lotus-smallLe vent qui souffle sur la vie, à nos yeux imprévisible, fait tinter les cloches du Dharma.
On ne peut se fier au corps.  On ne peut se fier à l’esprit.
On ne peut se fier à la pensée. Les émotions sont des chevaux fous.
L’instant présent est déjà passé. L’avenir est inconnu.
L’histoire est réécrite chaque jour.
Et que dire du statut social, de la richesse et de toutes ces choses ?

Même notre famille et nos amis ne peuvent nous accompagner là où nous allons.

Quiconque agit avec un esprit égoïste
Se traîne avec affliction, multipliant les complications inutiles, comme un vieux chariot.
Quiconque a la chance de trouver un véritable refuge est très favorisé par la fortune.
Un profond bien-être entoure celui-là.

Car celui qui se tient dans la lumière, celui-là, le bonheur suit chacun de ses pas
Comme une ombre bienfaisante.

Souhaitons-nous mutuellement de trouver ce refuge et réjouissons-nous avec reconnaissance lorsque sa lumière éclatante
Transperce les nuées.

Lorsque nos vies sont baignées de lumière,
sachons apprécier l’ombre,
Mais, plus important encore, ayons le courage de la lumière.

Lorsque nos vies sont plongées dans l’obscurité, prenons patience et ayons foi
Dans le soleil masqué par les nuages.
Les nuages ont une beauté propre pour qui peut la voir.

Alors, sans vertu particulière  de notre part et souvent sans le savoir,
Nous devenons les mains et les pieds d’une sagesse qui transcende la nôtre.

Parfois, il y a de la joie,
parfois il y a du chagrin,
parfois la lumière,
parfois la nuit.

Les cloches continuent à tinter. Et nous avons une chance profonde de les entendre.

D. Brazier