pourquoi la vie  est-elle si difficile ?          

Pourquoi est-ce si difficile de maintenir l’intention vers cette pratique spirituelle, de s’y engager complètement, et de faire le vœu de la poursuivre ?

Pourquoi le monde humain est-il si plein de violence, d’injustices et d’égoïsme si nous sommes tous la nature de Bouddha ?

Dans un court sutra du canon pali, le Bouddha dit : «  L’esprit, O moines, est lumineux. Mais il est couvert par des obscurcissements fortuits venus de l’intérieur ». En d’autres mots, l’esprit, c’est à dire notre conscience, est fondamentalement Bouddha,  (« lumineux »). Toutefois, cette luminosité de l’esprit est recouverte par de mauvaises conditions et l’accumulation de nos réponses erronées à ces conditions à travers le temps. Ainsi, il nous est difficile de « voir » (notre nature lumineuse).

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Lorsque les conditions de notre vie nous amèneront à voir notre propre beauté lumineuse, tout ira bien. Nous ne savons pas exactement quand cela arrivera, mais nous avons confiance en notre pratique. Le chemin est clair – même quand il ne semble pas l’être.                                    

Tout ce que nous faisons dans la pratique bouddhiste a pour but de développer notre intention jusqu’à   ce qu’elle devienne notre vœu, alors notre intention et notre vie ne font plus qu’un.

https://www.lionsroar.com/intention-is-the-practice/

Norman Fischer,

Traduction : Joshin Sensei

(*) Beaucoup de sites pour écouter Om mani padme hum :

par exemple : https://m.youtube.com/watch?v=iG_lNuNUVd4  Plus étrange avec orchestre : https://m.youtube.com/watch?v=z4GYHcJgRcI