Daishin n°250 – Mai 2019

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Eiheiji, le temple de Maître Dogen. Porte principale.

Joshin Sensei  :
– Valence : du 1er au 9 Mai avec une journée de méditation le 1er :  http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/valence
– Paris : Samedi 18 Mai.

La Demeure sans Limites
– Sam. 4 : Méditation au jardin
– du 8 au 12  : Atelier de Shiatsu avec Toen Ni
– du 24 au 26 : Préparation du jardin avec Toen Ni
(Toen Ni est la nonne récemment ordonnée de La Demeure sans Limites).

Nouveau site de La Demeure sans Limites : https://www.larbredeleveil.org/lademeuresanslimites/

Uposatha : Nous asseoir ensemble
– Samedi  4 : lune nouvelle
– Samedi 18 : pleine lune

Pour nous rejoindre en Mai : https://framadate.org/4VnPjIiUPn66GK4F

Sommaire

Ouvrir nos coeurs et rencontrer la douleur – 2ème partie – Christina Feldman
Imaginez un grand pin… Thich Nath Hanh
Silence de fond  Françoise
Pas un dû mais un luxe ! Blog de La Salade à Tout
En vrac

Illustrations : Eiheiji, Walter Arts Museum, bigpictureeducation, Wiki Sun Moon Lake
Calligraphie : « Kannon Riki » le Pouvoir de Kannon, Daishin Mc Cabe https://frama.link/mccabe   
Peinture : The Fleeting, Floating and Transient World of “Unsui”, Cloud and Water, Kichung Lizee    https://frama.link/kichunglizee

« Ce n’est pas un dû, c’est un luxe… »

walters Art museum« Je gagne l’équivalent d’un SMIC,  et j’ai acheté ces clémentines bio à 6,95 le Kg. Pourquoi ? 

On est tellement habitué à pouvoir consommer tout, n’importe quand, et à bas prix, qu’on se retrouve à bugger devant des clémentines. Je ne peux pas financièrement me permettre ce genre d’achats toutes les semaines. 

Alors quoi ? 

Eh bien j’ai réalisé que faire un achat en conscience permet de cultiver la gratitude et non pas la frustration comme on pourrait le penser ! Une fois de temps en temps (une fois par mois, je dirais, à peine), je m’achète un avocat bio qui coûte presque 2€ pièce. Eh bien ça me ramène au fait que c’est un produit qui n’est pas du tout local et je trouve ça très bien qu’il soit cher car ça me dissuade d’en acheter, et je peux vous dire que je le déguste.                   

Je le consomme avec une mayonnaise vegan qui coûte 2 à 3 fois plus cher qu’une mayonnaise classique et qui est conditionnée dans un pot en verre. 

Pour en revenir aux clémentines, je n’aurais pas du tout le même plaisir à en manger à moins de 2€ le kilo qui viennent d’Espagne…. 

Suite sur le site :

Voir le site : un raisonnement imagé, mais qui contredit tout ce qu’on entend trop souvent.

http://lasaladeatout.fr/non-ce-nest-pas-un-produit-du-quotidien-cest-un-luxe

Ouvrir nos cœurs et rencontrer la douleur

walters Art museumIl y a quelques années, un moine âgé est arrivé en Inde après s’être enfui de la prison où il était détenu au Tibet.

Lors d’une entrevue avec le Dalai Lama, il lui a raconté ses années d’emprisonnement, les épreuves et les coups, la faim et la solitude, la torture. À un moment, le Dalai Lama lui a demandé : « Y a-t-il eu un moment où vous avez senti que votre vie était réellement en danger ? »

Et le vieux moine de répondre :
« En vérité, la seule fois où je me suis senti en danger, c’est quand j’ai cru pouvoir perdre ma compassion pour mes geôliers ».

walters Art museumLes histoires comme celles-là nous laissent souvent sceptiques et perplexes. Nous pouvons être tentés d’idéaliser tant ceux qui font preuve de cette compassion que la qualité de la compassion elle-même. Nous imaginons ces personnes comme des saints, doués de pouvoirs qui nous sont inaccessibles. Pourtant, les histoires de grande souffrance sont souvent les histoires de personnes ordinaires qui se sont découverts une grandeur d’âme. 

Pour découvrir en nous un cœur éveillé, il est capital de ne pas idéaliser ou mythifier la compassion. Notre compassion naît simplement de notre volonté de rencontrer la douleur plutôt que de la fuir. Il se peut que nous ne nous trouvions jamais dans une situation de péril telle que nos vies soient menacées ; pourtant, l’angoisse et la douleur sont des aspects indéniables de nos vies. Aucun de nous ne peut ériger autour de son cœur des remparts invulnérables au point de ne pas être ébranlés par la vie. 

Face au chagrin que nous rencontrons au cours de cette vie, nous avons le choix : nos cœurs peuvent se fermer, nos esprits se recroqueviller, nos corps se contracter et nous pouvons faire l’expérience d’un cœur vivant dans un état de refus  ou nous pouvons plonger au plus profond de nous-mêmes, pour développer le courage, l’équilibre, la patience et la sagesse qui nous permettront de nous soucier d’autrui.

Si nous le faisons, nous découvrons que la compassion n’est pas un état. C’est une façon d’entrer en contact avec ce monde fragile et imprévisible. Son champ d’action ne se limite pas au monde de ceux que vous aimez et dont vous vous souciez, mais il s’étend aussi au monde de ceux qui nous menacent, nous dérangent et nous font du mal. kannon-riki-daishin-mccabe

C’est le monde des êtres innombrables que nous ne rencontrerons jamais et qui endurent une vie insupportable. 

Le voyage ultime d’un être humain consiste à découvrir tout ce que nos cœurs peuvent accueillir. Nos capacités à causer de la souffrance et à soulager la souffrance coexistent en nous. Si nous choisissons de développer notre capacité à guérir, ce qui constitue le défi de toute vie humaine, nous découvrirons que nos cœurs peuvent accueillir énormément de choses, et que nous pouvons apprendre à combler, plutôt qu’à creuser, les schismes qui nous séparent les uns des autres.

 Le Soutra du Lotus, l’un des textes les plus prégnants de la tradition bouddhiste, a été composé au premier siècle, dans le nord de l’Inde, probablement dans l’actuel Afghanistan.  Ce soutra célèbre le cœur libéré qui s’exprime dans une compassion puissante et sans limite, s’insinuant dans tous les recoins de l’univers pour soulager la souffrance partout où elle la rencontre. Lorsque le Soutra du Lotus a été traduit en chinois, Kwan Yin, « celle qui entend les cris du monde », a émergé comme une incarnation de la compassion qui, depuis, occupe une place centrale dans les enseignements et la pratique bouddhistes. 

Au fil des siècles, Kwan Yin a été dépeinte sous diverses formes. Tantôt comme une présence féminine, visage serein, bras tendus, yeux ouverts. Tantôt tenant une branche de saule, symbole de sa résilience – puisqu’il ploie sans rompre face à la plus virulente des tempêtes. 

Tantôt elle possède mille bras, avec un œil ouvert au centre de la paume de chaque main, illustrant qu’elle est constamment à l’écoute de la souffrance et qu’elle y répond universellement. 

Tantôt elle prend la forme d’une guerrière dotée d’une multitude d’armes, incarnant la pugnacité de la compassion, farouchement déterminée à éradiquer les causes de la souffrance. 

Protectrice et gardienne, elle participe de plain-pied à la vie. 

C. Feldman, https://www.lionsroar.com/she-who-hears-the-cries-of-the-world/ 

(suite en juin). Traduction : Françoise 

Imaginez un grand pin…

walters Art museumQuestion : Cher Thay, je souffre beaucoup. Je sais que la souffrance fait partie de ma pratique. Elle a deux raisons : une maladie chronique qui provoque beaucoup de douleurs physiques, et mon inquiétude pour le monde en tant qu’activiste écologique. Parfois je me sens vraiment désespérée en regardant le monde, la violence, la pauvreté, et la destruction de l’environnement. 

Quelles pratiques recommanderiez-vous aux personnes comme moi, avec des douleurs physiques mais aussi cette douleur devant l’état du monde ? 

Thich Nhat Hanh : En tant qu’activiste, nous voulons faire quelque chose pour qu’il y ait moins de souffrance dans le monde. Mais nous savons que lorsque que nous ne sommes pas en paix, lorsque nous n’avons pas assez de compassion, nous ne pouvons pas faire grand-chose pour aider le monde. Nous sommes dans ce monde ; nous devons d’abord faire la paix et réduire la souffrance en nous-mêmes, parce que nous représentons le monde. 

    L’amour, la paix, le bonheur doivent toujours commencer en nous mêmes ; il y a de la souffrance, de la peur et de la colère en nous mêmes, et lorsque nous en prenons soin, nous prenons soin du monde. Imaginez un grand pin dans le jardin. Si il nous demandait ce qu’il devrait faire, quel est la maximum qu’un pin peut faire pour aider le monde, notre réponse serait très claire :« Vous devriez être un pin très beau et en bonne santé. Vous aidez le monde en étant à votre mieux. » 

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C’est vrai pour les êtres humains aussi. La première chose que nous pouvons faire pour aider le monde est d’être solide, en bonne santé, aimant et gentil avec nous-mêmes. Alors, en nous regardant, les personnes prendront confiance.  

wikiSun_Moon_LakeElles se diront : « Si elle peut faire ça, moi aussi je le peux ».Ainsi, tout ce que vous faites pour vous vous le faites pour le monde. Ne pensez pas que le monde et vous êtes deux choses séparées. 

Quand vous respirez doucement et avec conscience, quand vous ressentez la merveille d’être vivante, rappelez-vous que vous faites cela aussi pour le monde. Lorsque vous pratiquez comme cela, vous arrivez vraiment à aider le monde. Pas besoin d’attendre demain. Vous pouvez le faire aujourd’hui, maintenant. 

Le Bouddha nous a offert de nombreuses façons pour réduire la douleur dans le corps et dans nos émotions, pour nous réconcilier avec nous-mêmes. Pendant cette retraite nous avons vu que nous pouvons diminuer les douleurs physiques en relâchant les tensions de notre corps. La douleur augmente avec la tension, et diminue avec la détente. 

Vous pouvez pratiquer cela aussi en marchant, et chaque pas devient une aide. Marchez comme une personne libre. Posez tout, ne portez rien, et sentez-vous légère. Il y a toujours un poids que nous transportons avec nous .

Nous avons besoin de savoir comment le poser pour devenir léger. Si vous pouvez le faire quand vous marchez, quand vous êtes assise, ou allongée, la tension décroitra et vous sentirez moins de douleurs. 

Le Bouddha dit qu’il ne faut pas amplifier votre douleur en exagérant la situation. Il compare cela à une personne recevant une première flèche, puis une seconde au même endroit. La douleur ne va pas seulement doubler, mais elle sera extrêmement plus grande et plus intense. Aussi, quand vous ressentez une douleur, physique ou mentale, vous devez la reconnaître juste pour ce qu’elle est, et ne pas l’amplifier.  

Vous pouvez vous dire : « En inspirant je sais que cela n’est qu’une douleur physique mineure. Je peux m’en faire une amie et faire la paix avec elle.  Je peux lui sourire ». Lorsque vous faites la paix avec elle, vous ne souffrez plus autant. 

Mais si vous êtes en colère, si vous vous révoltez contre elle, si vous vous inquiétez trop, si vous imaginez que vous allez mourir, alors cette douleur sera multipliée par cent ! 

C’est la seconde flèche, la souffrance supplémentaire qui vient de l’exagération. Vous ne devriez pas la laisser s’élever. C’est ce point important que recommande le Bouddha : n’amplifiez pas la douleur. 

Thich Nath Hanh

https://www.lionsroar.com/imagine-a-pine-tree-january-2012 

 

Silence de fond

walters Art museumMarteaux piqueurs. Camions. Sonnerie du téléphone, portable ou non. MP3 poussés à fond. Sonos de voitures. Coups de klaxon. Conversations bruyantes. Passants qui s’invectivent. Portes et portières qui claquent. Radio. Télévision. Bruit de fond.  Pour changer, j’essaierais volontiers le silence de fond. Pour voir. 

Un jour, au dojo, quelqu’un est arrivé manifestement très énervé. La plupart d’entre nous étions déjà installés dans le zendo pour le début de la méditation. Cette personne a fermé brutalement la porte d’entrée, puis celle du vestiaire, jeté bruyamment ses clés sur la table, fait tomber des cintres en accrochant sa veste, etc., etc. Bref, tout ce qu’on fait quand on est pressé, stressé, énervé ! 

Plus tard, pendant le zazen, le responsable a eu cette phrase : « Quand vous arrivez au dojo,  veillez à ne pas faire trop de bruit, veillez à ne pas réveiller le bébé ». 

Ne pas réveiller le bébé.

Cette phrase m’a vraiment fait l’effet d’un choc, à moi qui n’ai pas de bébé. Depuis, j’essaie de la mettre en pratique – avec plus ou moins de succès. 

Prenez la vaisselle, par exemple. On peut se dire qu’il s’agit d’une corvée dont il faut se débarrasser le plus vite possible, histoire de pouvoir passer à autre chose de plus intéressant.   Mais on peut aussi faire les choses calmement, en essayant de se concentrer et en s’efforçant de « ne pas réveiller le bébé » : sans heurter les assiettes, en déposant les couverts dans l’évier plutôt qu’en les y jetant. 

Et on se rend compte qu’en fait, on ne va pas tellement moins vite qu’en travaillant dans la précipitation. Par contre, on se sent nettement mieux que si on s’était «speedé» soi-même ! 

Ce qui n’empêche qu’on n’y arrive pas toujours… Mais quand on y arrive, on s’aperçoit que même faire la vaisselle peut devenir un petit bonheur du quotidien. 

Françoise 

En vrac…

A cada instante 

la luz se abre 

un nuevo camino 

penetrando los viejos troncos del bosque. 

Y aún cuando declina 

la luz consigue entrar 

en los recodos más oscuros 

del camino

À chaque instant 

la lumière s’ouvre : 

un nouveau chemin 

en pénétrant les vieux troncs de la forêt. 

Et même quand elle décline 

la lumière arrive à entrer 

dans les détours plus sombres 

du chemin. 

                                    Graciela Shuten

Livre tout ce qui compte en cet instantUn petit peu de pub… Toujours disponible, le livre de Joshin Sensei :

« Tout ce qui compte en cet instant.. » Editions : Points. 

 

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Guillevic qui m’inspire beaucoup :

Calme
Comme le lac.
Après.
Avant.

Anne D

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Gathas :

Lorsque résonne la perceuse de mes voisins 

je fais vœu avec tous les êtres 

de pouvoir écouter le cœur du silence. 

Quand j’ouvre les volets de ma maison le matin 

je fais le vœu avec tous les êtres 

de reconnaître la lumière de bouddha dans tous les êtres vivants. 

Wahiba 

 kichung lizee

 

Daishin nº249 – avril 2019

urbansketschersnewzealandJoshin Sensei  :

– Paris : samedi 13 Avril.

– Marseille : samedi 20 : matinée de zazen.

Toutes les activités de Joshin Sensei : http://www.montagnes-et-forets-du-zen.org/retraites-et-journées /  joshinsensei@larbredeleveil.org

La Demeure sans Limites vous accueille à partir du dimanche 7 avril : Hana Matsuri : Fête des fleurs et  de la naissance du Bouddha. 

– Vendredi 19 au soir au Lundi 22 avril : Retraite avec Jôkei Sensei : « Vivre ensemble – Quatre actions qui nous aident ».

Toutes les dates, infos et inscriptions : http://www.larbredeleveil.org/lademeure/#2

Uposatha : Nous asseoir ensemble  Vend. 5  : lune nouvelle Vend. 19 : pleine lune

Pour nous rejoindre : https://framadate.org/JKxvEBHsp1ga8J7k

Sommaire :

Pratique et intention – Norman Fischer

Ouvrir nos cœurs et rencontrer la douleurC. Feldman

Hana Matsuri, Naissance du Bouddha

Un nouveau site pour La Demeure sans Limites

En vrac

Faire le vœu avec tous les êtres : les gathas

llustrations :  En une : urbansketschersnewzealand.  Autres  : Yvon , La Demeure sans Limites, theosophy watch, Lion’s Roar

kanzeon-printemps preparationjardin

 

En vrac

kannon petiteLes 7 et 14 avril, Sagesses Bouddhistes sera consacré à « Interdépendance et droit du vivant », avec le Docteur Yvan Beck.

Vétérinaire bruxellois et bouddhiste, Yvan est très engagé sur ces deux sujets. Il a ainsi créé une association, Planète-Vie (http://planetevie.be), qui œuvre notamment à faire reconnaître les animaux comme êtres sensibles dans le droit belge et a organisé en 2016 un grand symposium sur l’Interdépendance à Bruxelles, avec Matthieu Ricard, Jane Goodall, Olivier De Schutter et de nombreux experts du vivant.

Il a aussi été le conseiller scientifique du film « LoveMEATender » (infos sur le site de Planète-Vie), consacré à la filière de la viande. (Pour la petite histoire, à la fin du tournage, toute l’équipe technique était devenue végétarienne…).

Info offerte par Françoise

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kannon petite

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Vous aimez les belles photos, les poèmes japonais, les beaux livres ?

Misuzu Kaneko, poétesse du début du 20ème siècle est devenue une « classique » au japon. Poèmes inclassables, images rares…
Appréciez-la à travers ce beau livre, qui donne aussi sa biographie, et le récit d’une française partie sur ses traces au japon.
Une biographie : https://www.youtube.com/watch?v=vYJbfmPqTkc

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kannon petite

Au bout d’une brève montée, au bord d’un sentier de la Charousse…
Soudain trois beautés me sont apparues… Deux pins qui s’enlaçaient et un peu plus loin, un noisetier, par le vent, tout incliné…
Et d’un pin, vers lui tendues, deux grandes branches le bordaient…
Je fais le vœu avec tous les êtres de tendre mes mains vers tous ceux qui ont besoin.

En regardant Michel dehors avec son beau bouc…
Je fais le vœu avec tous les êtres d’accepter le temps de chacun et de savoir jouer…

En sentant les délicieux parfums dans la maison de Charousse,
et en goûtant les mets exquis de Coline,
Je fais vœu avec tous les êtres que chaque affamé soit rassasié.
J’offre avec gratitude mes peines, pour qu’elles se transforment en ailes pour m’envoler…

Gina

Faire le voeu avec tous les êtres : les gathas

Les gathas sont de courts poèmes, qui nous offrent l’occasion de dédier nos gestes quotidiens à tous les êtres.
Ils nous aident à nous rappeler qu’à chaque instant nous sommes reliés à tout l’univers, et que chacun de nos gestes, aussi simple soit-il, retenti à travers le monde… rien de spécial, et pourtant la compassion s’exprime à chaque instant.

Pour en lire davantage :    https://frama.link/pratiquer-gathas
et pour essayer :  https://padlet.com/lulena_zen/lavieengathas

Q Spirit W H McNicholsEn caressant mon chat,
Je fais vœu avec tous les êtres
D’apporter de la douceur dans le monde.

En allumant mon ordinateur,
Je fais vœu avec tous les êtres
De me rappeler que nous sommes tous reliés.

En grattant le pare-brise de ma voiture,
Je fais vœu avec tous les êtres
De décoller tout ce qui s’accroche en moi.
Anne

Quand je n’arrive pas à trouver le sommeil,
je fais le vœu, avec tous les êtres,
d’avoir toujours de la gratitude pour les situations
qui me permettent de cultiver la patience.
Guillaume

Devant le premier lever de soleil de l’année
Je fais le vœu de sourire à la vie
Avec tous les êtres.
Martine

Gatha du nouvel an

« Dans un monastère Bouddhiste, au bout du chemin où les moines s’exercent à la méditation marchée, on a gravé sur une grosse pierre cinq caractères qui signifient « chaque pas fait lever un vent frais ».

Thich Nhat Hanh- Guide de la méditation marchée.

Sur le chemin du nouvel an
Je fais vœu avec tous les êtres
De laisser lever le vent frais à chaque pas

Gatha des oiseaux
Remplissant de graines la mangeoire à oiseaux,
Je fais vœu avec tous les êtres
D’être source de réconfort en toutes circonstances
Yvon

keliauksumanimi

Gatha du ménage
Lavant le sol de ma maison à l’eau claire,
je fais vœu avec tous les êtres
de purifier ma maison intérieure en cultivant ma capacité d’éveil

Gatha de la boite aux lettres
Quand j’ouvre ma boite aux lettres,
je fais vœu avec tous les êtres
d’accueillir ce que je reçois avec joie

Gatha de la nature
Quand j’étends le linge dehors, au soleil,
je fais vœu avec tous les êtres
d’offrir ma gratitude à la nature pour ses bienfaits

Gatha des essuie-glaces
Quand je fais fonctionner mes essuie-glaces,
je fais le vœu avec tous les êtres de regarder la réalité au-delà de ce que je vois

The Buddhist Library

Gatha de zazen
Quand je m’assois sur mon coussin,
je fais vœu avec tous les êtres
de ne rien attendre

Gatha de la lessive

Quand je nettoie les taches sur le linge,
je fais voeu avec tous les êtres
de sortir de l’illusion que la vie est sans taches
Laurence

8 Avril : Hana Matsuri, Fête des fleurs et naissance du Bouddha

Tous les ans, le 8 avril est célébré comme étant le jour de la naissance du Bouddha Shâkyamuni.                 

Cette fête historique est appelée Hana Matsuri (littéralement la fête des fleurs), également connue sous le nom de Kanbutsue. Selon une ancienne légende, Bouddha se serait écrié au moment de sa naissance : « Le ciel, la terre et moi formons un seul et même être ».

Ainsi, durant Hana Matsuri, un petit pavillon décoré et fleuri est préparé dans chaque temple au Japon, puis on y place une statue du bébé Bouddha pointant un doigt vers le ciel et un doigt vers la terre.Les fidèles se recueillent au pied de ces statuettes et arrosent le Bouddha avec un thé sucré nommé amacha, obtenu avec des feuilles d’hortensia japonais écrasées.

Pendant le Hana Matsuri, des cortèges passent dans les rues décorées et des hommes portent  des structures fleuries représentant des images de Bouddha. Tout comme les festivals de printemps, cette fête est aussi l’occasion de prier pour écarter les démons et pour obtenir de bonnes récoltes.

Comme tous les ans, vous pourrez assister à cette Fête à La Demeure sans Limites !

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