marche-small L’intimité de la vie

Nous avons besoin d’être proche

Nous avons besoin de regarder au plus proche
Nous avons besoin de courber notre dos et de descendre sur nos genoux
Nous avons besoin de trouver cette joie simple – Que la Vie va apporter si nous y apportons le regard – et le cœur. Lilla Jizo

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Question aux Maîtres :  Les bouddhas pensent-ils ?
Narayan Liebenson Grady

Telle que je l’entends, la pensée fait partie de l’esprit éveillé ; c’est juste qu’elle est nécessaire, fonctionnelle et clairvoyante au lieu d’être indulgente, inutile et créant une accoutumance.

Sans attachement à la pensée, le silence et la paix sont disponibles.
Si je ne m’accroche pas aux pensées en les considérant comme moi ou à moi,
la liberté remplace l’esclavage.

Les Bouddhas font des projets mais ne s’engagent pas dans l’inquiétude.
Ils prennent des décisions sans être ballottés par des émotions égoïstes.

Les Bouddhas ont une créativité incommensurable, mais ils ne s’intéressent pas au rêve.

Les Bouddhas pensent mais ils ne sont pas prisonniers de leurs pensées, ils ne les confondent pas avec ce qu’ils sont.
Ils sont présents, au milieu des pensées qui s’élèvent, et s’en servent pour faire du bien à  tous les êtres.

Dans la pratique du Dharma on a souvent une fausse idée de la méditation comme d’une lutte pour éliminer les pensées, on croit que le silence signifie qu’il n’y a pas de pensées.

Combattre les pensées crée de la tension et de la tension vient le doute.Musée Guimet

Les Bouddhas n’essayent pas de se débarrasser des pensées ; ils les laissent s’élever et passer. En lâchant l’attachement aux pensées, on a un accès plus large à la sagesse.
Un aspect significatif de la pratique bouddhiste est l’apprentissage du lâcher-prise.
Le lâcher-prise libère l’énergie  et crée un espace pour explorer et questionner la nature de la souffrance et de la libération.

Des efforts avisés dans la pratique impliquent une relation avisée à la pensée, en lui permettant d’être créative et clairvoyante.
Sans la conscience, les pensées sont conditionnées par l’habitude.
La solution c’est de n’être ni attiré ni repoussé, identifié ou réactif.

Musée Guimet, Paris

Nous n’essayons donc pas de ne pas penser ; au lieu de ça nous apprenons qu’il est possible d’être tranquille et de laisser les pensées aller et venir comme un aspect naturel de la vie.

Le travail de la méditation consiste à apprendre comment utiliser judicieusement la pensée et ne pas être utilisé par elle. Nous apprenons à relâcher nos préoccupations habituelles et à prendre plaisir à rester dans l’état de non-distraction.

Nous souffrons parce que nous sommes trompés par nos pensées, nous investissons notre identité dans chaque pensée qui survient. Mais la pensée en elle-même n’est pas un problème.

Les Bouddhas savent qu’une pensée n’est qu’une pensée et demeurent dans la paix authentique et éternelle.

Budhadharma Fall  2011 Traduction : Marion