Daishin n°253 Septembre 2019

Moriyama_Roshi__-_Tenzo_Cozinha_CEBB[1](1)J’ai choisi pour ce numéro de rentrée le texte ci-dessous, qui nous rappelle que les Maîtres sont pleins d’humour dès que les disciples ont tendance à se prendre au sérieux…   et cette photo de Maître Moriyama, car il était vraiment un grand imitateur (gare à l’amour-propre !) et un Maître de la moquerie et du rire… et n’hésitant pas non plus à rire et nous faire rire de lui. Le Dharma est sérieux et nous, nous sommes souvent stupides… rions-en !             Joshin Sensei

moriyama-roshix4Je ne rirai plus jamais !
Ajahn Chah avait un esprit étonnamment vif, et c’était un grand imitateur. Bien qu’il puisse être calme et sévère, ou doux et gentil, il utilisait beaucoup l’humour comme méthode d’enseignement. (lire la suite…)

Le programme du mois

Joshin Sensei :
– Marseille : matinée de zazen le samedi 21.
– En octobre : retraite de silence à la Trappe (Normandie) du 11 au 13/10.
http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées
Inscriptions : joshinsensei@larbredeleveil.org
– Valence : reprise des rencontres chaque 1ère semaine du mois au Betsuin : journée de pratique le samedi 7 septembre avec Joshin Sensei et Toen Ni
http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/valence

La Demeure sans Limites
Le Révérend Chinrei Gérard Pilet, enseignant de l’école Sôtô viendra partager une retraite – les 21 et 22 septembre
https://www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites/programmes-de-la-demeure-sans-limites/

Jokei Sensei : dirigera la journée de zazen à Paris du samedi 14
http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées

Uposatha : nous asseoir ensemble :
– vendredi 30 août,
– samedi 14 septembre et
– samedi 28 septembre.
Rejoignez-nous : https://framadate.org/XbG6jSKhLtycVkEs

SOMMAIRE
Planning des activités du mois et Pleine lune  –  Joshin Sensei – La Demeure sans Limites
Je ne rirai plus jamais ! Ajahn Amaro
Connaître notre Critique Intérieur.  Jan Chozen Bay
Attendre et écouter.  Marina
Gratitude biologie
 Monica Gagliano
Archives octobre 2012 :  
- L’intimité de la vie
- Les Bouddhas pensent-ils.
Le coin du pratiquant écosattva.

Photos :
Desa seni
Marche en méditation à la Demeure sans Limites, Photo Marcelo
Autres : La Demeure sans Limites

Le coin du pratiquant écosattva

marche-smallUn documentaire consacré aux impacts environnementaux d’Internet retrace ainsi le parcours d’un banal e-mail : parti de l’ordinateur, il parvient  à la box, descend de l’immeuble, rejoint un centre de raccordement, transite d’un câble individuel vers des échangeurs nationaux et internationaux, puis passe par l’hébergeur de la messagerie (généralement basé aux USA) .

Dans les centres de stockage de données de Google, Microsoft ou Facebook, le courriel est traité, stocké, puis envoyé en direction de son destinataire.
Résultat : il a parcouru environ 15.000 km à la vitesse de la lumière. …

Tout cela a un coût environnemental : l’Ademe a calculé le coût électrique de nos actions digitales :
UN seul mail avec une PJ utilise l’électricité d’une ampoule à basse consommation de forte puissance pendant une heure -or chaque heure ce sont 10 MILLIARDS d’e-mail qui sont envoyés à travers le monde- l’équivalent de la production électrique de 15 centrales nucléaires pendant une heure…

« in La guerre des Métaux rares «, G. Pitron Editions : Les liens qui libèrent.

Archives 2012 : L’intimité de la vie – Les bouddhas pensent-ils ?

marche-small L’intimité de la vie

Nous avons besoin d’être proche

Nous avons besoin de regarder au plus proche
Nous avons besoin de courber notre dos et de descendre sur nos genoux
Nous avons besoin de trouver cette joie simple – Que la Vie va apporter si nous y apportons le regard – et le cœur. Lilla Jizo

ete-fleur-la-demeure-sans-limites

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marche-small

Question aux Maîtres :  Les bouddhas pensent-ils ?
Narayan Liebenson Grady

Telle que je l’entends, la pensée fait partie de l’esprit éveillé ; c’est juste qu’elle est nécessaire, fonctionnelle et clairvoyante au lieu d’être indulgente, inutile et créant une accoutumance.

Sans attachement à la pensée, le silence et la paix sont disponibles.
Si je ne m’accroche pas aux pensées en les considérant comme moi ou à moi,
la liberté remplace l’esclavage.

Les Bouddhas font des projets mais ne s’engagent pas dans l’inquiétude.
Ils prennent des décisions sans être ballottés par des émotions égoïstes.

Les Bouddhas ont une créativité incommensurable, mais ils ne s’intéressent pas au rêve.

Les Bouddhas pensent mais ils ne sont pas prisonniers de leurs pensées, ils ne les confondent pas avec ce qu’ils sont.
Ils sont présents, au milieu des pensées qui s’élèvent, et s’en servent pour faire du bien à  tous les êtres.

Dans la pratique du Dharma on a souvent une fausse idée de la méditation comme d’une lutte pour éliminer les pensées, on croit que le silence signifie qu’il n’y a pas de pensées.

Combattre les pensées crée de la tension et de la tension vient le doute.Musée Guimet

Les Bouddhas n’essayent pas de se débarrasser des pensées ; ils les laissent s’élever et passer. En lâchant l’attachement aux pensées, on a un accès plus large à la sagesse.
Un aspect significatif de la pratique bouddhiste est l’apprentissage du lâcher-prise.
Le lâcher-prise libère l’énergie  et crée un espace pour explorer et questionner la nature de la souffrance et de la libération.

Des efforts avisés dans la pratique impliquent une relation avisée à la pensée, en lui permettant d’être créative et clairvoyante.
Sans la conscience, les pensées sont conditionnées par l’habitude.
La solution c’est de n’être ni attiré ni repoussé, identifié ou réactif.

Musée Guimet, Paris

Nous n’essayons donc pas de ne pas penser ; au lieu de ça nous apprenons qu’il est possible d’être tranquille et de laisser les pensées aller et venir comme un aspect naturel de la vie.

Le travail de la méditation consiste à apprendre comment utiliser judicieusement la pensée et ne pas être utilisé par elle. Nous apprenons à relâcher nos préoccupations habituelles et à prendre plaisir à rester dans l’état de non-distraction.

Nous souffrons parce que nous sommes trompés par nos pensées, nous investissons notre identité dans chaque pensée qui survient. Mais la pensée en elle-même n’est pas un problème.

Les Bouddhas savent qu’une pensée n’est qu’une pensée et demeurent dans la paix authentique et éternelle.

Budhadharma Fall  2011 Traduction : Marion

Attendre et écouter

marche-small

Ce matin, j’ai préparé une soupe avec les feuilles flétries des salades vertes .
Cueillies un peu tard, oubliées dans le potager

La soupe a cuit, reposé et je ne l’ai pas goûtée de suite.
J’ai d’abord attendu .
J’ai accepté (pas facilement) cette attente, ce creux, ce manque.

Prendre le temps, du temps pour offrir à tout l’univers ces feuilles vertes reçues, préparées 
et maintenant devant moi
Recevoir et donner en cadeau un repas tout simple, fait des petits restes

L’immensité de la terre dans mon assiette
Dans ce travail je donne l’attention, l’eau, les gestes, le travail et le regard quotidien
Et je reçois en retour les légumes .
 j’apprends l’humus-humilité et la patience.
Aller retour, l’un et l’autre et un tout, tout ensemble.
Est-ce cela donner ? Avoir confiance
C’est peut-être aussi juste
Cette attente, ce petit temps entre chaque moment dans une vie bousculée
Cet instant pour écouter le mistral repousser les cyprès vers les abricotiers
 pour entendre les paroles de Françoise, d’Eva, de Marie sur Skype 
et les laisser traverser l’espace qui nous sépare,
l’espace qui nous réunit dans la distance
Trouver et offrir la présence, la chaleur

J’ai passé cette retraite à écouter,

Écouter du fond de mes peurs
 ce quelque chose qui se creuse
ce quelque chose à l’intérieur qui bouge quand survient l’invisible
Au moment du chant du rossignol ou du vol du rollier aux ailes bleues
A chaque instant recommence la vie

L’attendu s’éparpille en cascades revient à l’envers à l’endroit
J’ai décidé de faire la liste des prévus 
pour que s’y glissent les imprévus

Le cœur ouvert et l’esprit plus clair

J’ai essayé de m’arrêter pour m’organiser un peu mieux

Donner, recevoir, donner
A l’infini
A tous ceux qui font route
A mon fils qui est si loin
A ma mère qui perd force
A Magali, ma voisine contre l’évidence de deux cancers
A vous la Sangha, qui étiez avec moi entre les lignes, pendant cette retraite
A Sensei, qui l’a ouverte, qui l’a fermée, qui lui a donné cœur et sens

Marina

reconnaitre-cette-vie-rare-et-precieuse (2)

Gratitude biologie

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« Exposé d’une biologiste australienne au colloque sur l’interdépendance : elle prenait l’exemple d’une graine pour démontrer l’interdépendance de toute chose :
la graine reçoit, pour se développer, l’aide de la terre, de tous les micro-nutriments et de minuscules champignons qui s’y trouvent, l’humidité de la pluie, la chaleur du soleil, etc.,
Puis, « par gratitude » pour tout ce qu’elle a reçu, elle développe ses premières racines, sa première tige, sa première feuille (et c’est formidable, parce que ce sont de toutes nouvelles choses qu’elle n’avait jamais faites avant), et avec sa première feuille, avec l’aide du soleil, elle commence à redonner, en produisant de l’oxygène – avec « générosité » (ça m’avait frappée, elle avait vraiment utilisé très précisément les mots « gratitude » et « générosité » dans ces contextes-là).
Je me rappelle m’être dit que ce serait merveilleux d’être comme cette petite graine, de pouvoir accepter de tout recevoir sans se poser de question, avec gratitude et avec confiance, et avec cette gratitude et cette confiance, être et faire de son mieux tout ce qu’on a à être et à faire, simplement, « de tout son coeur », et ainsi redonner tout naturellement le moment venu ».

Monica Gagliano –  Proposé par Françoise
(https://www.monicagagliano.com/)

pousse

Planning des activités du mois et pleine lune

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Joshin Sensei :  
– Marseille : matinée de zazen le samedi 21.
– En octobre : retraite de silence à la Trappe (Normandie) du 11 au 13/10.
http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées
Inscriptions : joshinsensei@larbredeleveil.org
– Valence : reprise des rencontres chaque 1ère semaine du mois au Betsuin : journée de pratique le samedi 7 septembre avec Joshin Sensei et Toen Ni
http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/valence

marche-small

La Demeure sans Limites
Le Révérend Chinrei Gérard Pilet, enseignant de l’école Sôtô viendra partager une retraite
– les 21 et 22 septembre
https://www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites/programmes-de-la-demeure-sans-limites/

Jokei Sensei : dirigera la journée de zazen à Paris du samedi 14
http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées

marche-small

Uposatha – nous asseoir ensemble :
– vendredi 30 août,
– samedi 14 septembre et
– samedi 28 septembre.
Rejoignez-nous : https://framadate.org/XbG6jSKhLtycVkEs

Je ne rirai plus jamais !

marche-smallAjahn Chah avait un esprit étonnamment vif, et c’était un grand imitateur. Bien qu’il puisse être calme et sévère, ou doux et gentil, il utilisait beaucoup l’humour comme méthode d’enseignement.

Cette façon d’utiliser le rire pénétrait le cœur de ses auditeurs, pas seulement pour les amuser, mais pour leur faire reconnaître des vérités difficiles à accepter autrement.

Cette façon de faire, son regard sur le tragi-comique absurde de la vie permettaient aux personnes de se mettre à rire d’eux-mêmes et à voir les choses d’un autre angle.
Cela pouvait être une façon de faire comme la fameuse fois où il avait imité un moine portant son sac de façon stupide : accroché sur le dos, enroulé autour du cou, serré dans le poing, ou encore le traînant sur le sol.
Ou bien pour aider à résoudre une difficulté personnelle douloureuse.
Un jour, un jeune moine l’air abattu vint le voir, disant que, après avoir vu les malheurs du monde, l’horreur d’être pris au piège de la naissance et de la mort, il avait compris que : «  Je ne pourrai plus jamais rire, – tout est si triste et douloureux ».

En 45 minutes, grâce à l’imitation d’un jeune écureuil qui essaye mais n’arrive absolument pas à grimper à un arbre, le moine se roulait par terre en se tenant les côtes, les larmes coulant sur son visage, convulsé de ce rire qu’il n’allait plus jamais connaître.

Ajahn Amaro

Connaître notre Critique Intérieur.

Un jour alors que le Bouddha avait été blessé par un ennemi, il passa plusieurs heures à méditer sur la sensation physique de la douleur, sans s’abandonner à une souffrance mentale ou émotionnelle.
Puis il s’allongea pour se reposer.
Mara apparut et le réprimanda  «  Pourquoi es-tu allongé ?
Es-tu évanoui ou ivre ?
Est-ce que tu n’as pas de but à accomplir ? »
Le Bouddha reconnut Mara et lui répondit :
«  Je ne suis ni ivre ni évanoui. J’ai atteint mon but et je suis libre de souffrance. Je m’allonge plein de compassion pour tous les êtres ». Mara déçu partit.

Dans cette histoire Mara est représenté comme une entité extérieure. Pourtant je trouve que notre plus grand obstacle s’élève à l’intérieur de nous.
Je l’appelle Le Critique Intérieur.

Si on n’y prête pas attention, si on le laisse faire, il va construire un schéma de commentaires intérieurs négatifs qui va abîmer notre bien-être et détruire notre créativité ; et même notre pratique spirituelle.

Le Critique Intérieur attrape tout ce qui est devant lui :
si vous n’allez pas à une journée ou retraite de méditation, il vous dira : tu n’es pas très sérieux.se dans ta pratique ;
si vous y allez : tu as passé tant de temps à rêver que tu aurais aussi bien pu rester chez toi. Il nous ligote dans un double nœud : quoique vous fassiez, c’est négatif.

Que faire avec lui ?

L’histoire du Bouddha nous montre une réponse : tout comme il a reconnu Mara, nous pouvons reconnaître Le Critique Intérieur,

Non pas comme « la » vérité mais une voix parmi d’autres.
Vous pouvez même lui donner un nom :
« Oh, salut Monsieur Négativité ! Et qu’est-ce qui vous énerve là »?

Parce que oui il est énervé :
il est arrivé dans notre enfance, pour nous protéger des problèmes ;
il nous répète sans fin les erreurs commises, pour nous éviter d’en faire dans le futur ;  il pense que le meilleur moyen de nous rendre heureux est de faire sans cesse la revue de tous nos manquements –ne réalisant pas qu’en faisant tout cela il nous vole notre capacité à être heureux.se.

Quand nous grandissons, il se glisse si bien dans notre esprit que nous ne voyons pas que nous sommes tombés dans  cette répétition de pensées négatives.

Je dis souvent aux étudiants qu’ils n’iraient pas revoir le même film 250 fois !
Et pourtant nous laissons notre esprit reprendre le même scénario encore et encore« Tu te souviens du jour où tu as fait cette erreur stupide… », et le film repasse…

Si nous voyions une personne parler ainsi à un enfant, nous en reconnaîtrions la violence et pourtant nous laissons notre Critique Intérieur le faire avec nous si souvent.

Le Bouddha a refusé clairement d’utiliser de l’énergie pour des pensées affligeantes, négatives.  Il a divisé toutes les pensées en deux catégories :
celles qui mènent à l’Éveil, et celles qui en éloignent.
Il a conseillé de cultiver les premières et de laisser les autres.

Si vous reconnaissez le Critique Intérieur, si vous arrêtez de nourrir cette énergie mentale, il va s’affaiblir.
Quelle est la voix qui va nous aider à le rendre silencieux ?
– Metta, la pratique de la gentillesse aimante.
Comme le fit le Bouddha nous pouvons méditer plein.e de compassion pour tous les êtres  –en nous incluant nous-même.

Car ce Critique est toujours anxieux, désespérément effrayé que nous fassions une erreur, que nous ne soyons pas aimé.e, que nous devenions pauvre, et âgé.e, et que nous tombions malade, et enfin que nous mourions. Ce qui ne manquera pas d’arriver, au moins pour certaines parties de cette vision !

Il y a souvent un noyau de vérité en effet dans ce qu’il nous dit. Peut être que j’ai sommeillé pendant la méditation : cela ne veut pas dire que je suis bête ou  nulle, juste que je traverse une période de somnolence.
Maintenant je vais oublier le passé et faire du mieux possible pendant la prochaine méditation.

En fin de compte, le meilleur remède est la pratique :  parce que ce Critique Intérieur s’appuie sur l’idée d’un moi -un petit moi- qui est imparfait et doit être corrigé.

Il se nourrit de comparaisons avec les autres, de pensées de passé et de futur, d’erreurs et d’anxiétés. Il n’a pas de prise sur le moment présent.
Quand notre esprit est tranquille, quand nous sommes au repos dans ce moment, il  n’y a ni comparaison, ni passé et futur. Le petit moi s’ouvre et devient un vaste espace de présence calme dans lequel voix, sensations, pensées vont et viennent. Chaque chose est comme elle est parfaitement à sa place, chaque être parfait comme il est.

Chaque matin au monastère nous nous en souvenons lorsque nous récitons : «  La nature de Bouddha emplit tout l’univers, exactement ici et maintenant ». Rien de cassé, nulle part.


Jan Chozen Bay Boddhidharma.
Traduction et résumé : Joshin Sensei

Introduction

P1010514 - copie 2Si, comme nous le montrent les Enseignements, le désir et l’appropriation sont les sources de notre souffrance, il en découle que nous alléger, réduire nos désirs, « voyager léger » au long du Chemin est une réponse apportant joie et apaisement.
Mais qu’est-ce que le désir, ou plutôt les désirs ?
Si comme nous le montrent toutes les études scientifiques, notre avidité est en train de détruire la planète même dont nous avons besoin pour vivre, alors « vivre simple » n’est plus seulement un choix, mais une obligation envers tous les êtres.

Qu’est-ce que ça veut dire :  faire de nos vies « un voyage désencombré, sans fouillis, sans confusion – un voyage avec concentration et attention » ?

La question a été posée à la Sangha :
Qu’est-ce qui vous encombre, dans votre tête comme dans vos tiroirs ?
Qu’aimeriez-vous jeter, ou tout au moins, alléger ?
Accompagnées par divers textes, bouddhistes ou non, voici leurs réponses.
Et à la fin, le même questionnaire, pour que vous aussi, profitant de l’été, vous puissiez voyager léger  et vivre simple…

Leo Babauta : plus de … moins de…

P1010514 - copie 2Si votre vie suit ces 5 mots, vous vous débrouillez bien.
Pour ceux qui ont besoin d’un peu d’aide, voilà ce que j’ai appris jusqu’à présent :

(Et bien sûr, ces règles sont là pour être transgressées. Sinon la vie ne serait pas drôle).

Moins de télé, plus de livres
Moins de shopping, plus de promenades
Moins de bazar, plus d’espace
Moins de cavalcade, plus de calme
Moins de consommation, plus de création
Moins de McDo, plus de cuisine
Moins d’agitation, plus d’impact
Moins de voiture, plus de marche
Moins de bruit, plus de solitude
Moins de travail, plus de jeu
Moins de soucis, plus de sourires
Respirez.

Léo Babauta https://zenhabits.net/brief-guide/

Et vous ?

Moins d’internet, radio, moins de lectures futiles, moins d’affaires inutiles, plus de rangement, plus de pausing, plus de sourires.

(Jean-François)

Moins d’utilisation d’ordinateur et internet, de temps gaspillé, de mauvaise humeur, de choses à finir ou à ranger demain, d’exigence des autres.
Plus de pauses, de lectures, de concentration et d’attention, de sommeil, d’acceptation, des autres et de moi-même. (Laurent)

Moins de repli, plus d’ouverture ; moins de distraction, plus de présence ; moins de volonté de tout maitriser, plus de confiance ; moins de préoccupations inutiles, plus de légèreté ; moins de routine, plus d’aventure. (Françoise)

Moins de… livres, chaussures, gadgets en tout genre, montres, médicaments.
Plus de… papier pour écrire, photos, vêtements adaptés.

(Jean-Christophe)